Jérusalem et le Kotel
Au coeur de la terre, une ville ; au coeur de la ville, une montagne ; au pied de la montagne, un mur. Jérusalem et le Kotel concentrent toute l'histoire et toute l'espérance d'Israël.
Jérusalem, la ville choisie
Ce n'est pas Avraham ni Moché qui ont fait de Jérusalem la capitale : c'est le roi David qui l'a conquise et unifiée, il y a trois mille ans, et son fils Chlomo qui y a bâti le Beth Hamikdash sur le mont Moria (là même où Avraham avait lié Its'hak). Depuis, Jérusalem est le coeur battant du peuple juif : la ville de la royauté, du Temple, de la prophétie. « De Sion sortira la Torah, et la parole de D.ieu de Jérusalem » (Yechayahou 2, 3).
Le Kotel : ce qui reste, et ce qui demeure
Le Kotel (le Mur occidental) est le vestige du mur de soutènement de l'esplanade du Second Temple, détruit en l'an 70. Nos Sages enseignent que « la Présence divine n'a jamais quitté le mur occidental » (Midrach) : c'est le lieu le plus proche de l'emplacement du Saint des saints où l'on peut prier. Depuis deux mille ans, les Juifs y viennent prier et pleurer Jérusalem : on l'a longtemps appelé le « mur des lamentations ». Aujourd'hui, il est de nouveau accessible, et des millions de prières et de billets glissés entre ses pierres y montent vers le Ciel.
Une ville jamais oubliée
Voici ce qui est unique : pendant deux mille ans d'exil, dispersés sur trois continents, les Juifs n'ont JAMAIS oublié Jérusalem. Ils s'y tournaient pour prier, la nommaient à chaque mariage, en rêvaient dans les ghettos et les mellahs. Aucun autre peuple n'a gardé vivant, deux millénaires durant, le lien à une ville qu'il ne possédait plus. Cette fidélité inouïe est l'une des clés du retour que nous verrons bientôt.
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