Les mitsvot que seule la terre porte
Certaines mitsvot de la Torah ne peuvent s'accomplir nulle part ailleurs qu'en Erets Israël. Elles révèlent que la terre elle-même est sainte, et que la vie juive y prend une dimension supplémentaire.
Une terre qui a ses commandements
La Torah confie à la terre d'Israël des mitsvot qu'aucune autre terre ne porte, les mitsvot hatelouyot baaretz (les commandements liés à la terre). Elles montrent qu'Erets Israël n'est pas un sol ordinaire : la sainteté s'y exprime jusque dans l'agriculture. Les principales :
- La chemita : tous les sept ans, la terre se repose : on ne la cultive pas, les récoltes deviennent libres pour tous. Une « année sabbatique » pour la terre elle-même (Vayikra 25) : un acte de confiance immense en D.ieu.
- Les teroumot et maasrot : les prélèvements (dîmes) sur les récoltes, pour les Cohanim, les Lévites et les pauvres.
- La orla : on ne consomme pas les fruits d'un arbre pendant ses trois premières années.
- Le yovel (jubilé) : tous les cinquante ans, les terres retournent à leurs familles d'origine, les esclaves sont libérés : une remise à zéro sociale unique au monde.
Vivre en terre d'Israël : une mitsva ?
Habiter Erets Israël est en soi une valeur immense dans la tradition. Le Ramban la compte parmi les mitsvot ; nos Sages enseignent que « celui qui marche quatre coudées en terre d'Israël a part au monde futur » (Ketoubot 111a), et que « mieux vaut habiter en Erets Israël dans une ville majoritairement non juive que hors de la terre dans une ville juive » (dans certaines conditions). L'aspiration à y vivre (l'aliya) traverse toute l'histoire juive.
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