L'exil et le retour
Deux mille ans loin de la terre, et pourtant jamais séparé d'elle. L'histoire de l'exil et du retour est celle d'une fidélité inouïe, et de prophéties qui s'accomplissent sous nos yeux.
La longue nuit de l'exil
Après la destruction du Second Temple (an 70) et l'échec de la révolte de Bar Kokhba, le peuple juif est dispersé à travers le monde pour près de deux mille ans : le galout. De Babylone à l'Espagne, du Maghreb à la Pologne, les communautés vivent, étudient, prient, mais toujours tournées vers Sion. « Sur les fleuves de Babel, nous pleurions en pensant à Sion » (Tehilim 137) : ce chant traverse tout l'exil.
Une espérance jamais éteinte
Voici l'inouï : pendant vingt siècles, sans terre ni État, le peuple juif n'a jamais cessé d'espérer le retour. Chaque jour, dans la Amida : « Fais sonner le grand chofar de notre liberté... et rassemble-nous des quatre coins de la terre ». Chaque Pessah : « L'an prochain à Jérusalem ». Des Juifs sont toujours revenus vivre et mourir en terre sainte, à Tséfat, à Jérusalem, à Tibériade, à Hébron : les « quatre villes saintes » n'ont jamais été totalement vides de présence juive.
Le retour, sous nos yeux
À partir du XIXe siècle, puis surtout après la Shoah, l'impensable se produit : les Juifs reviennent en masse (l'aliya). La terre désolée refleurit, l'hébreu, langue de prière, redevient une langue parlée dans la rue, et en 1948, après presque deux mille ans, une souveraineté juive renaît sur la terre des Patriarches. Des communautés entières remontent (l'immense exode juif des pays arabes, les Juifs d'Éthiopie, d'URSS...) : le « rassemblement des exilés » que le peuple priait depuis vingt siècles commence à s'accomplir.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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