Thèmes Création de l'État d'Israël

À savoir
La proclamation de l'État d'Israël : un tournant historique
Le 5 Iyar 5708, soit le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclamait officiellement la naissance de l'État d'Israël à Tel Aviv, dans la maison Dizengoff sur le boulevard Rothschild. Cette déclaration d'indépendance, lue quelques heures avant la fin du Mandat britannique, marquait l'aboutissement du mouvement sioniste fondé par Binyamin Zeev Herzl et constituait l'un des événements les plus décisifs de l'histoire juive moderne.
Le contexte international et les oppositions
La création de l'État d'Israël ne s'est pas faite sans résistance. Au sein du gouvernement américain du président Harry Truman, un débat profond opposait les partisans de la reconnaissance, menés par Clark Clifford, aux opposants conduits par le secrétaire d'État George Marshall. Ce dernier menaça même de démissionner si Truman reconnaissait le nouvel État. Les intérêts pétroliers, les relations avec le monde arabe et, selon plusieurs témoignages historiques, des motivations antisémites animaient les adversaires de la reconnaissance.
Le soutien déterminant du président Truman
C'est finalement Eddie Jacobson, ami et ancien associé de Truman, qui joua un rôle décisif en convainquant le président de rencontrer Chaïm Weizmann. Malgré les pressions contraires, Truman accorda sa reconnaissance au nouvel État quelques minutes après la proclamation, conformément à la résolution de partage de l'Assemblée générale des Nations Unies du 29 novembre 1947.
Une date ancrée dans la tradition juive
Depuis lors, l'État d'Israël célèbre chaque année Yom Ha'Atsmaout (le Jour de l'Indépendance) le 5 Iyar du calendrier hébraïque, ou à une date voisine afin d'éviter toute atteinte au Chabbat. Cette fête nationale est devenue une étape du calendrier juif annuel, intégrée aux réflexions halakhiques sur la prière, le Hallel et les actions de grâces.
L'héritage de Herzl et du sionisme
La proclamation s'inscrivait dans la lignée directe de la vision de Herzl, père du sionisme moderne, qui avait prédit dans ses écrits la naissance d'un État juif souverain. Le portrait de Herzl ornait d'ailleurs la salle lors de la cérémonie historique, symbole d'une continuité entre le rêve et sa réalisation, après des siècles d'exil du peuple juif hors de sa terre ancestrale.

