Thèmes Lois de Hol Hamoed : questions-réponses pratiques

Ordre des prieres pendant hol hamoed
Réponse
Durant les jours de Hol Hamoed, on prie Cha'harit, Min'ha et Arvit comme les jours de semaine, et on ajoute Yaale Véyavo dans la bénédiction de la Avoda. Si l’on a oublié de dire Yaale Véyavo et que l’on s’en souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem », avant de conclure la bénédiction « hamakhazir… », on dira à cet endroit « Lamdeni 'houkecha », puis on reprendra « Retse… », Yaale Véyavo et « Ata berakhamékha… ». Si l’on a déjà conclu « hamakhazir… », on dira Yaale Véyavo avant « Modim », puis on poursuivra avec « Modim ». Si l’on a déjà dit le mot « Modim », ou si l’on s’en souvient dans les bénédictions suivantes, il faut revenir à « Retse ». Si l’on a terminé le second « Yihyou leratson », même si l’on n’a pas encore reculé les pieds, il faut reprendre la Amida depuis le début. Il n’y a pas de différence à ce sujet entre Cha'harit, Min'ha et Arvit.
Réponse
On récite la prière de Moussaf pendant Hol Hamoed, en disant « Et yom mikra kodesh hazé ». Lors du Yom Tov, on dit « Et yom tov mikra kodesh hazé ». On prie Moussaf comme lors du premier jour de Yom Tov. Si, pendant Hol Hamoed, on a dit par erreur « Et yom tov mikra kodesh hazé », on ne fait pas recommencer la prière.
Réponse
Lors de Yom Tov et de Hol Hamoed, on mentionne Yaale Véyavo dans le Birkat Hamazon. Si on a oublié de le dire, on ne recommence pas, sauf pour la nuit du premier Yom Tov de Pessah, et la nuit du Yom Tov de Souccot.
Réponse
Durant Hol Hamoed de Pessah, ainsi que le dernier jour de la fête, on récite le Halel sans bénédiction et de façon abrégée. Tel est l’usage en Israël et dans ses environs.
Réponse
La nuit du dernier Yom Tov, on fait le Kiddouch sur le vin, mais on ne dit pas la bénédiction Shehecheyanu, car ce n’est pas une fête indépendante. On mentionne dans la prière et dans le Kiddouch « Zeman 'Herouténou ».
Réponse
Le Chabbat de Hol Hamoed, on prie Arvit comme un Chabbat ordinaire, en ajoutant Yaale Véyavo dans « Retse ». Il en est de même pour Cha'harit. On récite Moussaf comme un jour de fête, en disant « Et yom mikra kodesh hazé », et on conclut : « Mekadesh hachabbat véIsraël véhazemanim ». Chez les Ashkénazes, il est d’usage de lire le Chir Hachirim le matin du Chabbat de Hol Hamoed Pessah avant la lecture de la Torah. Selon le Rama, on ne fait pas de bénédiction sur cette lecture. Selon le Gaon de Vilna, il faut dire la bénédiction « Asher kidchanou bemitsvotav vetsivanou al mikra meguila ». Les Séfarades n’ont pas l’usage de lire le Chir Hachirim le matin du Chabbat de Hol Hamoed, et a fortiori, ils ne doivent pas réciter de bénédiction sur cette lecture. Un officiant séfarade ne doit pas réciter la bénédiction sur cette lecture dans une synagogue ashkénaze.
Réponse
Si quelqu'un se trompe pendant la tefila de Hol Hamoed et récite la tefila d'un jour de fête (Yom Tov), il n'est pas quitte de son obligation et doit recommencer la Amida en incluant Yaalé Veyavo.
Lois de Hol Hamoed
Réponse
Les jours compris entre le premier et le septième jour de Pessah, ainsi que ceux entre le premier jour de Soukot et Chemini Atseret, sont appelés Hol Hamoed. Dans la Torah, ils sont désignés comme "mikraé kodesh". Nous les mentionnons également dans la tefila de Moussaf. Tous ces jours sont interdits à la réalisation de travaux. Il convient aussi d’honorer les jours de Hol Hamoed en portant des vêtements propres. Il s’agit d’une mitsva positive de la Torah de se réjouir pendant Hol Hamoed, en mangeant de la viande et en buvant du vin, et en réjouissant les femmes avec des vêtements colorés et des bijoux. Il faut également honorer ces jours par la nourriture et la boisson. A priori, il est bon de manger du pain lors du repas du soir et du repas du jour de Hol Hamoed.
Réponse
Il est une mitsva de multiplier l’étude de la Torah pendant Hol Hamoed, car les préceptes de Hachem réjouissent le cœur. Il est interdit d’y accomplir des travaux, afin que ces jours ne soient pas comme des jours profanes sans aucune sainteté.
Réponse
Certains estiment que l’interdiction de faire des travaux pendant Hol Hamoed est d’ordre toranique, tandis que d’autres pensent qu’elle est d’ordre rabbinique. Il existe aussi une opinion intermédiaire : l’interdiction principale est d’ordre toranique lorsqu’il ne s’agit pas d’un besoin du moed ni d’un cas de perte, mais si le travail est nécessaire pour le moed, il est permis même par un professionnel, et en cas de perte, il est permis même avec un effort important ; cependant, les Sages ont interdit certains de ces travaux, comme cela sera expliqué plus loin. En pratique, puisque de nombreux décisionnaires affirment explicitement que l’interdiction de travailler pendant Hol Hamoed n’est que d’ordre rabbinique, et que telle est l’opinion de Maran du Choulhan Aroukh, on peut s’appuyer sur eux pour être indulgent dans les cas relevant d’un interdit rabbinique, en cas de divergence d’opinions entre les décisionnaires ou dans des cas similaires, conformément à la règle que dans un doute rabbinique, on est indulgent.
Réponse
Sache que l’interdiction de parcourir au-delà des limites du techoum, même jusqu’à douze milles, ne s’applique pas pendant Hol Hamoed. De même, l’interdiction de transporter d’un domaine à un autre n’est pas en vigueur pendant Hol Hamoed.
Réponse
L’interdiction de faire cesser le travail de son animal ne s’applique pas pendant Hol Hamoed, et il n’y a pas non plus d’interdiction de "mehamer" (faire transporter une charge par un animal) pendant Hol Hamoed.
Réponse
Il est rapporté dans le Yerouchalmi que Rabbi Aba bar Mamel disait : "Si j’avais quelqu’un pour me soutenir, j’aurais permis de faire des travaux pendant Hol Hamoed, car l’interdiction n’a été instaurée que pour que l’on mange, boive et s’occupe de la Torah, or ils mangent, boivent et se comportent avec légèreté." Il en ressort qu’il existe une grande interdiction de frivolité et de légèreté pendant Hol Hamoed, encore plus que celle de faire des travaux, car toute l’intention de la Torah en instituant les fêtes est de s’attacher à Hachem par Sa Torah et Ses mitsvot.
Lois de la coupe des cheveux et des ongles pendant Hol Hamoed
Réponse
Il est une mitsva de se couper les cheveux et de se raser la veille de Yom Tov, en l'honneur de la fête, afin de ne pas entrer dans la fête en étant négligé par ses cheveux. Il est interdit de se raser pendant Hol Hamoed, que ce soit la tête ou tout autre poil du corps, même si l'on a été empêché de se raser la veille de Yom Tov.
Réponse
Il est permis de couper la moustache pendant Hol Hamoed, même si elle ne gêne pas la consommation des aliments.
Réponse
Même si l'on s'est rasé la barbe la veille de Yom Tov, il reste interdit de se raser à nouveau pendant Hol Hamoed, même si l'on a l'habitude de se raser tous les deux ou trois jours. Certains permettent à celui qui s'est rasé la veille de Yom Tov de se raser pendant Hol Hamoed par l'intermédiaire d'un ouvrier pauvre qui n'a rien à manger, mais la majorité des décisionnaires s'y sont opposés et ont convenu d'interdire cela.
Réponse
Celui qui sort de prison pendant Hol Hamoed a le droit de se couper les cheveux et de se raser, même s'il était détenu par des Juifs qui lui avaient permis de se raser la veille de Yom Tov. Il en va de même pour celui qui revient d'un voyage à l'étranger et qui n'était pas dans une localité habitée avant la fête. Il n'est pas nécessaire que ce soit un pays lointain ; toute personne venant de l'extérieur de la ville est considérée comme venant de l'étranger à ce sujet. Même s'il est arrivé en ville la veille de Yom Tov mais n'a pas eu le temps de se couper les cheveux, il lui est permis de le faire pendant Hol Hamoed. Tous ces cas doivent se faire discrètement et non en public, et il est permis de se faire couper les cheveux par un Juif, sans avoir à chercher un non-Juif.
Réponse
Un endeuillé pour son père ou sa mère, dont les trente jours de deuil se terminent pendant Hol Hamoed et à qui l'on a fait des reproches, a le droit de se couper les cheveux pendant Hol Hamoed, que ce soit pendant Hol Hamoed de Pessah ou de Souccot.
Réponse
Il est permis de se laver, de se peigner et de se shampouiner la tête pendant Hol Hamoed, sans craindre la chute de quelques cheveux.
Réponse
Il est permis à un enfant de se raser pendant Hol Hamoed. Certains estiment que cela n'est permis que s'il a beaucoup de cheveux et qu'il en souffre. D'autres pensent que c'est permis dans tous les cas, car il n'est pas soumis aux obligations des mitsvot.

