Inaugurer et faire rayonner sa maison
Un nouveau foyer s'inaugure : la hanoukat habayit. Et une maison installée continue de s'élever : tsedaka, paix, beauté des mitsvot. Dernier chapitre : couronner le petit sanctuaire.
La hanoukat habayit : inaugurer
Comme le Beth Hamikdash eut son inauguration (hanouka !), la maison juive a la sienne : la hanoukat habayit. Rien d'obligatoire au sens strict, mais un usage aimé et chargé de sens : consacrer les murs avant que la routine ne s'y installe. Le programme classique :
- La pose des mezouzot (chapitre 2) : l'acte fondateur, avec sa bénédiction : c'est LE moment halakhique de l'inauguration.
- Une séouda ou collation réunissant famille, amis, et si possible un rav : avec des paroles de Torah dites en l'honneur de la maison (c'est ce qui transforme le pot de crémaillère en séoudat mitsva).
- Des Tehilim et prières : les psaumes d'usage (30 : « Mizmor chir hanoukat habayit » : littéralement « chant d'inauguration de la maison » ; 121, 127 : « Si Hachem ne bâtit la maison... ») et une prière pour que ce foyer connaisse santé, paix et abondance.
- Premiers gestes symboliques : y faire entrer d'abord le pain et le sel (l'abondance et l'alliance), y étudier, y donner une première tsedaka : ouvrir la maison par ce qui la définira.
Faire rayonner : les marques d'une maison élevée
- La boîte de tsedaka : visible, utilisée (les pièces du vendredi avant l'allumage) : une maison qui donne attire la bénédiction : c'est la « mezouza du portefeuille ».
- La parole gardée : une table sans lachon hara (formation Midot) : la Chekhina fuit les maisons où l'on déchire les absents.
- Le hiddour mitsva : embellir les mitsvot : de beaux chandeliers, une boîte à Havdala, une housse de halot brodée : « Voici mon D.ieu et je L'embellirai » (Chemot 15, 2) : la beauté au service du Ciel éduque les yeux des enfants.
- Les murs qui parlent : la birkat habayit à l'entrée, une image de Jérusalem (et le zekher lahourban : l'usage de laisser un pan de mur inachevé en souvenir du Temple : la joie juive garde toujours une fenêtre ouverte vers Jérusalem).
Le mot de la fin
« Si Hachem ne bâtit la maison, en vain peinent ses bâtisseurs » (Tehilim 127, 1). Vous avez posé les mezouzot, rangé le kodech au-dessus, dressé la table, ouvert la porte aux invités : les murs sont devenus un sanctuaire. Il ne manque que la routine sainte qui fait vivre le lieu : le Chabbat, les berakhot, l'étude, la paix : c'est-à-dire toutes les autres formations de ce site. Votre maison est prête : qu'elle soit un bayit neeman beIsrael, une maison fidèle en Israël.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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