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Guides Étudier la Torah
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Chapitre 1/7

Pourquoi étudier la Torah ?

L'étude n'est pas un loisir intellectuel réservé aux érudits : c'est la mitsva centrale du judaïsme, ouverte à tous. Ce premier chapitre explique pourquoi, et désamorce les complexes du débutant.

La mitsva qui équivaut à toutes

« Voici les choses dont l'homme mange les fruits dans ce monde et dont le capital demeure pour le monde futur... et l'étude de la Torah équivaut à toutes » (Michna Péa 1, 1, récitée chaque matin). Pourquoi ce statut unique ? Parce que l'étude mène à tout le reste : on ne peut accomplir ce qu'on ignore. Mais aussi parce qu'étudier, c'est rencontrer la pensée divine elle-même : quand un Juif étudie, enseignent nos Sages, la Chekhina étudie face à lui.

Je ne quitterai pour rien au monde mon étude
Vidéo Je ne quitterai pour rien au monde mon étude Yonathan Razel connu pour sa merveilleuse composition musicale "Véhi Shé'amda", nous entraine avec son nouveau clip dans son Bèt Hamidrach qu'il a du mal à quitter. Voir sur UniversTorah

Une obligation pour chacun, pas une option d'élite

Le Rambam est catégorique (Hilkhot Talmud Torah 1, 8) : « Tout homme d'Israël est tenu d'étudier la Torah : pauvre ou riche, en bonne santé ou souffrant, jeune ou vieillard affaibli. » L'obligation se mesure à VOS moyens : le Choulhan Aroukh demande de fixer un temps d'étude le jour et la nuit, ne serait-ce qu'un chapitre le matin et un le soir. Ce qui compte : la fixité (kviout), pas le volume.

Et les femmes ? Les femmes ne sont pas soumises a la meme obligation formelle, mais l'etude des lois qui les concernent (Chabbat, cacheroute, berakhot, purete familiale...) leur incombe pleinement, et l'etude du sens (pensee juive, Moussar, Tanakh) leur est ouverte et chaleureusement encouragee. Les grandes figures feminines de l'etude ne manquent pas, hier comme aujourd'hui.

Les complexes du débutant (et pourquoi les jeter)

  • « Je pars de trop loin » : Rabbi Akiva a commencé l'alphabet à 40 ans et est devenu le maître de sa génération. Le point de départ n'a jamais disqualifié personne.
  • « Je n'ai pas le temps » : dix minutes fixes valent mieux que trois heures theoriques. Le Hafets Haim comparait les petites pieces d'etude aux economies qui font les fortunes.
  • « C'est en hébreu / araméen » : tout l'essentiel existe aujourd'hui traduit et commenté en français. La langue s'acquiert EN étudiant, pas avant.
  • « J'oublie tout » : le Talmud compare l'étude à l'eau sur un tissu : même ce qui semble oublié transforme. Et la révision est elle-même une méthode (chapitre 6).
Des maintenant Avant meme de choisir un programme, fixez le CRENEAU : 15 minutes, meme heure, meme lieu, chaque jour. Le contenu se decidera au chapitre 7 ; le rendez-vous, lui, commence cette semaine.

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