Vivre confiant au quotidien
Angoisse, argent, santé, décisions : le dernier chapitre applique emouna et bitahon aux terrains où ils se jouent vraiment. La sérénité juive n'est pas un tempérament : c'est une pratique.
L'angoisse : la traiter en croyant (et en adulte)
« L'inquiétude dans le coeur de l'homme, qu'il la fasse plier » (Michlei 12, 25) : le bitahon est l'anti-angoisse structurel : le futur n'est pas entre les mains du hasard mais d'un Père. Pratiques éprouvées : ramener l'esprit au PRÉSENT (l'angoisse vit toujours dans un futur imaginaire ; la mitsva, elle, vit maintenant), les Tehilim des moments sombres (23, 121, 130), la phrase du Hazon Ich aux anxieux : « le passé est pardonné, le futur est entre Ses mains, il ne reste que le présent : et le présent, tu peux le porter ».
L'argent : le terrain d'entraînement n° 1
La parnassa est le lieu où le bitahon se teste chaque jour : les principes du chapitre 3 y deviennent des règles de vie : un travail honnête SANS enfreindre Chabbat ni l'éthique (le décret de Roch Hachana ne s'augmente pas en trichant), la tsedaka régulière comme acte de confiance suprême (donner alors qu'on craint de manquer : « testez-Moi sur cela », dit D.ieu, Malakhi 3, 10 : l'unique domaine où éprouver D.ieu est permis !), et le duo veille/lâcher : faire sa part le jour, dormir la nuit.
Les décisions : choisir avec Lui
Face aux carrefours (métier, ville, mariage, école des enfants) : la méthode juive : 1) la hichtadlout d'information (se renseigner sérieusement) ; 2) le conseil (« la délivrance est dans l'abondance de conseil », Michlei 11, 14 : un rav, des sages, pas la rue) ; 3) la prière pour être guidé (la « tefilat haderekh » des décisions : demander que Hachem oriente) ; 4) décider, puis NE PAS ressasser : une fois la décision prise avec droiture, ce qui en sort est Sa réponse : « Confie tes actes à Hachem, et tes projets s'affermiront » (Michlei 16, 3).
Le mot de la fin : le verset à emporter
S'il ne fallait garder qu'une ligne de toute cette formation : « Barokh haguever acher yivtah baHachem : béni est l'homme qui place sa confiance en Hachem : il sera comme un arbre planté près de l'eau : l'année de sécheresse, il ne cesse pas de porter du fruit » (Yirmiyahou 17, 7-8). La sécheresse viendra parfois : c'est la vie. Mais l'arbre du bitahon a les racines ailleurs que dans la météo. Toutes les formations de ce site plantent cet arbre : celle-ci arrose les racines.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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