Thèmes Lois de Soucca : questions-réponses pratiques

Lois de la Soucca
Réponse
La Torah ordonne : « Vous résiderez dans des souka pendant sept jours », car Hachem a fait résider les enfants d’Israël dans des souka. Il s’agit des nuées de gloire qui les entouraient pour les protéger de la chaleur et du soleil. Le Tour explique que la raison pour laquelle la mitsva de la souka a été fixée au mois de Tichri, et non au mois de Nissan, qui est la période de la sortie d’Égypte, est que Nissan marque le début de l’été, période où il est habituel pour chacun de construire une souka pour l’ombre, et il ne serait donc pas évident que l’on accomplit cette action pour la mitsva du Créateur. C’est pourquoi Hachem a ordonné de faire la souka au septième mois, qui est le début de l’hiver, une période de fraîcheur et de pluies, où il est d’usage de quitter la souka pour retourner chez soi. Or, nous, nous quittons la maison pour aller dans la souka, et cela montre à tous que nous agissons ainsi pour accomplir la mitsva du Roi qui nous l’a ordonné.
Réponse
Ceux qui sont zélés dans l’accomplissement des mitsvot s’empressent de les réaliser. Ainsi, les personnes scrupuleuses commencent immédiatement la construction de la souka dès la sortie de Yom Kippour, afin de passer d’une mitsva à une autre et de progresser dans la sainteté.
Réponse
Il est préférable que chacun participe à la construction de la souka, car il est plus méritoire d’accomplir la mitsva soi-même que par l’intermédiaire d’un envoyé, ou au moins de poser soi-même le sekhakh. Si cela n’est pas possible, on fera tout par l’intermédiaire d’un envoyé, en lui disant explicitement qu’il est son envoyé pour la souka. Il convient de s’efforcer de réaliser au moins une partie de la souka, en particulier le sekhakh. On annule l’étude de la Torah pour la construction de la souka et du loulav. Il est également souhaitable que chacun ait une souka privée pour dormir et manger.
Réponse
Lorsqu’un Chabbat sépare Yom Kippour de la fête de Soukot, certains ont écrit qu’il serait obligatoire, selon la halakha, d’anticiper la construction de la souka avant Chabbat, et pas seulement par zèle dans l’accomplissement des mitsvot. Cependant, en pratique, puisqu’il ne s’agit que des préparatifs de la mitsva, et que la mitsva elle-même est de résider dans la souka et non de la construire, il n’est pas nécessaire de l’anticiper, si ce n’est par zèle dans l’accomplissement des mitsvot.
Réponse
Dans certains endroits, peu de personnes construisent une souka conforme à la halakha, tandis que la majorité ne le fait pas du tout. Certains, après la prière d’Arvit de la première nuit de la fête, entrent dans la souka de la cour de la synagogue, y écoutent le kiddouch et goûtent un peu de gâteau, même moins qu’un kazayit. En réalité, ils ignorent qu’il existe une mitsva positive de manger du pain dans la souka la première nuit de la fête. Leur comportement témoigne d’un manque de respect envers cette précieuse mitsva, d’autant plus qu’ils mangent et boivent hors de la souka pendant toute la fête, sans prêter attention au fait que cela va à l’encontre de la Torah. Il convient donc de faire des discours publics pour informer de l’importance de la mitsva de souka, et que chacun est tenu d’en construire une pour lui et sa famille, sur le toit de sa maison, car la hauteur des immeubles n’est généralement que de quatre ou cinq étages au maximum. Ceux qui habitent aux étages supérieurs montent toute l’année sans ressentir de fatigue, il n’y a donc pas de raison de ne pas monter sur le toit pour Soukot.
Réponse
La veille de Chabbat ou la veille de Yom Tov, il ne faut pas construire la souka à partir de la min’ha ketana. Cependant, il est permis de la construire après la mi-journée. Si l’on a tardé à construire la souka et que la veille de Soukot est arrivée, même si elle tombe un vendredi, il est permis a posteriori de la construire après la min’ha ketana afin de pouvoir accomplir la mitsva de souka, mais il faudra veiller à ne pas transgresser l’interdit de mélakha pendant Chabbat.
Soucca sous un arbre ou un toit
Réponse
Il convient d'avertir le public de veiller à ne pas construire la souka sous une avancée de toit ou une terrasse, même si le toit de la terrasse est très élevé, car une telle souka est absolument invalide.
Réponse
Le sekhakh doit être détaché du sol. Ainsi, si l'on fait sa souka sous un arbre qui est rattaché à la terre, la souka est invalide. Si l'on coupe l'arbre pour l'utiliser comme sekhakh, cela est valide, à condition de secouer chaque branche individuellement, en la soulevant puis en la reposant, et de répéter l'opération pour chaque branche. Sinon, la souka est invalide à cause du principe de « taassé vélo min haassouï ».
Réponse
Dans le cas d'une terrasse comportant trois parois, où l'on souhaite y installer une souka, mais qu'une partie seulement de la souka, environ cinq tefahim, se trouve sous le ciel, tandis que deux tefahim sont sous un toit, ce qui ne permet pas d'obtenir une souka valide, il est possible de la rendre conforme en ajoutant une quatrième paroi près de l'entrée de la maison, placée à côté des deux tefahim sous le toit. Ainsi, la souka atteindra la mesure requise de sept tefahim. Le toit, qui constitue un sekhakh invalide, ne disqualifie pas la souka tant qu'il n'y a pas au moins quatre tefahim de sekhakh invalide dans la souka ; en deçà de cette mesure, la souka reste valide et il est permis d'y dormir. La hauteur de la quatrième paroi doit simplement atteindre le sekhakh, ce qui montre que la partie du toit située au-delà de cette paroi (côté maison) ne s'ajoute pas à l'autre partie du toit.
Réponse
Il est permis de construire une souka sous un élément rattaché au sol ou sous une maison, d'y placer un sekhakh valide, puis de retirer le toit par la suite, de sorte que le sekhakh se retrouve sous le ciel. Cela n'est pas invalidé par le principe de « taassé vélo min haassouï », car le défaut ne concerne pas le sekhakh lui-même.
Réponse
Il est permis de construire la souka sous des toits mobiles conçus pour s'ouvrir et se fermer. Il est également permis de les fermer en cas de pluie puis de les rouvrir. Certains estiment qu'il faut ouvrir le toit avant de placer le sekhakh, afin d'éviter le problème de « taassé vélo min haassouï », tandis que d'autres ne sont pas de cet avis, et l'opinion principale suit ces derniers.
Réponse
Pour ceux qui construisent une souka sous des toits mobiles que l'on ouvre comme des portes ou comme une lucarne, avec des charnières au milieu, et que cette lucarne est alignée avec le sekhakh valide sur toute la longueur et la largeur, lorsqu'on l'ouvre, elle se trouve au-dessus du sekhakh, suspendue sur le côté au milieu de la souka. Il en résulte qu'au-dessus du sekhakh valide se trouve une paroi suspendue, constituée d'une planche de plus de quatre tefahim de large, mais placée sur le côté, en face du sekhakh valide. Certains émettent des réserves sur la validité d'une telle souka, mais l'opinion principale est qu'il n'y a pas lieu de douter, et cette souka est valide.
Réponse
Lorsque le sekakh de la souka est disposé de manière inclinée, la souka est valable.
Réponse
Si une souka possède au-dessus du sekakh un toit mobile en fer et en tôle, et que l’on a oublié de relever ce toit, puis que l’on a récité la bénédiction « Lechev basouka » alors que la souka était couverte par ce toit, si cela s’est produit la première nuit, il faut manger à nouveau un kazayit dans une souka valable. Ainsi, après avoir ouvert le toit, on recommencera la bénédiction et on mangera un kazayit. Pour les autres nuits, si l’on continue à manger, on recommencera la bénédiction, car celle récitée auparavant était une bénédiction en vain.
Réponse
Si l’on possède un toit mobile installé sur la souka pour se protéger de la pluie, et que l’on était en train de manger dans la souka, puis que l’on a fermé les portes du toit à cause de la pluie, et qu’après l’arrêt de la pluie on les a rouvertes pour continuer à manger, il n’est pas nécessaire de refaire la bénédiction « Lechev basouka », car au moment où l’on a récité la bénédiction initiale, on avait l’intention de couvrir toute la durée du repas.
Réponse
Si la pluie est tombée au milieu du repas et que l’on a recouvert la souka avec le toit, puis qu’après l’arrêt de la pluie on a retiré le toit, il n’est pas nécessaire de refaire la bénédiction « Lechev basouka », car en cas de doute concernant les bénédictions, on adopte une position indulgente.
Réponse
Une terrasse couverte de fines planches de bois fixées avec des clous, entre lesquelles il y a un espace, même minime, permettant à la pluie de passer, et qui est recouverte toute l’année d’un toit supérieur en amiante, où l’on dort et mange, et que l’on souhaite retirer le toit supérieur pour ne laisser que les planches comme sekakh pour la souka, cette souka n’est pas valable. Il faut donc retirer les clous des planches, puis secouer les planches spécifiquement pour la souka.
Réponse
Celui qui construit une souka pour la fête est exempt de mezouza, car la souka est une habitation temporaire.
Réponse
Lorsqu'un plafond en amiante a été retiré et que l'on a placé un sakh conforme pour la fête de Soukot, il n'est pas nécessaire d'enlever la mezouza et de la reposer après la fête, sous prétexte que la pièce serait dispensée de mezouza pendant les jours de la fête. Toutefois, s'il souhaite adopter une attitude rigoureuse et retirer la mezouza, il est bon qu'il la fasse vérifier par un maguiha pour s'assurer de sa validité, et lorsqu'il la reposera, il récitera la bénédiction correspondante.
Dormir sous un lit dans la Soucca
Réponse
Celui qui dort sous un lit dans la souka, si le lit a une hauteur de dix tefahim, n'est pas quitte de son obligation.

