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Thèmes Lois de Pikoua'h Néfech : questions-réponses pratiques

Pikoua'h Néfech, principe central de la Halakha : la sauvegarde de la vie humaine prime sur presque toutes les Mitsvot, selon la lecture de « il vivra par.

Pikoua'h Néfech
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Extinction de la bougie pour un malade

Est-il permis d'éteindre une lumière pendant Chabbat pour un malade en danger de mort qui ne peut pas être déplacé dans une autre pièce ?
Comment doit-on éteindre une lumière électrique pour un malade en danger de mort pendant Chabbat ?
Est-il préférable de déplacer une bougie hors de la pièce ou de l'éteindre pour un malade en danger de mort pendant Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'un malade en danger de mort est gêné par la lumière et ne peut pas être déplacé dans une autre pièce, il est permis d'éteindre la bougie ou la lumière électrique afin que ce malade, pour qui le sommeil est bénéfique, puisse dormir. Il faut cependant éteindre la bougie ou la lumière électrique d'une manière différente de celle utilisée en semaine, par exemple en éteignant la lumière électrique avec le coude et non avec la main. S'il est possible de déplacer la bougie hors de la pièce, il est préférable de transgresser l'interdit de déplacer un objet mouktsé plutôt que de transgresser l'interdit d'éteindre pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 278 - Extinction de la bougie pour un malade, Halakha 1)
Est-il permis d'allumer la lumière électrique pendant Chabbat pour un malade en danger de mort s'il n'y a pas d'autre moyen de le sauver ?
Que faut-il faire si une lumière est déjà allumée dans une autre pièce pour un malade en danger de mort pendant Chabbat ?
Peut-on déplacer un malade en danger de mort dans une autre pièce pendant Chabbat si cela ne retarde pas les soins nécessaires ?
Réponse

Si un malade en danger de mort a besoin que la lumière électrique soit allumée pour lui, et qu'il n'y a pas d'autre moyen de le sauver à cause de l'obscurité, il est permis d'allumer la lumière pendant Chabbat. Toutefois, si une lumière est déjà allumée dans une autre pièce et qu'il est possible de déplacer le malade dans cette pièce, il est préférable de le faire, sauf si ce déplacement risque de retarder les soins et de mettre sa vie en danger.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 278 - Extinction de la bougie pour un malade, Halakha 2)

Lois du malade en danger vital pendant Chabbat

Est-il permis de profaner le Chabbat pour sauver une vie en danger ?
Comment la Torah considère-t-elle la sauvegarde de la vie par rapport à l'observance du Chabbat ?
Que disent les Hakhamim sur celui qui hésite ou pose la question avant de profaner le Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Réponse

La sauvegarde de la vie prime sur le Chabbat, tout comme elle prime sur toutes les autres mitsvot. Comme il est dit dans la Torah : « Vous observerez Mes lois et Mes règles, que l’homme accomplira et vivra par elles. » Les Hakhamim ont enseigné : « et vivra par elles » – mais non qu’il meure par elles. Ainsi, il est une mitsva et un devoir pour chaque Juif de profaner le Chabbat pour toute personne malade dont la vie est en danger. Les Hakhamim ont dit que celui qui agit avec empressement pour profaner le Chabbat en cas de pikouah nefesh, même pour des mélakhot d’ordre toranique, est digne d’éloge ; celui qui demande l’avis d’un rabbin est blâmable, et celui qui pose la question est considéré comme un meurtrier. De plus, il a été enseigné que quiconque sauve une vie juive, c’est comme s’il avait sauvé un monde entier. Le Rambam a rejeté avec force l’opinion des hérétiques qui prétendent qu’il est interdit de profaner le Chabbat même en cas de pikouah nefesh, et il a cité le verset : « Je leur ai aussi donné des lois qui ne sont pas bonnes et des règles par lesquelles ils ne vivront pas », car les lois de la Torah ne sont que miséricorde et bonté dans le monde.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 110)
Est-il permis de consulter un rabbin avant de profaner le Chabbat pour sauver une vie ?
Pourquoi est-il interdit de retarder l'action en cas de pikouah nefesh pendant Chabbat ?
Réponse

Lorsqu’il est nécessaire de profaner le Chabbat pour sauver une vie, il est interdit de perdre du temps à demander l’avis d’un décisionnaire pour savoir s’il faut profaner le Chabbat. Les Hakhamim ont enseigné dans le Yérouchalmi que celui qui pose la question concernant un cas de pikouah nefesh est considéré comme un meurtrier.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 111)
Quel est le devoir d'un rabbin concernant l'enseignement sur la profanation du Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Réponse

Il est du devoir sacré de tout rabbin d’enseigner à ses auditeurs qu’il est obligatoire de profaner le Chabbat en cas de pikouah nefesh.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 112)
Que doit-on faire lorsqu'une femme commence à accoucher pendant Chabbat et qu'il y a un risque pour la vie ?
Est-il permis d'appeler une ambulance ou de conduire un malade à l'hôpital pendant Chabbat en cas de danger pour la vie ?
Y a-t-il une particularité à respecter lorsqu'il s'agit d'une femme qui accouche pendant Chabbat ?
Réponse

Par conséquent, lorsqu’une femme ressent les douleurs de l’accouchement pendant Chabbat, ou dans tout autre cas où il y a un risque pour la vie, il est une mitsva de se hâter d’emmener la femme qui accouche ou le malade à l’hôpital, ou d’appeler par téléphone une ambulance ou un autre véhicule pour les conduire immédiatement à l’hôpital. Pour la femme qui accouche, il faut faire avec un changement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 113)
Faut-il profaner le Chabbat si un médecin spécialiste demande de le faire pour soigner un malade en danger, même en cas de doute ?
Que faire si une personne se plaint d'une douleur au cœur pendant Chabbat et demande à être conduite à l'hôpital, même si elle n'est pas connue comme digne de confiance ?
Réponse

Si un médecin spécialiste exige que l’on profane le Chabbat pour soigner un malade, et qu’en ne le faisant pas, le malade serait en danger, même si le médecin s’exprime avec incertitude, il faut obéir au médecin, car même un doute de pikouah nefesh repousse le Chabbat. Ainsi, même en cas de doute sur le danger, il faut profaner le Chabbat. Par conséquent, si quelqu’un dit à son ami pendant Chabbat qu’il ressent une douleur au cœur et craint une crise cardiaque, et lui demande de le conduire à l’hôpital en voiture, même si cette personne n’est pas connue pour être digne de confiance et qu’aucun signe n’est visible sur son visage, et qu’il y a lieu de craindre qu’il mente, malgré tout, il s’agit au moins d’un doute, et même un doute de pikouah nefesh repousse le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 114)
Doit-on profaner le Chabbat pour un soin si l'on sait qu'il n'y a aucun risque immédiat et que le traitement peut attendre la fin du Chabbat sans danger ?
Réponse

En revanche, si l’on sait avec certitude qu’il n’y a aucun risque immédiat, et qu’il est possible d’effectuer le soin (qui implique une profanation du Chabbat) après la sortie du Chabbat, sans craindre une aggravation de la maladie, il faut attendre la fin du Chabbat, car ce cas ne relève pas du pikouah nefesh qui repousse le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 115)
Est-il permis à un malade en danger de refuser que l'on profane le Chabbat pour ses soins par piété ou rigueur personnelle ?
Que doit-on faire si un malade en danger refuse un traitement pendant Chabbat parce qu'il ne croit pas à son efficacité ?
Comment faut-il enseigner au public la priorité du pikuah nefesh sur les interdits du Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'un malade en danger est déclaré par le médecin comme nécessitant une profanation du Chabbat pour ses soins, il est interdit à ce malade de vouloir se montrer pieux ou de prendre sur lui des rigueurs pour éviter que l'on profane le Chabbat en sa faveur. Si le malade souhaite malgré tout adopter une telle rigueur, il faut lui expliquer que ce n'est pas une véritable forme de piété, mais une piété insensée. Il n'y a aucune vertu à agir ainsi, et au contraire, si un malheur devait survenir, il serait puni du Ciel pour cela. Il est une mitsva d'expliquer ces principes à tout le peuple d'Israël, de manière claire et réfléchie, par l'intermédiaire des rabbanim qui enseignent la halakha, afin que chacun sache qu'il n'existe rien qui prime sur le pikouah nefesh. Celui qui s'empresse de profaner le Chabbat pour un malade en danger recevra la bénédiction d'Hachem, tandis que celui qui s'abstient de se soigner pendant Chabbat à cause de l'interdit de profaner le Chabbat met sa vie en danger et commet une grave faute. Il est alors considéré comme un "hassid shoté" (un pieux insensé) qui refuse de se soigner à cause d'un interdit. À son sujet il est dit : "Et votre sang, j'en demanderai compte pour vos âmes". Il est obligatoire d'obéir aux instructions des médecins dès lors qu'ils affirment qu'une action empêchera un risque de danger. Si le malade n'est pas convaincu, on le contraint à accepter le traitement, dans tous les cas où les médecins disent qu'une certaine action empêchera un risque de danger, même si le malade ne considère pas ce remède comme éprouvé.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 116)
Faut-il faire techouva après avoir profané le Chabbat pour sauver une vie ?
Y a-t-il une différence entre un individu et une communauté concernant la nécessité de techouva après une profanation du Chabbat pour pikuah nefesh ?
Réponse

Celui qui a profané le Chabbat pour sauver une vie n'a pas besoin de faire techouva ni d'expiation pour avoir profané le Chabbat. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre un individu ou une communauté qui ont profané le Chabbat pour sauver une vie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 117)
Que se passe-t-il si l'on profane le Chabbat pour sauver une vie et qu'il s'avère ensuite que ce n'était pas nécessaire ?
Reçoit-on une récompense pour avoir voulu sauver une vie pendant Chabbat même si l'action s'est révélée inutile ?
Réponse

Celui qui a profané le Chabbat pour sauver une vie, et qu'il s'avère ensuite que ce n'était pas nécessaire, par exemple si l'état du malade s'est soudainement amélioré et qu'il n'était plus en danger, ou si le malade est décédé, ou si une autre personne a déjà accompli ce qui devait être fait, ou dans des cas similaires, a tout de même accompli une mitsva et recevra une récompense pour sa bonne intention d'avoir voulu sauver une vie juive.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 118)
Qui doit idéalement profaner le Chabbat pour soigner un malade en danger ?
Est-il permis à des femmes ou des enfants de profaner le Chabbat pour un malade en danger s'il n'y a pas d'hommes adultes présents ?
Réponse

Lorsqu'il est nécessaire de profaner le Chabbat pour un malade en danger, on s'efforce de ne pas le faire par l'intermédiaire d'un non-juif ou d'enfants, mais plutôt par des Juifs adultes et responsables. Cependant, si à ce moment-là il n'y a sur place que des femmes ou des enfants, on agit par leur intermédiaire, afin de ne pas retarder les soins et la guérison du malade en danger.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 119)
Est-il permis à d'autres de profaner le Chabbat pour un malade en danger même si celui-ci peut le faire lui-même ?
Si un malade en danger peut accomplir une action sans difficulté, d'autres peuvent-ils le faire à sa place pendant Chabbat ?
Réponse

Même si le malade est capable de s'occuper de lui-même et de profaner le Chabbat en cas de nécessité, il est tout de même permis à d'autres de profaner le Chabbat pour lui. Il en va de même si le malade peut agir sans contrainte : d'autres sont également autorisés à agir pour lui.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 120)
Dans le cas d'un malade sans danger, vaut-il mieux que le malade lui-même accomplisse l'acte médical permis pendant Chabbat plutôt qu'une autre personne ?
Existe-t-il une divergence d'opinion concernant la personne qui doit effectuer un acte médical permis pour un malade non en danger pendant Chabbat ?
Réponse

Dans le cas d'un malade qui n'est pas en danger, si le malade lui-même peut effectuer l'acte médical permis pendant Chabbat, même s'il s'agit d'une interdiction rabbinique (issour de rabbanan), certains estiment qu'il vaut mieux que ce soit le malade lui-même qui le fasse plutôt qu'une autre personne. D'autres ne sont pas de cet avis. Il est recommandé d'adopter la rigueur sur ce point.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 121)
Faut-il effectuer les actions nécessaires pour sauver un malade en danger pendant Chabbat d'une manière différente de l'habitude ?
Est-il permis de téléphoner normalement pendant Chabbat pour sauver une vie, ou faut-il utiliser un changement comme le coude ?
Dans le cas d'une femme en train d'accoucher pendant Chabbat, doit-on agir différemment si cela ne cause pas de retard ?
Est-il préférable de faire conduire une femme en train d'accoucher à l'hôpital par un chauffeur non-juif pendant Chabbat, et sous quelles conditions ?
Réponse

Certains estiment que lorsqu'on transgresse le Chabbat pour un malade en danger, il faut effectuer les actions nécessaires d'une manière différente de l'habitude, à condition que cela ne provoque aucun retard ni risque de danger. Par exemple, lorsqu'on téléphone pendant Chabbat pour sauver une vie, il convient de soulever le combiné d'une manière inhabituelle, comme avec le coude, etc. D'autres pensent que cette exigence de changement ne concerne que la femme en train d'accoucher, bien que son statut soit celui d'une personne en danger, car les douleurs de l'accouchement sont naturelles et il est rare qu'une femme meure de l'accouchement ; c'est pourquoi on a été plus strict et on exige un changement lorsqu'il est possible. Mais pour un malade en danger, il n'est pas nécessaire de procéder différemment. En pratique, il n'est pas nécessaire d'effectuer les actions de sauvetage de Chabbat de manière différente, même selon ceux qui considèrent que le Chabbat n'est que repoussé et non totalement permis pour sauver une vie. Même s'il est possible de faire différemment, il ne faut pas le faire, de peur que l'on pense que la transgression du Chabbat pour sauver une vie n'est permise qu'en cas d'extrême nécessité, ce qui risquerait d'entraîner de la négligence. De plus, le fait de devoir agir différemment risque souvent de retarder les soins et d'aggraver le danger. Même pour la femme en train d'accoucher, on ne procède différemment que si cela ne cause aucun retard ; sinon, il est préférable d'agir normalement pour accélérer les soins. Toutefois, s'il y a un chauffeur non-juif disponible pour l'emmener à l'hôpital, il est préférable de le faire conduire par ce chauffeur, à condition que cela ne cause aucun retard.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 122)
Peut-on sortir d'autres aliments du réfrigérateur pendant Chabbat lorsqu'on l'ouvre pour sauver une vie, même si cela allume une lumière ?
Est-il permis de refermer la porte du réfrigérateur pendant Chabbat si cela éteint une lumière, dans le cas où ce n'est pas nécessaire pour le malade ?
Dans quelles conditions est-il permis de refermer la porte du réfrigérateur pendant Chabbat lorsqu'on y place des médicaments pour un malade en danger ?
Réponse

Lorsqu'il est nécessaire de prendre un aliment du réfrigérateur pour sauver une vie pendant Chabbat, et que l'ouverture de la porte allume automatiquement une lumière, il est permis de profiter de cette occasion pour sortir d'autres aliments destinés à d'autres usages. Cependant, il est interdit de refermer la porte du réfrigérateur, car éteindre la lumière n'est d'aucune utilité pour le malade. Si l'on doit placer des médicaments dans le réfrigérateur pour un malade en danger, et que ceux-ci risquent de s'abîmer si la porte reste ouverte, et qu'il n'est pas possible de les conserver chez un voisin, il est alors permis de refermer la porte du réfrigérateur.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 123)
Est-il permis de refermer la porte d'une voiture pendant Chabbat si cela allume une lumière, lorsqu'on transporte un malade en danger ?
Comment doit-on agir avec l'interrupteur de la lumière d'une voiture pendant Chabbat pour éviter d'allumer ou d'éteindre la lumière en transportant un malade ?
Que faire si manipuler l'interrupteur de la voiture entraîne directement l'allumage ou l'extinction de la lumière pendant Chabbat ?
Réponse

De même, pour une voiture dont l'ouverture de la porte allume une lumière, si l'on y fait entrer un malade, il est permis de refermer la porte. Avant de fermer la porte, il faut, si possible, régler l'interrupteur de façon inhabituelle pour que la lumière reste allumée après la fermeture. Si cela n'a pas été fait pendant le trajet, il faudra, de manière inhabituelle, couper le contact pour que la lumière ne s'allume pas à la prochaine ouverture de la porte pour sortir le malade. Si manipuler l'interrupteur entraîne directement l'allumage ou l'extinction de la lumière, il ne faut pas y toucher.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 124)
Est-il permis de raccrocher le téléphone après avoir appelé un médecin ou une station de secours pendant Chabbat pour une urgence vitale ?
Pourquoi, de nos jours en Israël, n'est-il généralement pas nécessaire de raccrocher le téléphone après un appel d'urgence pendant Chabbat ?
Dans quel cas est-il permis à l'appelant de raccrocher le téléphone après un appel d'urgence pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui appelle un hôpital, une station de secours ou un médecin, et qu'il est possible que le destinataire ait besoin du téléphone pendant Chabbat pour une autre urgence vitale, il est permis à l'appelant de raccrocher le combiné pour libérer la ligne. Cependant, de nos jours, en Israël, si le destinataire raccroche, la ligne se libère automatiquement après quelques instants. Ainsi, si le médecin raccroche, même si l'appelant ne le fait pas, le médecin pourra recevoir d'autres appels urgents. Par conséquent, l'appelant ne doit pas raccrocher. Toutefois, s'il y a un risque raisonnable que le médecin ne trouve pas l'adresse correcte, il est permis à l'appelant de raccrocher afin de pouvoir rappeler pour vérifier l'adresse si besoin.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 125)
Est-il permis à un proche ou à une personne de confiance d'accompagner un malade à l'hôpital pendant Chabbat ?
Pour quelles raisons une personne peut-elle accompagner un malade à l'hôpital pendant Chabbat selon la halakha ?
Réponse

Il est permis d’entrer dans une cabine téléphonique publique pendant Chabbat, même la nuit, pour appeler un médecin ou autre en cas de danger pour un malade, même si cela allume automatiquement une lumière dans la cabine. Certains estiment qu’après avoir téléphoné, il est interdit de sortir de la cabine si cela éteint la lumière. Selon eux, il faudrait déposer un objet dans la cabine avant de sortir, ou demander à un non-juif d’y entrer, puis sortir. D’autres permettent de sortir même si cela éteint la lumière, car il s’agit d’un cas où l’on n’a pas d’intérêt à l’extinction et que l’interdit n’est que rabbinique. C’est cette opinion qui fait autorité. Ainsi, s’il n’y a pas de non-juif, il est permis d’être indulgent et de sortir de la cabine.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 126)
Est-il permis d'entrer dans une cabine téléphonique publique pendant Chabbat pour appeler un médecin en cas de danger pour un malade, même si cela allume une lumière ?
Peut-on sortir de la cabine téléphonique après avoir appelé, si cela éteint la lumière, pendant Chabbat ?
Que faire si l'on souhaite éviter d'éteindre la lumière en sortant d'une cabine téléphonique pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis à un membre de la famille ou à toute personne en qui le malade a confiance d’accompagner le malade à l’hôpital pendant Chabbat, afin de l’encourager, de le soutenir ou d’aider les soignants.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 328 - Lois du malade en danger vital pendant Chabbat, Halakha 127)