Les espèces permises : les signes de la Torah
Boeuf oui, porc non, saumon oui, crevettes non : ce n'est pas arbitraire. La Torah donne des signes précis pour chaque famille d'êtres vivants. Voici la carte complète.
Les animaux terrestres : deux signes
Un mammifère est cachère s'il possède les deux signes donnés par la Torah (Vayikra 11, 3) : il rumine ET il a le sabot fendu. Le boeuf, le mouton, la chèvre et le cerf les possèdent. Le porc a le sabot fendu mais ne rumine pas ; le chameau rumine mais n'a pas le sabot fendu : tous deux sont interdits, comme tout animal qui n'a qu'un seul signe ou aucun.
Les poissons : nageoires et écailles
Un poisson est cachère s'il a des nageoires et des écailles (Vayikra 11, 9). Saumon, thon, dorade, sardine, carpe : cachères. Tous les fruits de mer (crevettes, moules, calamars, homard), l'anguille et les poissons sans écailles : interdits.
Les oiseaux : la tradition
Pour les oiseaux, la Torah liste les espèces interdites (rapaces et charognards). En pratique, on ne consomme que les espèces dont la tradition de consommation est établie : poulet, poule, dinde, canard, oie, pigeon, caille.
Les interdits transversaux
- Le sang : strictement interdit (d'où le salage de la viande, chapitre suivant, et la vérification des oeufs).
- Les insectes : interdits, d'où la vérification des légumes (chapitre 7).
- Un membre d'un animal vivant : interdit même pour les non-Juifs (lois des Bnei Noah).
- Le lait et les oeufs suivent leur espèce : le lait d'un animal cachère est permis, les oeufs d'un oiseau cachère aussi.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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Chapitre suivant : La viande cachère : de l'abattage à l'assiette

