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Guides Les bases de la cacheroute
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Fruits, légumes et insectes

Les végétaux sont cachères par nature... mais les insectes qui s'y cachent ne le sont pas du tout. La vérification des fruits et légumes est une compétence de base de toute cuisine cachère.

Un interdit plus sérieux qu'il n'y paraît

Manger un insecte, même minuscule, constitue plusieurs interdits de la Torah (Vayikra 11, 41-43). Or les insectes adorent précisément ce que nous mangeons : salades, herbes, choux, fruits rouges. La halakha demande donc de vérifier les végétaux réputés infestés avant de les consommer.

La méthode par type de végétal

  • Salades et herbes fraîches (laitue, persil, coriandre, menthe...) : tremper dans l'eau avec un peu de vinaigre ou de savon adapté, agiter, rincer feuille à feuille sous un bon jet, puis examiner à contre-jour.
  • Choux et brocolis : réputés très infestés ; beaucoup utilisent les versions surgelées certifiées ou cultivées « sans insectes ».
  • Fruits rouges : fraises (couper la partie feuillue, brosser/tremper), framboises et mûres demandent un examen attentif.
  • Fruits durs et légumes lisses (pommes, bananes, tomates, carottes, pommes de terre...) : un lavage ordinaire suffit.
  • Légumineuses, riz, farines : étaler et trier ; conserver au sec (les mites apparaissent au stockage).
Astuce moderne Les salades et herbes vendues « cultivées hors sol » ou « vérifiées » sous certification simplifient enormement le quotidien. Les surgelés certifiés (épinards, brocolis) sont aussi une excellente solution.

Les lois de la terre d'Israël

Les produits agricoles d'Israël portent des lois supplémentaires : prélèvements de teroumot et maasrot (dîmes), orla (fruits des trois premières années d'un arbre), chemita (année sabbatique). Les produits israéliens certifiés ont déjà été traités ; pour des produits israéliens non certifiés achetés en Europe, on effectue le prélèvement soi-même (la méthode s'apprend en cinq minutes auprès d'un Rav).

La halla Quand on pétrit une pâte d'au moins 1,2 kg de farine environ, on préleve un morceau, la « halla », en souvenir du prélèvement donné au Cohen (avec bénédiction au-delà d'environ 1,6 kg selon l'usage séfarade). C'est la mitsva emblématique de la boulange juive.

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