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Guides Chmirat Halachone : garder sa langue
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Le plan d'action : maîtriser sa langue

Connaître les lois ne suffit pas : le lachon hara est une habitude, et une habitude se déprogramme par une méthode. Dernier chapitre : le plan concret pour changer réellement sa parole, semaine après semaine.

Commencer par la maison

Le lachon hara le plus banalisé, et le plus formateur pour les enfants, est celui de la table familiale : les commentaires sur la communauté, les critiques des uns devant les autres, le « décorticage » des connaissances. Or les enfants qui grandissent à cette table apprennent, en direct, que parler des absents est normal. Le premier chantier est donc le foyer : instaurer une table où l'on ne « refait » pas les gens.

La zone sans medisance Declarez un espace et un temps « sans lachon hara » : le repas du soir, le trajet en voiture, une heure fixe. Certaines familles se donnent un mot-code amusant lance des que quelqu'un derape : cela transforme la vigilance en jeu plutot qu'en reproche. Commencer par UNE heure inviolable par jour, puis etendre : la methode des maitres.

Les créneaux blindés, puis l'extension

Le Hafets Haim recommandait de ne pas viser la perfection immédiate mais de sécuriser des créneaux : une heure par jour absolument sans lachon hara, tenue rigoureusement, puis deux, puis les moments à risque (les retrouvailles entre amis, les groupes de discussion, les fins de journée fatiguées où la vigilance baisse). Ce qui est délimité et tenu s'étend naturellement ; ce qu'on veut changer « en général » ne change jamais.

Réparer : la techouva de la parole

Comment réparer un lachon hara déjà dit ? La techouva de la parole a ses règles (voir la formation Techouva) :

  • Regret et résolution : reconnaître la faute et décider de la corriger, avec le vidouy.
  • Réparer le tort : si le propos a causé un dommage concret, tenter de le réparer (rétablir la vérité, défaire l'impression).
  • Demander pardon : pour la rekhilout et le motsi chem ra qui ont blessé une personne identifiée, il faut son pardon (les modalités : selon que la personne sait ou non ; à voir avec un Rav pour ne pas aggraver).
Reparer sans blesser davantage Cas delicat : faut-il avouer a quelqu'un qu'on a medit de lui a son insu ? Pas toujours : cela peut le blesser inutilement et creer une nouvelle faute. Les regles de la reparation sont subtiles et se decident AVEC UN RAV. La regle generale : reparer le TORT concret, oui ; soulager sa propre culpabilite au prix de la peine d'autrui, non.

Le mot de la fin

Le verset qui a donné son nom au Hafets Haim est une promesse autant qu'un commandement : « Qui désire la vie... garde ta langue du mal. » La maîtrise de la parole n'est pas une privation : c'est l'accès à une vie plus paisible, à des relations plus solides, à une dignité intérieure. On ne devient pas maître de sa langue en un jour : on le devient une conversation à la fois, un créneau à la fois, une réparation à la fois. Le chantier d'une vie, et l'un des plus beaux.

Votre plan d'action 1) L'etude quotidienne (calendrier Hafets Haim, 2 min). 2) La table familiale « sans medisance ». 3) UN creneau blinde par jour, puis extension. 4) L'antidote positif : juger favorablement + une parole constructive par jour. 5) En cas de toelet reel ou de reparation : demander a un Rav. Relisez cette liste chaque veille de Chabbat.

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