Thèmes Lois de Talit : questions-réponses pratiques

Lois du Tsitsit – Manière d’envelopper le tsitsit
Réponse
Il s'agit d'une mitsva positive de la Torah : toute personne qui possède un vêtement en laine ou en lin comportant quatre coins, et qui souhaite le porter, doit y attacher des tsitsit aux quatre coins. Celui qui est vigilant dans la mitsva de tsitsit mérite de contempler la Présence divine. La mitsva de tsitsit est considérée comme équivalente à toutes les autres mitsvot, comme il est dit : « Vous le verrez et vous vous souviendrez de toutes les mitsvot de Hachem et vous les accomplirez ».
Réponse
Quiconque porte un vêtement soumis à l'obligation de tsitsit sans y avoir attaché de tsitsit annule la mitsva de tsitsit. La Guemara enseigne que celui qui n'a pas de tsitsit à son vêtement transgresse cinq commandements positifs, que Rachi énumère ainsi : « et ils feront », « et ils mettront », « et ce sera », « et vous verrez », « des franges tu feras pour toi ». Si le vêtement est d'autres matières, il annule une mitsva d'ordre rabbinique.
Réponse
Il faut veiller à porter des tsitsit au moment de la récitation du Chema et de la prière du matin. Il est préférable que ce soit un talit gadol et de ne pas se contenter du talit katan. Toutefois, si l'on ne possède pas de talit gadol et qu'en attendre un ferait perdre le temps de la prière ou la prière en communauté, on priera sans talit gadol et on se reposera sur le talit katan à condition qu'il soit conforme et de taille réglementaire, sans attendre davantage. Malgré tout, il reste préférable de porter un talit gadol, car parfois le talit katan n'a pas la taille requise et on ne s'acquitte pas ainsi de la mitsva, et pour d'autres raisons encore.
Réponse
Il est bon de ne pas retirer le talit avant d'avoir terminé la prière d'Alénou léchabéah. Cependant, celui qui est pressé pour se rendre à son travail ou pour une raison similaire est autorisé à retirer le talit avant Alénou léchabéah. On ne doit retirer le talit qu'après avoir enlevé les tefiline.
Réponse
Il est bon et correct de ne pas retirer le talit katan même pendant le sommeil. Tel est notre minhag. Toutefois, si la chaleur est forte et qu'il est difficile de dormir avec le talit katan, il est permis de l'enlever avant de dormir. Même dans ce cas, celui qui peut se montrer rigoureux et le garder sera béni.
Réponse
Celui qui a dormi avec son talit la nuit n'a pas besoin de réciter la bénédiction sur celui-ci le matin, et il devra avoir l'intention, lors de la bénédiction sur le talit gadol, d'acquitter également le talit katan. Il n'est pas nécessaire de toucher le talit katan au moment où l'on a cette intention. Si l'on a retiré le talit katan la nuit avant de dormir et qu'on le remet le matin, bien que selon la stricte halakha il soit permis de réciter la bénédiction dessus, beaucoup ont l'habitude de s'acquitter par la bénédiction sur le talit gadol, comme cela sera expliqué plus loin.
Réponse
Lorsqu'on s'enveloppe dans le tsitsit, il faut avoir l'intention que le Saint béni soit-Il nous a ordonné de nous envelopper dans le tsitsit afin que nous nous rappelions toutes Ses mitsvot pour les accomplir. Si l'on n'a pas eu cette intention, il y a lieu de craindre ce qui est dit : « Leur crainte de Moi n'est que précepte appris des hommes par habitude. »
Réponse
A posteriori, celui qui a eu seulement l'intention d'accomplir la mitsva s'est acquitté de son obligation. Même si l'on n'a pas du tout eu l'intention de faire la mitsva, certains disent que si l'on voit clairement que la personne porte le talit dans le but de la mitsva, elle s'est acquittée de son obligation. En tout cas, il convient d'avoir cette intention dès qu'on s'en souvient, même si l'on porte déjà le talit.
Réponse
Certains ont l'habitude de dire le leshem yihoud avant la bénédiction et l'enveloppement dans le tsitsit, afin de se concentrer sur l'accomplissement de la mitsva. D'autres considèrent que la bénédiction suffit à éveiller l'intention de faire la mitsva. Si la récitation du leshem yihoud aide à se concentrer sur la mitsva, il est très bien de le dire avant de s'envelopper dans le tsitsit.
Réponse
Il est bon de mentionner dans le texte du "leshem yihoud" que l'on récite avant de s'envelopper dans le tsitsit que le Saint béni soit-Il nous a ordonné de nous envelopper dans le tsitsit afin que nous nous rappelions toutes Ses mitsvot pour les accomplir.
Réponse
Les Sages ont dit que celui qui prononce le Nom divin avec ses lettres n'a pas de part au monde futur. Même celui qui prononce le Nom de Hachem en énonçant chaque lettre séparément est inclus dans cet interdit. C'est pourquoi, dans le texte du "leshem yihoud", il faut dire : "l'yakheda shem yod ke vav ke" et ne pas mentionner, à Dieu ne plaise, le Nom de Hachem tel qu'il s'écrit.
Réponse
Si quelqu'un se trouve dans un endroit sale, malgré lui, où il lui est interdit de réciter toute bénédiction, il lui est permis de mettre le tsitsit sans bénédiction, car il ne peut pas accomplir la mitsva autrement.
Réponse
La formule de la berakha à réciter sur le talit est : « Achèr kidéchanu bemitsvotav vetsivanu lehit'atef betsitsit ». Concernant le talit katan, voir plus loin au siman 16.
Réponse
Si l'on s'est trompé et que l'on a récité sur le talit gadol la berakha « al mitsvat tsitsit », ou « lehitlabèch betsitsit », ou une formule similaire, on est quitte.
Réponse
Notre minhag est de dire « lehit'atef betsitsit » avec un shva sous la lettre bet, et non un patah. Si l'on s'est trompé et que l'on a prononcé « lehit'atef betsitsit » avec un patah sous la bet, on est quitte et il n'est pas nécessaire de recommencer la berakha.
Réponse
Il faut réciter la berakha « lehit'atef betsitsit » debout. L'enveloppement dans le talit doit également se faire debout.
Réponse
Celui qui a transgressé et a récité la berakha sur le talit assis est quitte, et même s'il s'est enveloppé dans le talit en étant assis, a posteriori il est quitte.
Réponse
C'est pourquoi un malade ou une personne âgée à qui il est difficile de se tenir debout peut réciter la berakha et s'envelopper dans le talit en étant assis, car une situation de contrainte est considérée comme a posteriori.
Réponse
Il faut réciter la berakha sur le talit avant de le revêtir, au moment où l’on tient déjà le talit en main, et non lorsque le talit est encore plié. En effet, pour toutes les mitsvot, on récite la berakha juste avant de les accomplir.
Réponse
Il convient de ne pas s’occuper à préparer le talit pendant la récitation de la bénédiction, comme par exemple le sortir ou le préparer pour l’enveloppement. Il faut faire tout cela avant la bénédiction, puis, immédiatement après l’avoir récitée, s’envelopper dans le tsitsit.

