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Guides Machia'h, gueoula et monde futur
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Le monde futur et la résurrection

Au-delà du Machia'h, la Torah enseigne un horizon encore plus lointain : la résurrection des morts et le monde futur. Ce que la tradition dit, et ce qu'elle assume de laisser dans le mystère.

Plusieurs étapes, à ne pas confondre

La pensée juive distingue des étapes qu'on mélange souvent :

  • L'ère messianique (yemot haMachia'h) : ce monde-ci, réparé, en paix, sous le Machia'h.
  • La résurrection des morts (te'hiyat hametim) : à une étape ultime, les morts reviendront à la vie : le treizième principe du Rambam. « Tes morts revivront » (Yechayahou 26, 19).
  • Le monde futur (olam haba) : l'existence purement spirituelle des âmes, la proximité avec D.ieu, la vraie récompense.

Le olam haba : la vraie récompense

Le judaïsme enseigne que la vie ne s'arrête pas à la mort : l'âme est éternelle. Le olam haba (le monde futur) est le lieu de la véritable rétribution, un bonheur spirituel « qu'aucun oeil n'a vu » (Berakhot 34b), infiniment supérieur aux plaisirs de ce monde. La Michna l'exprime : « Mieux vaut une heure de sérénité dans le monde futur que toute la vie de ce monde » : et pourtant, « mieux vaut une heure de techouva et de bonnes actions dans ce monde que toute la vie du monde futur » (Pirké Avot 4, 17) : car c'est ICI qu'on construit ce qu'on récoltera là-bas.

Ce monde est la « salle d'attente » Une image des Sages : « ce monde ressemble a un vestibule devant le monde futur ; prepare-toi dans le vestibule pour pouvoir entrer dans la salle » (Pirke Avot 4, 16). Ce monde n'est pas meprise (il est le lieu de l'action, des mitsvot, de la vie) : mais il prend son sens par rapport a ce qui suit. Chaque mitsva ici est un investissement pour l'eternite.

Ce que la tradition laisse dans le mystère

Sur les détails du monde futur et de la résurrection, la tradition reste sobre et prudente. Le Rambam enseigne que la nature exacte du olam haba dépasse notre compréhension, comme un aveugle-né ne peut concevoir les couleurs. Le judaïsme affirme ces principes (l'âme est éternelle, il y a une rétribution, les morts revivront) mais se garde des descriptions précises et des spéculations. L'essentiel n'est pas de savoir COMMENT, mais de vivre en sachant que rien de bon n'est perdu, et que la justice ultime existe.

Une consolation et une responsabilite Cette croyance a deux effets puissants : une CONSOLATION (la mort n'est pas la fin, les injustices de ce monde seront reparees, on retrouvera ce qu'on a perdu) et une RESPONSABILITE (nos actes comptent pour l'eternite). Elle donne a la vie un poids et un sens : rien n'est vain, rien n'est definitivement perdu.

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