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Guides Machia'h, gueoula et monde futur
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La gueoula : comment vient la délivrance

La rédemption viendra-t-elle par un bouleversement soudain, ou par une transformation progressive ? Par le mérite, ou malgré tout ? La tradition offre une réponse riche et nuancée.

Deux visages de la délivrance

Le Talmud (Sanhedrin 98a) rapporte une parole célèbre : la rédemption peut venir de deux manières. « S'ils le méritent, elle viendra "avec les nuées du ciel" (glorieuse, rapide) ; s'ils ne le méritent pas, "humble et monté sur un âne" (lente, laborieuse). » Autrement dit : la gueoula peut être hâtée par les mérites d'Israël, ou advenir plus difficilement au terme de l'histoire. Dans tous les cas, elle VIENDRA : c'est certain. La seule question est comment, et quand.

Le rôle de la techouva

Nos Sages lient étroitement la rédemption au retour (techouva) : « Israël ne sera délivré que par la techouva » (Rambam, d'après le Talmud). Chaque retour personnel, chaque mitsva, chaque acte de bonté rapproche la délivrance générale. C'est vertigineux : votre techouva à vous participe à la rédemption du monde. La gueoula n'est pas seulement affaire de dates cosmiques : elle se construit aussi par les actes de chacun.

Les « douleurs » qui precedent La tradition parle des « hevle Machiah », les douleurs de l'enfantement qui precedent la redemption : une periode difficile, de bouleversements et d'epreuves, avant la lumiere (Sanhedrin 97a decrit une generation troublee). L'image est celle de l'accouchement : la douleur annonce la naissance. Mais nos Sages ont surtout enseigne a ne pas s'y attarder ni a calculer : « que vienne le Machiah, et que je ne le voie pas » disait meme un sage, tant l'epreuve peut etre rude. L'essentiel est l'esperance, pas l'angoisse.

Hâter sans forcer

La tradition enseigne un équilibre subtil : on peut et on doit hâter la délivrance (par la Torah, les mitsvot, l'unité, le retour), mais sans « forcer la fin » par des moyens interdits ou des calculs. On agit, on prie « fais fleurir rapidement le germe de David » (dans chaque Amida), et on laisse à D.ieu le moment. C'est une espérance active mais patiente : faire notre part, et faire confiance pour le reste.

L'unite, cle de la delivrance Le Second Temple fut detruit par la haine gratuite (sinat hinam) ; nos Sages enseignent donc que la redemption viendra par l'amour gratuit (ahavat hinam). Ce n'est pas abstrait : chaque geste d'unite, chaque dispute evitee, chaque main tendue entre Juifs repare la cassure qui a cause l'exil. Vous voulez hater la gueoula ? Commencez par l'amour du prochain.

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