L'attente du Machia'h
« Je crois d'une foi parfaite en la venue du Machia'h... » : cette attente n'est pas un détail, c'est un pilier de la foi juive. Premier chapitre : pourquoi le judaïsme regarde vers l'avenir avec espérance.
Un des treize principes de la foi
Parmi les treize principes de la foi énumérés par le Rambam, le douzième est : « Je crois d'une foi parfaite en la venue du Machia'h ; et même s'il tarde, malgré cela j'attendrai chaque jour sa venue. » Ce n'est donc pas une croyance secondaire : c'est un fondement. Un judaïsme sans espérance de rédemption serait amputé de son horizon.
L'espérance qui a tenu le peuple debout
Cette attente n'est pas une abstraction : c'est elle qui a maintenu le peuple juif vivant et debout à travers vingt siècles d'exil et de persécutions. Dans les ghettos, les mellahs, jusqu'aux camps, des Juifs ont chanté « Ani maamin » : « je crois en la venue du Machia'h ». Tant qu'il espère, un peuple ne meurt pas. L'espérance juive n'est pas de l'optimisme naïf : c'est une certitude fondée sur la promesse de D.ieu.
Une espérance pour le monde entier
Point essentiel : la rédemption juive n'est pas égoïste. Les prophètes décrivent une ère où toute l'humanité reconnaîtra D.ieu : « la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme les eaux recouvrent le fond des mers » (Yechayahou 11, 9) ; où les nations « forgeront leurs épées en socs de charrue » et « n'apprendront plus la guerre » (Yechayahou 2, 4). L'espérance messianique est celle d'un monde réparé, en paix, pour tous : c'est l'objet même de la prière Alénou, dite à la fin de chaque office.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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