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Guides Machia'h, gueoula et monde futur
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Vivre dans l'espérance

Comment tout cela change-t-il la vie de tous les jours ? L'espérance messianique n'est pas une théorie lointaine : c'est une force qui transforme le présent. Dernier chapitre : hâter la délivrance et vivre porté par l'espoir.

L'espérance est déjà dans vos prières

Sans toujours le savoir, vous priez chaque jour pour la rédemption. Dans la Amida : « fais fleurir rapidement le germe de David », « ramène-nous à Jérusalem », « rétablis la royauté ». Le Kaddich espère le règne de D.ieu « de votre vivant et de vos jours ». Alénou, à la fin de chaque office, attend « de réparer le monde sous la royauté du Tout-Puissant ». L'espérance messianique est le battement de fond de toute la prière juive : la vivre consciemment change tout.

Ce que vous pouvez faire pour hâter la gueoula

La rédemption n'est pas qu'attente passive : la tradition indique des leviers concrets, à la portée de tous :

  • La techouva et les mitsvot : chaque acte de retour et de bien rapproche la délivrance.
  • L'unité et l'amour du prochain (ahavat hinam) : le remède direct à la cause de l'exil.
  • L'étude de la Torah : qui maintient vivante la flamme et prépare le monde.
  • La prière sincère pour la rédemption : espérer activement, chaque jour.
  • Le lien à la terre d'Israël (voir la formation précédente) : partie du mouvement de retour.
L'esperance change le present Croire que l'histoire va vers une fin heureuse transforme la maniere de vivre les epreuves : elles ne sont pas le dernier mot. Le peuple juif a traverse les pires nuits sans desesperer, parce qu'il savait que « netsah Israel lo yechaker » : l'Eternel d'Israel ne ment pas (Chmouel I, 15, 29). Cette esperance n'est pas de la fuite : c'est une force pour tenir et pour agir dans le present.

Ni angoisse, ni passivité

Deux pièges à éviter. L'angoisse : se focaliser sur les « signes de la fin », calculer des dates, vivre dans la peur des « douleurs » : la tradition l'a toujours découragé. Et la passivité : « attendre » sans rien faire. La juste voie est entre les deux : agir (techouva, mitsvot, unité, étude), prier, espérer avec confiance, et laisser à D.ieu le moment. Faire notre part avec sérénité.

Le mot de la fin

Toute l'histoire que retrace la formation « Histoire du peuple juif » tend vers ce point : une rédemption qui n'est pas encore accomplie. Nous sommes les maillons vivants d'une chaîne qui va de la Création à la gueoula. L'espérance du Machia'h n'est pas une consolation pour les faibles : c'est la conviction que le bien l'emportera, que le monde sera réparé, et que chacun de nos actes y contribue. « Même s'il tarde, j'attendrai chaque jour sa venue. » Que ce soit bientôt, et de nos jours.

Votre plan d'esperance 1) Prier consciemment pour la redemption (reperez-la dans la Amida, le Kaddich, Alenou). 2) Un levier concret pour hater la gueoula : commencez par l'amour du prochain (ahavat hinam). 3) Fuir a la fois l'angoisse des « calculs » et la passivite. 4) Transmettre l'esperance : elle est ce qui a garde le peuple juif vivant. Attendez chaque jour, et agissez chaque jour.

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