Transmettre le respect, et le perpétuer après 120 ans
Le respect des parents s'apprend par imitation, et ne s'arrête pas au cimetière : le Kaddich, la hazkara, les mitsvot à leur mérite. Dernier chapitre : boucler la chaîne des générations.
Vos enfants vous regardent
La manière dont vous parlez à VOS parents est le cours magistral que reçoivent vos enfants sur la manière de vous traiter demain. Le Midrach raconte l'histoire terrible de l'homme qui servait à son père une écuelle de bois au fond de la cour... jusqu'au jour où il vit son propre fils tailler deux écuelles : « une pour toi, papa, quand tu seras vieux ». Impliquer les enfants dans le kavod des grands-parents (appels, visites, dessins, aide) est une double mitsva : l'honneur d'aujourd'hui et l'éducation de demain.
La prière pour ses parents et des parents
Prier pour la santé et la longévité de ses parents fait partie de l'honneur ; et réciproquement, la bénédiction et la prière des parents pour leurs enfants (la veille de Chabbat, la prière du Chla Hakadoch) est un canal puissant : la chaîne des générations circule dans les deux sens.
Après 120 ans : l'honneur continue
La halakha est explicite : « On honore son père de son vivant ET après sa mort » (Kiddouchin 31b). Comment honorer un parent qui n'est plus ?
- Le Kaddich : récité par le fils pendant onze mois puis à chaque hazkara (anniversaire du décès) : la sanctification publique du Nom au mérite du parent élève son âme.
- La hazkara / yahrzeit : chaque année à la date hébraïque : Kaddich, veilleuse de 24 heures, étude et tsedaka à leur mémoire, montée à la Torah. (Le calendrier UniversTorah calcule la date et vous l'envoie en rappel.)
- Dire « mon père, mon maître » : l'usage d'ajouter une marque d'honneur en citant un parent disparu.
- Les mitsvot à leur mérite : l'étude, la tsedaka, un Sefer offert, et surtout VOTRE conduite : « un enfant qui marche droit fait dire de ses parents : heureux ceux qui l'ont eleve ». C'est le plus grand des honneurs posthumes.
Le mot de la fin
Rabbi Yohanan, orphelin de père et de mère avant de les connaître, disait : « Heureux celui qui a des parents ! » Cette mitsva a une particularité unique : elle a une date limite. Un jour, le téléphone ne répondra plus. Tout ce que cette formation a détaillé tient en une phrase : ne remettez pas à demain un honneur qui ne pourra pas toujours attendre. Appelez-les ce soir.
Pour enrichir ce chapitre
Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.
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