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Guides Le respect des parents
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Honorer et révérer : les deux mitsvot

La Torah donne deux commandements distincts : « Honore ton père et ta mère » et « Chacun craindra sa mère et son père ». Kavod et mora : deux verbes, deux familles d'obligations très concrètes.

Kavod : servir et donner

Le kavod (l'honneur) s'exprime par des actes positifs. Le Talmud (Kiddouchin 31b) les détaille : « Il le nourrit, l'abreuve, l'habille, le couvre, le fait entrer et sortir. » Concrètement, aujourd'hui :

  • Servir ses parents à table, les aider à s'installer, porter leurs affaires.
  • S'occuper de leurs besoins : courses, démarches, rendez-vous médicaux, transports.
  • Se lever à leur entrée dans la pièce (usage variable : au minimum une marque visible de considération).
  • Leur donner de la joie : visites, appels, nouvelles des petits-enfants, un cadeau qui touche.
Qui paie ? La halakha tranche (Kiddouchin 32a) : le service se fait de la personne du fils, mais les DEPENSES incombent en principe aux biens des parents s'ils en ont. Si les parents sont dans le besoin, les enfants les prennent en charge (c'est meme la premiere des priorites de tsedaka). Dans tous les cas : jamais leur faire sentir le poids.

Mora : la révérence

La mora (la crainte révérencielle, Vayikra 19, 3) s'exprime par des abstentions : ne pas s'asseoir à la place attitrée du père, ne pas l'appeler par son prénom, ne pas le contredire brutalement en public (« tu as tort ! »), ne pas trancher un débat devant lui. Il ne s'agit pas de peur : il s'agit de garder, même adulte, même diplômé, même plus riche que lui, une posture intérieure de fils et de fille.

La manière vaut plus que l'acte

Le Talmud (Kiddouchin 31a-b) raconte deux extrêmes : l'un servait à son père des volailles grasses et hérita du Guehinom, car il le faisait avec mépris (« mange, vieux ! ») ; l'autre faisait moudre son père à la meule et hérita du Gan Eden, car c'était pour le sauver d'une corvée royale plus dure, et avec douceur. Conclusion des décisionnaires : le ton, le visage et le coeur font la mitsva. Un service rendu en soupirant est à moitié perdu ; une impossibilité expliquée avec tendresse est déjà de l'honneur.

Pere ET mere, a egalite La Torah inverse volontairement l'ordre entre les deux versets (« ton pere et ta mere » pour le kavod, « sa mere et son pere » pour la mora) : les deux parents ont strictement droit aux deux. Beaux-parents, grands-parents, frere aine, beaux-peres et belles-meres ont aussi leur part d'honneur : les degres precis s'apprennent avec un Rav.
Exercice de la semaine Choisissez UN geste de kavod (un appel sans raison, un service devance) et UNE retenue de mora (ne pas contredire sechement une fois). Deux gestes par semaine : la mitsva s'installe.

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