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Guides Le respect des parents
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Le respect au quotidien

Entre l'idéal talmudique et la vie réelle (travail, distance, familles éclatées, téléphones), comment cette mitsva s'incarne-t-elle en 2026 ? Le mode d'emploi du quotidien.

La parole : le premier terrain

  • Le ton : jamais de mépris, d'ironie blessante ou d'agacement affiché, même quand ils répètent la même histoire pour la dixième fois.
  • L'adresse : selon l'usage, on évite le prénom sec ; « papa », « maman », ou les usages de votre communauté.
  • En leur absence : parler de ses parents avec respect, ne jamais les ridiculiser en société ou devant ses propres enfants (qui apprennent, en direct, comment ils VOUS traiteront).
  • Le désaccord : permis, bien sûr, mais dans la forme : « il me semble... », « puis-je proposer autre chose ? » plutôt que « tu n'y comprends rien ».

Le lien à distance

Beaucoup vivent loin de leurs parents : la mitsva voyage très bien. Un appel régulier et FIXE (le vendredi avant Chabbat est l'usage le plus beau : leur souhaiter Chabbat Chalom), des photos des petits-enfants, les inclure dans les décisions familiales qui les touchent, venir pour les fêtes. Le pire ennemi du kibboud moderne n'est pas la mauvaise volonté : c'est le « je les appellerai demain ».

L'astuce du rendez-vous fixe Mettez l'appel a vos parents dans votre agenda comme un rendez-vous professionnel, au meme creneau chaque semaine. Ce qui est planifie survit ; ce qui depend de l'inspiration meurt. Bonus : eux aussi l'attendent, et cette attente est deja de la joie.

L'aide matérielle et administrative

Impôts, dossiers de retraite, mutuelle, applications bancaires : le monde moderne est devenu illisible pour beaucoup de parents âgés. Prendre en main leur paperasse, les accompagner aux rendez-vous, leur installer et expliquer les outils (sans soupirer au troisième « comment on fait déjà ? ») : c'est le « il le fait entrer et sortir » du Talmud, version contemporaine.

Entre conjoint et parents

Un(e) marié(e) doit d'abord la priorité à son foyer (le Choulhan Aroukh dispense partiellement la femme mariée au profit de son mari, et réciproquement le mari doit protéger son épouse) ; mais le conjoint idéal est celui qui AIDE l'autre à honorer ses parents : proposer d'inviter les beaux-parents, rappeler d'appeler, défendre leur honneur. Régler les frictions belle-famille : voir la formation Couple (chapitre communication) : jamais l'un contre les parents de l'autre.

Et les beaux-parents ? La halakha demande d'honorer aussi ses beaux-parents (le roi David appelait son beau-pere Chaoul « mon pere »). Pas au meme degre que ses propres parents, mais reellement : c'est en plus un pilier du chalom bayit.