![]() Une soixantaine de rabbanim ont planché sur la délicate question de l'évolution médicale à la lumière du judaïsme. Pour l'occasion, le Bèt Hamidrach des rabbins de Paris recevait le rav Igal Betsalel Shafran, spécialiste de l'éthique médicale. Le Bèt Hamidrach des rabbins de Paris a organisé le jeudi 12 février, un séminaire d'étude sur révolution médicale à la lumière de la Halakha. Pour l'occasion, la structure dirigée par le rav Ariel Messas avait invité le rav Igal Betsalel Shafran, directeur du département d'Éthique médicale et de Halakha au sein du grand rabbinat d'Israël, et professeur d'Éthique médicale dans les universités israéliennes. Spécialiste reconnu de ces questions, il a exposé devant une soixantaine de rabbanim l'actualité des critères du passage de la vie à la mort selon la Halakkha et leurs implications concernant certaines transplantations d'organes. Il fut ensuite question de la Halakha et du souci de l'autre en temps de guerre. Cette journée d'étude étant placée sous l'égide du Consistoire de Paris, c'est le grand rabbin de la capitale, David Messas, qui en avait prononcé le discours introductif, rappelant qu'il s'agissait de traiter des questions éthiques en se référant uniquement aux textes de la Torah et de la littérature rabbinique et halakhique, sans y mêler le point de vue de la pensée universelle. Ce fut ensuite au grand rabbin de France, Gilles Bernheim, de rappeler que rapproche juive des questions éthiques devait être source d'enseignement pour l'ensemble des nations. Quant au rav Jermiyahu Mena'hem Kohen, Av Bèt Dine de Paris, il a évoqué les voies que propose la Halakha afin que le Chabbate soit préservé sans pour autant, mettre en péril la vie des malades. Enfin, le rav Ariel Messas, directeur du Bet Hamidrach des rabbins de Paris, s'est interrogé sur les dilemmes soulevés par l'euthanasie. Un sujet sensible, tant certains soins palliatifs antidouleur dont bénéficient les malades en fin de vie sont parfois des euthanasies masquées. En contrepoint de ces avis « d'experts » en Halakha, le président du Consistoire de Paris, Joël Mergui, a, lui, donné son opinion de médecin et évoqué les questions éthiques que se pose un praticien respectueux des Mitsvote. Il a par ailleurs rappelé l'importance pour les rabbanim parisiens de se rencontrer dans ce type de forum afin de ré actualiser leur savoir et de se tenir au courant des derniers développements Halakhiques sur les grands enjeux de société. Source : Hamodia 25 février 2009 |
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