Thèmes Lois de Havdala : questions-réponses pratiques

Lois de la Havdala dans la prière
Réponse
Dans la prière d'Arvit, on dit "Ata Honantanu". Selon notre minhag, on commence par "Ata Honen", et avant de dire "Ve'hanenu Me'itecha", on insère le passage de "Ata Honantanu", puis on poursuit avec "Ve'hanenu Me'itecha" et la suite.
Réponse
Dans certains endroits, on a l'habitude de dire à voix haute les mots "Ata Honantanu" pour rappeler à l'assemblée de le réciter dans leur prière. Cependant, dans nos communautés où chacun a l'habitude de prier individuellement, il ne faut pas dire tout le texte de "Ata Honantanu" à voix haute, même si le chaliah tsibour a l'intention d'acquitter les auditeurs, car cela risque de déranger les autres fidèles.
Réponse
Si quelqu'un a oublié de faire la havdala dans la prière, il ne recommence pas, car il fera la havdala sur une coupe de vin. S'il se souvient de ne pas avoir dit Ata Honantanu après avoir dit "Baroukh Ata Hachem" mais avant de conclure "Honén hada'at", il ne doit pas dire "Lamdéni houkékha" pour revenir à Ata Honantanu, mais il termine la bénédiction par "Honén hada'at". Il ne doit pas non plus dire Ata Honantanu entre la bénédiction de Honén hada'at et celle de Hachivénou, même sans conclusion, ni dans la bénédiction de Choméa tefila. Il ne doit pas accomplir de mélakha avant d'avoir fait la havdala sur une coupe ou d'avoir dit "Baroukh hamavdil ben kodesh le'hol".
Réponse
Celui qui sait qu'il n'aura pas de vin ni de boisson locale pour faire la havdala, même le lendemain, et qui a oublié de dire Ata Honantanu à Arvit, s'il s'en souvient après avoir dit "Baroukh Ata Hachem", il termine par "Lamdéni houkékha". S'il a déjà conclu par "Honén hada'at", il dira Ata Honantanu entre la bénédiction de Honén hada'at et celle de Hachivénou. S'il s'en souvient avant de conclure Choméa tefila, il le dira dans Choméa tefila, sinon il recommence à la bénédiction de Honén hada'at.
Réponse
Celui qui a oublié de dire Ata Honantanu dans la prière d'Arvit et qui a fait une mélakha par erreur avant de faire la havdala sur une coupe, doit recommencer la Amida d'Arvit et y dire Ata Honantanu. Avant de recommencer Arvit, il doit faire une condition en disant : "Si je suis obligé de recommencer la prière, que celle-ci soit une prière obligatoire, et si je ne suis pas obligé, qu'elle soit considérée comme une prière volontaire (nedava)".
Réponse
Si quelqu'un a été empêché de prier Min'ha de Chabbat, a prié Arvit deux fois, mais n'a pas fait la havdala dans aucune des deux prières et a fait une mélakha avant de faire la havdala sur une coupe, il doit encore prier une Amida supplémentaire, comme expliqué.
Réponse
Après la Amida, on récite debout "Vihi Noam...", puis "Chouva Hachem ad mataï...", "Yochev beseter", et on répète le verset "Orekh yamim asbiéhou..." afin de compléter le nom qui en découle. Ensuite, on dit assis "Veata Kadosh..." jusqu'à "Kol hameyachalim laHachem", car c'est le moment où les réchaïm retournent au Guéhinam après avoir cessé d'y être pendant le Chabbat, et c'est pourquoi on prolonge les prières, car on attend que la dernière assemblée d'Israël termine sa prière. On commence par "Veata Kadosh" et on ne dit pas "Ouva leTsion", car il n'y a pas de guéoula la nuit. Selon notre minhag, on dit "Vihi Noam..." même lorsque Yom Tov tombe en semaine, ainsi que pendant le Chabbat de Hol Hamoed. C'est ainsi qu'il convient d'agir selon la Kabbala. Toutefois, dans les endroits où l'on a l'habitude de ne pas le dire lorsque Yom Tov tombe en semaine, ils ont sur quoi s'appuyer, et il convient de les laisser agir ainsi.
Réponse
Si quelqu'un a oublié ou a été empêché de prier Min'ha de Chabbat, il priera deux fois la Arvit de semaine à la sortie de Chabbat. Il dira "Ata Honantanu" dans la bénédiction de "Honène hadaat" lors de la première prière seulement. Mais dans la seconde prière, qui est pour rattraper la Min'ha, il ne dira pas "Ata Honantanu". Si par erreur il a dit "Ata Honantanu" dans les deux prières, ou s'il ne l'a pas dit dans aucune des deux, il est quitte, et il pourra compter sur la havdala sur le verre de vin. Ainsi, s'il a oublié de faire la havdala dans la première prière, il ne la fera pas non plus dans la seconde. Si toutefois il n'a pas fait la havdala dans la première mais l'a faite dans la seconde, il a montré par là que la première était pour rattraper Min'ha et la seconde pour Arvit. Dans ce cas, comme il a précédé la prière de rattrapage à la prière principale, il n'est pas quitte de la prière de rattrapage et devra recommencer la Amida pour rattraper Min'ha. Cependant, s'il a eu explicitement l'intention que la première était pour Arvit et la seconde pour rattraper Min'ha, même s'il s'est trompé et n'a pas fait la havdala dans la première mais l'a faite dans la seconde, il n'a pas besoin de recommencer.
Réponse
Si quelqu'un a oublié ou a été empêché de prier Arvit à la sortie de Chabbat, il priera deux fois la Chaharit du dimanche, et il n'a pas besoin de faire la havdala dans la prière, ni dans la première ni dans la seconde. Tout cela s'applique s'il a fait la havdala sur le verre de vin à la sortie de Chabbat. Mais s'il ne l'a pas faite sur le verre, il dira "Ata Honantanu" dans la prière de rattrapage de Arvit.
Havdala faite par l’officiant
Réponse
Le chaliah tsibour fait la havdala à la synagogue sur une coupe, afin d’acquitter de leur obligation tous ceux qui n’ont pas de vin ou qui ne font pas la havdala chez eux. Toute personne qui a eu l’intention de s’acquitter de la havdala faite par le chaliah tsibour est acquittée, même si elle ne tient pas de coupe de vin en main. Il est désormais d’usage de faire la havdala à la synagogue, et il n’est pas nécessaire d’annuler cette coutume. Cependant, il convient de rappeler à l’assemblée que celui dont les membres de la famille n’ont pas entendu la havdala doit la refaire pour eux.
Réponse
Le chaliah tsibour doit être assis lorsqu’il fait la havdala à la synagogue, et l’assemblée qui souhaite s’acquitter de la havdala doit également être assise pendant la havdala. Selon la halakha, il convient pour nous de suivre l’avis du Maran du Choulhan Aroukh et de s’asseoir lors de la havdala à la sortie de Chabbat et à la sortie de Yom Tov, aussi bien pour celui qui fait la havdala que pour ceux qui l’écoutent.
Réponse
Selon l’avis des Gueonim, celui qui récite la berakha du kiddouch ou de la havdala est obligé de goûter la quantité de kemlo logmav, et s’il n’a pas goûté cette quantité, il n’est pas acquitté de son obligation. Il semble que cette règle s’applique également à la havdala. Il convient donc de tenir compte de leur avis ; ainsi, si quelqu’un ne peut pas boire la quantité de kemlo logmav, il est correct qu’il ne fasse pas la havdala à la synagogue, mais que ce soit quelqu’un qui peut boire kemlo logmav, c’est-à-dire la majorité d’un reviit. Toutefois, s’il n’y a personne d’autre pour faire la havdala, il la fera lui-même, et après avoir goûté un peu, il donnera à quelqu’un de l’assemblée de boire kemlo logmav. Il devra lui dire avant la berakha d’avoir l’intention de s’acquitter de l’obligation.
Réponse
Celui qui écoute la havdala du chaliah tsibour à la synagogue et qui ne sait pas s’il a du vin chez lui doit faire une condition : si, en arrivant chez lui, il constate qu’il n’a pas de vin pour la havdala, il a l’intention de s’acquitter de la havdala qu’il entend du chaliah tsibour ; mais s’il voit qu’il a du vin chez lui, il a l’intention de ne pas s’acquitter de la havdala entendue à la synagogue. Ainsi, s’il découvre en rentrant chez lui qu’il a du vin, il lui est permis de refaire la havdala sur une coupe à la maison, conformément à la condition qu’il a posée.
Lois de la Havdala sur le vin
Réponse
L'ordre de la havdala est le suivant : d'abord la bénédiction boré peri haguefen, puis boré miné besamim (ou boré atsé besamim ou boré isbé besamim selon le cas), ensuite boré meoré haech, et enfin la bénédiction de la havdala. Si l'on a inversé l'ordre en disant d'abord les bénédictions sur les besamim, le feu et la havdala, puis que l'on se souvient avant d'avoir goûté au vin, on récitera alors la bénédiction haguefen et l'on boira.
Réponse
Il est d'usage de dire avant la havdala les versets "Kos yéchouot essa...", "LaYehoudim hayta ora..." ainsi que d'autres versets, en guise de bon signe.
Réponse
Notre coutume est de dire "Savri Maranan" avant la bénédiction haguefen. On agit ainsi également lors de la bénédiction haguefen dans les bénédictions du mariage, lors de la bénédiction de la berit mila et dans des cas similaires.
Réponse
Il faut veiller à ce que la coupe ne soit pas pagoum, tout comme pour la coupe du kiddouch ou du birkat hamazon. Ainsi, si quelqu'un a déjà bu dans la coupe, il faudra y ajouter un peu de vin pour la réparer. A priori, il ne faut pas ajouter d'eau dans la coupe de la havdala, sauf si la coupe est pagoum et qu'on n'a pas de vin pour la réparer ; dans ce cas, il est permis de la réparer en y ajoutant un peu d'eau.
Réponse
Il faut que la coupe ne soit ni cassée ni fissurée. Cependant, il est permis de faire la havdala avec une coupe en carton, en papier ou une coupe jetable.
Réponse
Celui qui n'a pas de vin pour la havdala ne peut pas la faire sur du pain. Ainsi, si quelqu'un a oublié et a déjà récité la bénédiction hamotsi sur le pain avant la havdala, il goûtera un peu du pain, puis fera la havdala sur une coupe, sans réciter la havdala sur le pain, car on ne fait pas la havdala sur le pain.
Réponse
Une personne se trouvant à l'étranger ou dans le désert, et qui ne dispose pas de vin cachère pour la havdala, devra utiliser de la bière considérée comme hamar medina pour faire la havdala. S'il n'y a pas de bière, il ne récitera pas la bénédiction de la havdala sans coupe, mais se reposera sur la havdala dite dans la prière.

