Thèmes Lois de Hallel : questions-réponses pratiques

Lecture du Hallel a Roch Hodech
Réponse
On récite le Halel de manière sautée, aussi bien individuellement qu'en assemblée. Il convient de le dire avec joie, douceur, dans une voix mélodieuse et reconnaissante, et non pas avec précipitation. Il s'est malheureusement répandu dans certains endroits une mauvaise habitude de réciter le Halel rapidement, comme si l'on voulait "engloutir le sacré", en se dépêchant, ce qui est à éviter, car il vaudrait mieux ne pas le faire du tout que de le faire ainsi. Toutefois, il ne faut pas non plus allonger exagérément avec des mélodies, car Roch Hodech est un jour où les hommes ne sont pas dispensés de travailler.
Réponse
La coutume des Ashkénazes est de réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech en disant "lire le Halel". Cependant, les Séfarades ne récitent pas de bénédiction sur le Halel à Roch Hodech. Un Séfarade ne doit pas changer cette coutume, qui est fondée sur l'avis du Rambam et de Maran du Choulhan Aroukh dont nous avons accepté les décisions, et il convient que tous agissent de façon unie en Terre d'Israël selon les décisions de Maran. Même les originaires du Maroc doivent suivre en Terre d'Israël la coutume locale de ne pas réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech, comme l'a rapporté Maran dans le Choulhan Aroukh.
Réponse
Un Séfarade qui prie dans une synagogue ashkénaze à Roch Hodech et qui sert comme chaliah tsibour ne doit pas réciter la bénédiction sur la lecture du Halel selon la coutume ashkénaze. Il est préférable de s'abstenir d'agir plutôt que de faire. Il devra donc demander à un membre de l'assemblée de réciter la bénédiction à sa place. De même, s'il voyage à l'étranger dans un endroit où l'on a l'habitude de bénir sur le Halel et qu'il est chaliah tsibour, il devra laisser un autre réciter la bénédiction.
Réponse
Un Séfarade qui prie avec des Ashkénazes à Roch Hodech et entend la bénédiction sur le Halel de la part du chaliah tsibour ashkénaze ne doit pas répondre Amen, car selon le Rambam, il s'agit d'une bénédiction en vain. Il est préférable de répondre Amen dans son cœur. De même, celui qui entend la bénédiction "al mitsvat tefiline" d'un Ashkénaze pensera Amen dans son cœur.
Réponse
Les membres des communautés orientales qui avaient l'habitude, en dehors d'Israël, de réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech et qui sont montés en Israël doivent changer leur coutume et adopter celle de toutes les autres communautés orientales du pays, à savoir de ne pas réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech, conformément au témoignage de Maran du Choulhan Aroukh. Si quelqu'un s'est trompé et a récité la bénédiction, il devra immédiatement dire "Baroukh chem kevod malhouto leolam vaed", car certains considèrent que, pour nous, il s'agit d'une bénédiction en vain.
Réponse
Notre coutume est de répéter les versets du Halel depuis "Odékha ki anitani" jusqu'à la fin du Halel, conformément à l'avis de l'Arizal, et non selon l'ancienne coutume d'Espagne. Si l'on a oublié de répéter ces versets, il n'est pas nécessaire de recommencer.
Réponse
Lors de la récitation du Halel à Roch Hodech, il est permis de répondre Amen après "Titkabal" et "Al Israël", ainsi qu'après les bénédictions, même au milieu d'un chapitre. Cependant, il ne faut pas répondre "Baroukh Hou ouvaroukh Chemo". A plus forte raison, il est interdit d'interrompre le Halel avec des paroles futiles au milieu de sa récitation.
Réponse
Il est préférable, a priori, de tenir compte de ceux qui estiment qu'il faut réciter le Halel en assemblée. Si une personne est empêchée et ne peut pas le dire avec le public, elle récitera le Halel même seule. Si un individu arrive à la synagogue à Roch Hodech alors que l'assemblée est en train de réciter le Halel, et craint de ne pas pouvoir le dire plus tard avec un autre minyan, il est correct qu'il le récite avec l'assemblée, même s'il n'a pas encore prié. S'il trouve ensuite un autre minyan et prie en assemblée, il peut recommencer à réciter le Halel avec eux, sans que cela ne soit considéré comme une transgression de l'interdit de réciter le Halel chaque jour.
Réponse
Celui qui s'est trompé lors de la récitation du Halel à Roch Hodech et a dit le chapitre "Lo Lanou" ou "Ahavti" n'est pas considéré comme ayant fait une interruption, car ces chapitres font partie du Halel lors des jours où l'on récite le Halel complet. Par conséquent, il n'est pas nécessaire de recommencer la récitation du Halel à Roch Hodech.
Réponse
Celui qui a récité le Halel en inversant l'ordre des passages, c'est-à-dire en les lisant dans un ordre différent de celui prescrit, n'est pas quitte de son obligation.
Réponse
Un individu qui se trouve dans les Pessoukei Dezimra à Roch Hodech ou pendant Hol Hamoed Pessah, et que l'assemblée commence à réciter le Halel, bien qu'il existe un avis permettant d'interrompre pour réciter le Halel avec l'assemblée, il est néanmoins préférable de ne pas le faire et de poursuivre sa prière normalement. Selon l'enseignement de l'Arizal, il ne faut pas modifier l'ordre établi de la prière fixé par les Anshei Knesset Haguedola et les derniers prophètes.
Réponse
Celui qui a interrompu la récitation du Halel et a attendu un temps suffisant pour pouvoir terminer tout le Halel, n'a pas besoin de recommencer depuis le début.
Réponse
La mitsva de la lecture du Halel doit être accomplie debout, sans s'appuyer contre un mur ou une colonne. Toutefois, a posteriori, si quelqu'un a lu le Halel assis, même les jours où l'on récite le Halel complet, il est quitte. De même, une personne âgée ou malade qui ne peut pas se tenir debout pendant la lecture du Halel est autorisée à s'appuyer sur un objet. Si cela aussi leur est impossible, ils peuvent le réciter assis ou allongés.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la lecture du Halel. Si elles souhaitent le réciter à Roch Hodech, elles en ont le droit et il n'y a aucune crainte à cela. Cependant, il est interdit aux femmes séfarades de réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech. Il en est de même à Yom Tov, à l'exception de la nuit de Pessa'h où les femmes sont tenues de réciter la bénédiction et de lire le Halel. Il est impératif pour les responsables d'écoles de filles de ne pas enseigner aux jeunes filles séfarades à réciter la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech, car il est interdit à un Ashkénaze d'enseigner à un Séfarade à l'encontre de l'avis de Maran. Par conséquent, il faut éduquer les jeunes filles séfarades uniquement selon l'opinion de Maran du Choulhan Aroukh. Selon le Choulhan Aroukh, celui qui récite la bénédiction sur le Halel à Roch Hodech porte le nom du Ciel en vain et commet une transgression.
Réponse
La coutume des Séfarades est de réciter le Halel à Roch Hodech dans la maison d'un endeuillé, seul l'endeuillé lui-même ne le récite pas. À Jérusalem, la communauté a l'habitude de sortir dans une autre pièce ou un autre appartement pour y lire le Halel, puis de revenir dans la pièce où le défunt est décédé. En cas de nécessité, s'il n'y a pas d'autre pièce suffisamment grande, l'endeuillé sortira dans une autre pièce et les autres réciteront le Halel. Tout cela s'applique lorsque le décès a eu lieu dans la maison de l'endeuillé, mais si le décès a eu lieu à l'hôpital ou ailleurs, même à Jérusalem, la communauté peut réciter le Halel dans la maison de l'endeuillé, seul l'endeuillé ne le récite pas. Si Roch Hodech tombe le septième jour de deuil, il est approprié de réciter à l'endeuillé des versets de consolation avant le Halel, "Lo yavo od chomshekh...", et alors l'endeuillé pourra également réciter le Halel. À Roch Hodech Tevet (Hanouka), même l'endeuillé récite le Halel complet.
Réponse
Le temps pour la lecture du Halel s'étend toute la journée. Si quelqu'un l'a lu avant l'aube, il devra le relire après l'aube.
Réponse
Dans le texte de Yaale véyavo que l'on dit à Roch Hodech, il est préférable de dire "bayom Roch ha'hodesh hazé".
Réponse
Dans le texte de Yaale véyavo, certains disent : "Yaale véyavo, yagia, yéraé véyératsé, yichama véyipaked véyizaker...". C'est également le texte que l'on trouve dans d'anciens siddourim. Celui qui souhaite être précis peut le dire ainsi.
Réponse
La formulation correcte à dire dans Yaale véyavo selon notre minhag est : "lehen vélehesed vélerahamim, lehayim tovim vélechalom". Notre coutume est de réciter le Halel à Roch Hodech sans berakha, ainsi que pendant Hol Hamoed Pessah. Mais pendant les jours de la fête de Soukot, de Chavouot, le premier jour de Pessah, et les huit jours de Hanouka, on récite la berakha en disant "ligmor et haHalel". Si quelqu'un s'est trompé et a dit la berakha "likro et haHalel" comme le minhag ashkénaze, il doit immédiatement corriger et dire "ligmor et haHalel" dans le laps de temps appelé "tokh kedé dibour". Si ce temps est dépassé, il est quitte et ne doit pas recommencer la berakha.
Réponse
Après la lecture du Halel, on dit, pour la segoula, le verset "VeAvraham zaken ba bayamim". Il est permis de réciter par cœur les versets du Halel ainsi que ce verset, car ils sont bien connus de tous.

