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Thèmes Lois de Tou Bichvat : questions-réponses pratiques

Tou Bichvat, Nouvel An des arbres, correspond au 15 Chevat et marque dans le calendrier agricole d’Israël la reprise de la sève des arbres fruitiers.

Tou Bichvat
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Lois et coutumes de Tou Bichvat

Quel est le statut de Tou Bichvat dans le calendrier juif ?
Quelles lois sont concernées par le fait que Tou Bichvat est le Roch Hachana des arbres ?
Est-il permis de jeûner le jour de Tou Bichvat ?
Réponse

Le jour de Tou Bichvat est le Roch Hachana des arbres. Cela a des conséquences pour plusieurs lois concernant la orla et les teroumoth et maasseroth, comme cela sera expliqué plus loin dans les lois de orla et de teroumoth et maasseroth. Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvat.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 1)
Un fiancé doit-il jeûner le jour de son mariage si celui-ci tombe à Tou Bichvat ?
La coutume séfarade impose-t-elle au fiancé de jeûner le jour de son mariage ?
Réponse

Dans les endroits où il est d'usage que le fiancé jeûne le jour de son mariage, il ne jeûnera pas à Tou Bichvat, même s'il jeûne le jour de son mariage pendant le mois de Nissan. De toute façon, la coutume des Séfarades est que le fiancé ne jeûne pas du tout le jour de son mariage, même les autres jours de l'année.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 2)
Récite-t-on le Vidouï et la Nefilat Apayim à Tou Bichvat ?
Que fait-on à la prière de Min'ha si Tou Bichvat tombe un Chabbat ?
Quelle est la coutume concernant le Vidouï et la Nefilat Apayim à la prière de Min'ha du 14 Chevat ?
Réponse

On ne dit pas le Vidouï ni la Nefilat Apayim à Tou Bichvat. Si Tou Bichvat tombe un Chabbat, on ne dit pas Tsidkatecha Tsedek et autres à la prière de Min'ha. La coutume est aussi de ne pas dire le Vidouï ni la Nefilat Apayim à la prière de Min'ha du 14 Chevat.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 3)
Existe-t-il une coutume d'étude particulière la nuit de Tou Bichvat ?
Quel type de textes est-il recommandé d'étudier la nuit de Tou Bichvat ?
Est-il préférable d'étudier avec compréhension ou simplement de lire les textes la nuit de Tou Bichvat ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude d'étudier la nuit de Tou Bichvat, en lisant la Michna et le Zohar sur des sujets liés à ce jour. Un livre intitulé "Pri Etz Hadar" a d'ailleurs été publié spécialement à cet effet. Quiconque lit un verset en son temps apporte du bien au monde. Cependant, il convient d'étudier avec compréhension autant que possible, et en particulier d'étudier les lois relatives à Tou Bichvat, concernant la orla, les teroumoth et maasseroth, ainsi que les lois de priorité dans les berakhoth.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 4)
Que fait-on de particulier concernant la consommation de fruits à Tou Bichvat ?
Quels fruits privilégier lors de la consommation à Tou Bichvat ?
Faut-il réciter une berakha spécifique sur les fruits consommés à Tou Bichvat ?
Réponse

Il est d'usage de multiplier la consommation de fruits d'arbres la nuit de Tou Bichvat, en particulier des fruits pour lesquels la terre d'Israël a été louée, afin de montrer que c'est le Roch Hachana des arbres, et de réciter sur eux les berakhoth appropriées. C'est une belle coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 5)
Que pensent les décisionnaires du fait de consommer des fruits de Tou Bichvat après le Kiddouch et avant la Nétilat Yadaïm lorsque Tou Bichvat tombe un Chabbat ?
Doit-on réciter une berakha aharona sur les fruits consommés avant le repas de Chabbat à Tou Bichvat si l'on en a mangé la quantité requise ?
Réponse

Lorsque Tou Bichvat tombe un Chabbat, certains ont l'habitude d'apporter les fruits pour réciter la berakha dessus immédiatement après le Kiddouch, avant la Nétilat Yadaïm du repas. Il y a lieu d'émettre des réserves sur cette coutume, car il existe une divergence parmi les décisionnaires pour savoir s'il faut réciter une berakha aharona après ces fruits, ou si l'on est quitte par le Birkat Hamazon après le repas. En tout cas, si l'on a apporté les fruits avant le repas et qu'on en a mangé la quantité requise, on ne récitera pas de berakha aharona.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 6)
Est-il permis d'apporter des fruits après le Birkat Hamazon lors de Tou Bichvat en semaine ?
Que doit-on faire si l'on a oublié et apporté les fruits après le Birkat Hamazon lors de Tou Bichvat en semaine ?
Peut-on apporter les fruits après le Birkat Hamazon à Tou Bichvat lorsqu'il tombe un Chabbat ?
Réponse

Lorsque Tou Bichvat tombe en semaine, a priori il ne faut pas apporter les fruits après le Birkat Hamazon, afin de ne pas provoquer une bénédiction finale non nécessaire, ce qui constituerait une berakha chééna tsricha. Ce n'est que si, par erreur ou par oubli, on a laissé ou apporté les fruits après le Birkat Hamazon, qu'il est permis de les apporter, et l'on récitera les bénédictions appropriées avant et après, comme il convient. Par contre, le Chabbat, il est permis dès le départ de les laisser ou de les apporter après le Birkat Hamazon, afin d'atteindre le compte de cent bénédictions quotidiennes.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 7)
Faut-il réciter la berakha de chehecheyanu sur l'etrog confit consommé à Tou Bichvat ?
Pourquoi ne récite-t-on pas chehecheyanu sur l'etrog à Tou Bichvat si on l'a déjà fait à Souccot ?
Une femme doit-elle réciter chehecheyanu en mangeant l'etrog à Tou Bichvat ?
Réponse

Certains ont la coutume de confire l'etrog dans du sucre pour en faire une confiture et de le consommer la nuit de Tou Bichvat. Il ne faut pas réciter la bénédiction de chehecheyanu sur cet etrog selon tous les avis, car on a déjà récité cette bénédiction lors de la prise de l'etrog avec le loulav pendant la fête de Souccot, ce qui dispense également de la réciter pour la consommation, comme c'est le cas lorsqu'on récite chehecheyanu à la vue d'un fruit nouveau et qu'on ne la répète pas lors de la consommation. Cependant, une femme doit réciter la bénédiction de chehecheyanu à Tou Bichvat lors de la consommation de l'etrog, puisqu'elle ne récite pas cette bénédiction sur le loulav.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 8)
Faut-il vérifier les fruits pour la présence de vers avant de réciter la berakha ?
Pourquoi est-il important de rappeler la vérification des fruits et légumes susceptibles de contenir des vers ?
Combien d'interdits de la Torah transgresse-t-on en mangeant un ver trouvé dans un fruit ?
Réponse

Pour les fruits susceptibles de contenir des vers, il faut les ouvrir et les examiner avant de réciter la berakha de jouissance. Il est nécessaire de rappeler régulièrement l'importance de vérifier les fruits et légumes réputés pour contenir des vers, car il s'agit d'une interdiction grave : celui qui mange un ver transgresse cinq interdits de la Torah. Une telle personne souille son âme et éloigne son cœur du service d'Hachem.

(Yalkout Yossef, Lois de Tou Bichvat, Halakha 9)