Thèmes Lois de Tou Bichvat : questions-réponses pratiques

Lois et coutumes de Tou Bichvat
Réponse
Le jour de Tou Bichvat est le Roch Hachana des arbres. Cela a des conséquences pour plusieurs lois concernant la orla et les teroumoth et maasseroth, comme cela sera expliqué plus loin dans les lois de orla et de teroumoth et maasseroth. Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvat.
Réponse
Dans les endroits où il est d'usage que le fiancé jeûne le jour de son mariage, il ne jeûnera pas à Tou Bichvat, même s'il jeûne le jour de son mariage pendant le mois de Nissan. De toute façon, la coutume des Séfarades est que le fiancé ne jeûne pas du tout le jour de son mariage, même les autres jours de l'année.
Réponse
On ne dit pas le Vidouï ni la Nefilat Apayim à Tou Bichvat. Si Tou Bichvat tombe un Chabbat, on ne dit pas Tsidkatecha Tsedek et autres à la prière de Min'ha. La coutume est aussi de ne pas dire le Vidouï ni la Nefilat Apayim à la prière de Min'ha du 14 Chevat.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude d'étudier la nuit de Tou Bichvat, en lisant la Michna et le Zohar sur des sujets liés à ce jour. Un livre intitulé "Pri Etz Hadar" a d'ailleurs été publié spécialement à cet effet. Quiconque lit un verset en son temps apporte du bien au monde. Cependant, il convient d'étudier avec compréhension autant que possible, et en particulier d'étudier les lois relatives à Tou Bichvat, concernant la orla, les teroumoth et maasseroth, ainsi que les lois de priorité dans les berakhoth.
Réponse
Il est d'usage de multiplier la consommation de fruits d'arbres la nuit de Tou Bichvat, en particulier des fruits pour lesquels la terre d'Israël a été louée, afin de montrer que c'est le Roch Hachana des arbres, et de réciter sur eux les berakhoth appropriées. C'est une belle coutume.
Réponse
Lorsque Tou Bichvat tombe un Chabbat, certains ont l'habitude d'apporter les fruits pour réciter la berakha dessus immédiatement après le Kiddouch, avant la Nétilat Yadaïm du repas. Il y a lieu d'émettre des réserves sur cette coutume, car il existe une divergence parmi les décisionnaires pour savoir s'il faut réciter une berakha aharona après ces fruits, ou si l'on est quitte par le Birkat Hamazon après le repas. En tout cas, si l'on a apporté les fruits avant le repas et qu'on en a mangé la quantité requise, on ne récitera pas de berakha aharona.
Réponse
Lorsque Tou Bichvat tombe en semaine, a priori il ne faut pas apporter les fruits après le Birkat Hamazon, afin de ne pas provoquer une bénédiction finale non nécessaire, ce qui constituerait une berakha chééna tsricha. Ce n'est que si, par erreur ou par oubli, on a laissé ou apporté les fruits après le Birkat Hamazon, qu'il est permis de les apporter, et l'on récitera les bénédictions appropriées avant et après, comme il convient. Par contre, le Chabbat, il est permis dès le départ de les laisser ou de les apporter après le Birkat Hamazon, afin d'atteindre le compte de cent bénédictions quotidiennes.
Réponse
Certains ont la coutume de confire l'etrog dans du sucre pour en faire une confiture et de le consommer la nuit de Tou Bichvat. Il ne faut pas réciter la bénédiction de chehecheyanu sur cet etrog selon tous les avis, car on a déjà récité cette bénédiction lors de la prise de l'etrog avec le loulav pendant la fête de Souccot, ce qui dispense également de la réciter pour la consommation, comme c'est le cas lorsqu'on récite chehecheyanu à la vue d'un fruit nouveau et qu'on ne la répète pas lors de la consommation. Cependant, une femme doit réciter la bénédiction de chehecheyanu à Tou Bichvat lors de la consommation de l'etrog, puisqu'elle ne récite pas cette bénédiction sur le loulav.
Réponse
Pour les fruits susceptibles de contenir des vers, il faut les ouvrir et les examiner avant de réciter la berakha de jouissance. Il est nécessaire de rappeler régulièrement l'importance de vérifier les fruits et légumes réputés pour contenir des vers, car il s'agit d'une interdiction grave : celui qui mange un ver transgresse cinq interdits de la Torah. Une telle personne souille son âme et éloigne son cœur du service d'Hachem.

