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Thèmes Lois de Roch Hachana : questions-réponses pratiques

Roch Hachana, Nouvel An hébraïque célébré les 1er et 2 Tichri, Yom Téroua marqué par la sonnerie du chofar et le jugement du Créateur.

Roch Hachana
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Autres lois du mois d’Eloul

Pourquoi les Ashkénazes sonnent-ils du chofar chaque jour après la prière de Chaharit pendant le mois d'Eloul ?
Quel est le but de la sonnerie du chofar chez les Ashkénazes durant le mois d'Eloul ?
Réponse

Chez les Ashkénazes, on a l'habitude de sonner du chofar pendant tout le mois d'Eloul après la prière de Chaharit. Cette pratique repose sur des bases solides et vise à éveiller le peuple à la techouva, comme il est écrit : « Un chofar sonnera-t-il dans la ville sans que le peuple ne frémisse ? »

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 1)
Quel psaume est-il recommandé de réciter après la prière de Chaharit du début du mois d'Eloul jusqu'à Hoshana Rabba ?
Quelle est la signification des mots « Ori », « Veyishi » et « Ki Yitspeneni Bassouka » dans le psaume « LeDavid Hachem Ori Veyishi » que l’on récite après la prière de Chaharit depuis Roch Hodech Eloul jusqu'à Hoshana Rabba ?
Réponse

Il est recommandé de dire, après la prière de Chaharit, depuis Roch Hodech Eloul jusqu'à Hoshana Rabba, le psaume « LeDavid Hachem Ori Veyishi Mimi Ira ». Selon l'interprétation, « Ori » fait référence à Roch Hachana, « Veyishi » au jour de Kippour, et « Ki Yitspeneni Bassouka » fait allusion à la Soukka.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 2)
Est-il permis de manger des gâteaux ou des fruits avant les Selihot si l'aube est déjà levée pendant le mois d'Eloul ?
Selon le Zohar, qu'est-il permis de consommer avant les Selihot pour quelqu'un qui s'est réveillé après avoir dormi la nuit, même avant l'aube ?
Réponse

Ceux qui se lèvent à l'aube pour dire les Selihot pendant le mois d'Eloul et qui se sentent faibles et souhaitent goûter à des gâteaux ou des fruits doivent faire attention : si l'aube est déjà levée, il leur est interdit de goûter, à l'exception d'une tasse de thé ou de café. Selon le Zohar, toute personne qui a dormi la nuit et se réveille, même avant l'aube, ne doit rien goûter, seuls l'eau, le café ou le thé sont permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 3)
Pourquoi le mois d'Eloul est-il considéré comme un moment approprié pour faire techouva et améliorer ses actions ?
Quelle est l'une des raisons de la sonnerie du chofar pendant le mois d'Eloul ?
Réponse

Le mois d'Eloul est le moment propice pour examiner ses actions, augmenter l'étude de la Torah et les bonnes actions, et faire techouva aussi bien sur les mauvaises actions que sur les mauvais traits de caractère. L'une des raisons pour lesquelles on sonne du chofar pendant le mois d'Eloul est d'éveiller le peuple à la techouva, comme mentionné précédemment.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 4)
Sur quoi convient-il de se concentrer lors de la berakha « Hachivénou » pendant le mois d'Eloul ?
Pourquoi est-il recommandé de prier pour les proches qui se sont éloignés de la Torah pendant le mois d'Eloul ?
Réponse

Il est bon de se concentrer particulièrement dans la berakha « Hachivénou » et de prier pour ceux qui se sont éloignés de la Torah d'Hachem et ont adopté de mauvaises voies, surtout s'il s'agit de proches. En effet, ces jours sont des jours de souvenir et d'action, des jours de faveur, propices à leur retour à la techouva grâce à une inspiration d'en haut.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 5)
Est-il obligatoire de vérifier les tefiline et les mezouzot pendant le mois d'Eloul ?
À quelle fréquence la halakha exige-t-elle de vérifier les mezouzot ?
Quelle est la coutume de piété concernant la vérification des mezouzot pendant le mois d'Eloul ?
Réponse

Il est d'usage chez les hassidim et les personnes pieuses de vérifier les tefiline et les mezouzot pendant le mois d'Eloul. Toutefois, il n'y a pas d'obligation halakhique stricte de les vérifier à ce moment. Si les tefiline ont été écrits par un scribe expert, il n'est pas nécessaire de les vérifier même après plusieurs années. Pour les mezouzot, la halakha exige de les vérifier une fois tous les trois ans et demi. Cependant, il existe une coutume de piété de les vérifier chaque année pendant le mois d'Eloul.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 6)
Quelle haftara lit-on lorsque le premier jour de Roch Hachana tombe un Chabbat selon le minhag Sefarade ?
Les Sefaradim lisent-ils la haftara "Hashamayim Kisi" quand Roch Hachana tombe un Chabbat ?
Que fait-on à la fin de la haftara lorsque Roch Hachana tombe un Chabbat selon le minhag Sefarade ?
Réponse

Lorsque le premier jour de Roch 'Hodech Eloul tombe un Chabbat, il convient de lire la haftara "Ania Soara", qui fait partie des sept haftarot de consolation. Tel est le minhag des Sefaradim : même si Roch 'Hodech Eloul tombe un Chabbat, on ne lit pas la haftara "Hashamayim Kisi". Toutefois, à la fin de la haftara, on dit le premier et le dernier verset de la haftara "Hashamayim Kisi". Les Ashkenazim ont pour coutume de lire la haftara "Hashamayim Kisi".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 7)
Est-il permis de se marier pendant le mois d'Eloul ?
Un étudiant de yeshiva doit-il avancer son mariage avant le mois d'Eloul ?
Faut-il reporter un mariage après les Yamim Noraïm si on n'a pas pu l'organiser avant le mois d'Eloul ?
Réponse

Il est permis de célébrer des mariages pendant tous les jours du mois d'Eloul, sans aucune crainte ni du point de vue de la halakha ni du minhag. Celui qui se montre strict à ce sujet n'est que parmi les gens étonnants. Cependant, pour un étudiant de yeshiva, il est préférable d'avancer son mariage à la veille de Roch 'Hodech Eloul, afin de ne pas perturber l'organisation de la yeshiva durant le mois d'Eloul. Mais s'il n'a pas pu avancer, qu'il ne repousse pas le mariage après les Yamim Noraïm.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 8)
Quelle formule est-il d'usage d'écrire au début d'une lettre envoyée pendant le mois d'Eloul ?
Doit-on écrire "Lechana tova tikatevou vetekhatemou" au début d'une lettre adressée à quelqu'un durant le mois d'Eloul ?
Réponse

Il est d'usage que celui qui écrit une lettre à son prochain pendant le mois d'Eloul commence la lettre par la formule "Lechana tova tikatevou vetekhatemou".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 9)

Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour

Quelles sont les qualités requises pour nommer un chaliah tsibour pendant les Yamim Noraïm selon le Choulhan Aroukh ?
Est-il permis de nommer comme chaliah tsibour une personne qui ne prononce pas correctement certaines lettres hébraïques ?
Que faire si la seule personne convenable pour être chaliah tsibour a des difficultés de prononciation ?
Réponse

Selon le Choulhan Aroukh, le chaliah tsibour (en particulier pendant les Yamim Noraïm) doit être une personne convenable, exempte de fautes, sans mauvaise réputation même dans sa jeunesse. Il doit être humble, accepté par la communauté, indulgent envers autrui, avoir une voix agréable et être habitué à lire la Torah, les Neviim et les Ketouvim. Il est également nécessaire qu'il ait une prononciation claire de toutes les lettres. Si, par exemple, il prononce la lettre 'het' comme un 'kaf' doux, ou le 'ayin' comme un 'alef', ou le 'kof' comme un 'kaf' dur, il n'est pas approprié de le nommer chaliah tsibour. Toutefois, s'il n'existe pas d'autre personne aussi convenable pour remplir cette fonction, il est permis de le nommer, à condition qu'il s'efforce d'améliorer sa prononciation.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 1)
Quelles sont les qualités recommandées pour choisir un chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm ?
Quel âge minimum est-il conseillé pour le chaliah tsibour pendant les Yamim Noraïm ?
Quelles sont les exigences pour la personne qui sonne le chofar lors de Roch Hachana ?
Réponse

C'est pourquoi les membres de la communauté et les responsables doivent veiller à rechercher un chaliah tsibour qui soit le plus grand possible en Torah et en bonnes actions, et le plus convenable que l'on puisse trouver pour prier pendant les Yamim Noraïm et réciter les Selihot. Il est correct qu'il ait au moins trente ans. De même, pour celui qui sonne le chofar, il faut s'efforcer qu'il soit craignant Hachem et érudit en Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 2)
Est-il préférable de nommer un célibataire comme chaliah tsibour pendant les Yamim Noraïm ?
Entre un érudit en Torah célibataire de moins de trente ans et une personne simple mariée de plus de trente ans, qui doit être choisi comme chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm ?
Réponse

De préférence, lorsqu'il est possible, il ne faut pas nommer un célibataire comme chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm ; il est préférable de rechercher un chaliah tsibour marié et âgé d'au moins trente ans. Cependant, cela n'est pas une condition indispensable. Ainsi, si l'on a le choix entre un érudit en Torah, craignant Hachem, qui n'a pas trente ans et n'est pas marié, mais qui sait remplir la fonction de chaliah tsibour, et une personne simple, mariée et de plus de trente ans, l'érudit en Torah est prioritaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 3)
Un chaliah tsibour veuf peut-il continuer à officier pendant les Yamim Noraïm ?
Y a-t-il une différence entre un célibataire et un veuf concernant la nomination comme chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm ?
Réponse

Si un chaliah tsibour est devenu veuf et que certains s'opposent à ce qu'il officie pendant les Yamim Noraïm sous prétexte qu'il n'est plus marié, la règle principale est qu'il ne faut pas le démettre de sa fonction. En effet, il y a une différence entre un jeune homme célibataire, dont le yetser est plus fort, et un veuf qui a déjà été marié et dont le yetser n'est pas aussi intense.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 4)
Une personne ayant deux épouses avec l'autorisation du beth din peut-elle être chaliah tsibour à Roch Hachana et Yom Kippour ?
Réponse

Celui qui a vécu avec son épouse plus de dix ans sans avoir eu d'enfants, et à qui le beth din a permis d'épouser une seconde femme, de sorte qu'il a deux épouses, est autorisé à être chaliah tsibour à Roch Hachana et Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 5)
Quelles sont les exigences concernant l'éducation des enfants du chaliah tsibour pour qu'il soit apte à officier ?
Un chaliah tsibour dont les enfants fréquentent une école laïque peut-il être nommé même de façon occasionnelle ?
Faut-il répondre amen après un chaliah tsibour qui prie contre la volonté de la communauté ?
Réponse

Il est essentiel de veiller avec rigueur à ce que les enfants et les proches du chaliah tsibour ne soient pas des transgresseurs, ni éduqués dans des écoles qui ne transmettent pas la crainte d'Hachem, ou dans des établissements mixtes garçons-filles. Un chaliah tsibour qui envoie ses enfants dans des écoles laïques, où les enseignants sont des hérétiques ou des renégats, est inapte à être chaliah tsibour, même de façon occasionnelle. Toutefois, tout Juif est apte à cette fonction, à condition de ne pas être un transgresseur, comme par exemple quelqu'un qui se rase la barbe avec une lame, ou autre cas similaire. Il doit également être accepté par la communauté ; s'il prie de force, on ne répond pas "amen" après lui.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 6)
Peut-on nommer comme chaliah tsibour quelqu'un qui a assigné un Juif devant un tribunal civil sans passer par un beth din ?
Est-il permis de choisir comme chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm une personne qui n'a eu recours au tribunal civil qu'une seule fois ?
Réponse

Un chaliah tsibour qui a assigné un Juif devant un tribunal civil, sans s'adresser d'abord à un beth din pour juger selon la halakha, est disqualifié pour être chaliah tsibour. Même s'il n'a eu recours au tribunal civil qu'une seule fois, il est interdit de le nommer chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 7)
Est-il permis de nommer comme chaliah tsibour une personne qui se rase la barbe avec une lame ou un rasoir ?
Peut-on choisir comme chaliah tsibour quelqu'un qui profane le Chabbat, même par désir personnel ?
Que doit faire un fidèle si les responsables de la synagogue nomment un chaliah tsibour transgresseur ?
Réponse

Une personne qui transgresse une faute, par exemple qui se rase la barbe avec une lame ou un rasoir, il est interdit de la nommer chaliah tsibour, même de façon occasionnelle, comme lors de l'anniversaire du décès de ses parents (yahrzeit). A plus forte raison, si cette personne profane le Chabbat, même par désir personnel, elle est disqualifiée pour être chaliah tsibour. Si les responsables de la synagogue ne sont pas suffisamment religieux et nomment une telle personne, il vaut mieux que chacun prie seul chez soi plutôt que de prier à la synagogue avec un chaliah tsibour transgresseur. La responsabilité incombe aux responsables, qui devront en rendre compte.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 8)
Peut-on nommer comme chaliah tsibour une personne qui a fauté mais qui a fait techouva ?
Réponse

Si une personne a fait techouva, il est permis de la nommer chaliah tsibour, car rien ne fait obstacle à la techouva.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 9)
Est-il recommandé qu'un chaliah tsibour embellisse sa prière avec une belle voix s'il le fait pour sanctifier le Nom divin ?
Comment un chaliah tsibour doit-il se comporter lorsqu'il prie avec une belle voix ?
Le chaliah tsibour a-t-il le droit de prolonger sa prière pour montrer sa voix, même si cela fatigue la communauté ?
Réponse

Un chaliah tsibour qui possède une belle voix et qui embellit sa prière avec son chant agréable, en ayant l'intention de sanctifier le Nom divin et en se réjouissant de louer Hachem avec mélodie, mérite la bénédiction. Cependant, il doit prier avec sérieux, humilité, crainte et respect. Si le chaliah tsibour élève sa voix uniquement pour recevoir des éloges du public pour sa belle voix, cela est blâmable, comme il est dit : "Elle a élevé la voix, c'est pourquoi je l'ai détestée". Quoi qu'il en soit, les chaliah tsibour ne doivent pas prolonger leur prière au détriment de la communauté, et il est dit de façon imagée : "Ils moissonneront avec chant, mais brièvement".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 10)
Est-il permis de nommer un baal techouva comme chaliah tsibour pour les Yamim Noraïm, même s'il a eu une mauvaise réputation dans sa jeunesse ?
Peut-on nommer un baal techouva comme chaliah tsibour pendant le reste de l'année ?
Réponse

Dans de nombreux endroits, il est d'usage de nommer un baal techouva comme chaliah tsibour, même pour les Yamim Noraïm, bien que la communauté sache qu'il a publiquement profané le Chabbat dans le passé ou qu'il ait eu une mauvaise réputation dans sa jeunesse. Ceux qui agissent ainsi ont sur qui s'appuyer, surtout à notre époque où les baalei techouva sont nombreux. En dehors des Yamim Noraïm, il n'y a aucune restriction à nommer un baal techouva comme chaliah tsibour.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Qui convient-il de nommer comme Chaliah Tsibour, Halakha 11)