Thèmes Lois de Avoda Zara concept : questions-réponses pratiques

Lois de l'idolâtrie
Réponse
Des bougies en cire qui ont été destinées à une église d'idolâtrie et remises aux prêtres, mais qui, avant d'être introduites dans leur église, ont été données à un Juif, il est permis de les allumer à la synagogue, pour Hanouka ou pour les bougies de Chabbat. En effet, seule une offrande est interdite même si elle n'a été que mise de côté à cet effet, tandis que pour une mitsva, le fait d'avoir été préparé à l'avance n'a pas de conséquence halakhique.
Règle des statues et formes d'idolâtrie
Réponse
Il est interdit de fabriquer une représentation en relief d’un être humain complet, et il est également interdit de la conserver chez soi. Cette interdiction ne concerne que les représentations complètes avec tous les membres. En revanche, un visage humain avec le cou jusqu’à la poitrine, sans le reste du corps, même en relief, n’est soumis à aucune interdiction, que ce soit pour la fabrication ou la conservation. Il est d’usage d’être indulgent et d’acheter pour les jeunes enfants, à des fins de jeu et de divertissement, des poupées à l’effigie humaine, fabriquées pour jouer. Toutefois, il est préférable, lorsque cela est possible, de ne pas acheter de poupées représentant un être humain complet dans tous ses membres, mais seulement la moitié supérieure du corps, ou celles qui ne montrent qu’un côté, c’est-à-dire un œil, la moitié du nez, une main et un pied. Il est permis d’en faire le commerce, d’en vendre et d’en acheter, même si elles représentent un être humain complet avec tous ses membres. Quant aux usines qui fabriquent de telles poupées dès le départ, rien ne prouve qu’elles agissent avec l’approbation des sages. Si quelqu’un demande s’il est permis de fabriquer de telles poupées dès le départ, on lui conseillera d’être rigoureux. Cependant, il n’y a pas lieu de protester contre ceux qui sont indulgents et agissent ainsi.
Réponse
Les femmes qui portent une perruque et possèdent chez elles une statue en relief à forme humaine pour y déposer la perruque lorsqu’elles ne la portent pas, il convient de dire à leur sujet que la transgression en entraîne une autre. En effet, le port de la perruque et le fait de sortir ainsi dans l’espace public est interdit selon la majorité des décisionnaires, et le Rav Haflaa et son tribunal ont même excommunié celles qui sortent ainsi. De plus, elles en viennent à placer chez elles une représentation humaine en relief, ce qui est interdit selon tous les décisionnaires. Il faut donc protester contre elles et les inciter à faire techouva. Toutefois, si la représentation n’est pas complète, mais seulement la moitié supérieure du corps humain, il n’y a pas lieu de protester, car Maran dans le Choulhan Aroukh a permis cela.
Réponse
Un rideau d’Aron Hakodech brodé de lions de chaque côté des tables portant les Dix Commandements ne doit pas être accroché à l’extérieur de l’Aron Hakodech. Il est également interdit d’installer des représentations de lions en bronze, en marbre ou autres matériaux similaires au-dessus de l’Aron Hakodech. Les rabbins d’Israël sont appelés à enseigner publiquement à ce sujet et à s’adresser avec douceur aux responsables pour qu’ils retirent ces représentations des synagogues, et à diffuser largement qu’il ne faut plus consacrer de tels rideaux pour la synagogue. Tout cela doit se faire avec sagesse, intelligence, paix et droiture, sans provoquer de discorde, car les voies de la Torah sont des voies agréables et tous ses sentiers sont paix.
Réponse
La croix (deux barres croisées) que les chrétiens portent autour du cou n’a pas le statut d’idolâtrie, car elle n’est faite que pour le souvenir et il est permis d’en tirer profit, puisqu’il n’est pas d’usage de s’y prosterner. Il en va de même pour la croix remise à une personne honorable par les autorités en signe de reconnaissance ou d’honneur (médaille) : il n’y a aucune crainte qu’on s’y soit prosterné, et il est permis à un Juif de la porter sur sa poitrine et d’en tirer honneur, car il n’y a là aucun soupçon d’idolâtrie, seulement un signe d’honneur. Toutefois, il est préférable de ne pas la porter en permanence, mais seulement lors de visites auprès des autorités ou lors d’événements officiels et similaires.
Réponse
Un Juif qui se retrouve en possession d’un vêtement brodé de nombreux motifs de croix, destiné au chef des prêtres pour ses visites auprès des rois ou dans leur église lors de leur fête, et qui l’a acquis dans le but de le vendre au plus offrant, il est permis, a posteriori, de le vendre à un chrétien.
Réponse
Il est permis de se faire photographier. Il n’y a pas à craindre l’interdit de « tu ne feras pas pour toi d’image sculptée ou de représentation ». Même selon ceux qui sont rigoureux concernant la photographie, il est permis de photographier uniquement la moitié supérieure du corps. Il en va de même pour une photo de profil, où l’on ne voit qu’un côté du visage, un œil et une oreille. Tout cela relève d’une attitude de piété pour les rares personnes qui souhaitent être strictes, mais selon la halakha, la coutume s’est largement répandue d’être indulgent dans tous les cas de photographie, en particulier lorsqu’il s’agit de renforcer l’amour de la Torah. Cette pratique est également courante chez ceux qui sont scrupuleux dans l’observance des mitsvot.
Réponse
Une représentation en relief d’un être humain, où seule la moitié du corps est visible, comme une personne allongée sur le côté, de sorte qu’on ne voit qu’un œil, une oreille, une main, un pied et un côté du nez, est permise. En effet, il ne s’agit pas d’une image complète d’un être humain.
Réponse
Il est d’usage de décorer la soukka pendant la fête de Soukkot avec des images de tsadikim et de grands de la génération. Il est également d’usage d’accrocher chez soi des images de grands de la Torah afin de réaliser le verset : « Tes yeux verront tes maîtres. » Il en est de même pour un dessin représentant une personne, car il n’y a pas d’interdiction pour un tel dessin tant qu’il ne s’agit pas d’une image en relief. A fortiori, il est permis de conserver la photo dans un album, ou d’accrocher la photo dans les différentes pièces de la maison.
Réponse
Il est permis d’accrocher sur les murs de la maison des images ou des photos d’animaux et d’oiseaux, que ce soit sous forme de dessin ou de photographie, à condition qu’elles n’aient pas été réalisées dans un but idolâtre mais simplement pour la décoration ou un usage similaire. Il est également permis de regarder ces images et de profiter de leur beauté.
Réponse
Le fait d’imprimer des portraits de personnes sur des billets de banque ne pose pas de problème, car il est déjà établi que l’usage est d’autoriser la photographie de personnes.
Réponse
Il est permis de dessiner des formes d’animaux domestiques, d’animaux sauvages, d’oiseaux, de poissons, ainsi que des formes d’arbres et de plantes, même en relief. Cependant, il n’est pas approprié de dessiner de telles images sur les murs d’une synagogue, afin de ne pas perturber la concentration des fidèles pendant la tefila.
Réponse
Il est interdit de réaliser des représentations du soleil, de la lune ou des étoiles, que ce soit en relief ou en creux. Cependant, beaucoup ont l’habitude d’être indulgents à ce sujet, surtout pour les enfants, en s’appuyant sur plusieurs distinctions mentionnées par les décisionnaires : certains disent que si la représentation du soleil ou de la lune n’est pas complète et qu’il manque un élément, il n’y a pas d’interdiction. D’autres estiment que si le soleil ou la lune sont dessinés uniquement avec des couleurs, sans relief, cela est permis. Selon l’avis du Rashba, du Ritva et du Roch, il n’y a d’interdiction que pour une image en relief, mais une image en creux serait permise. Toutefois, selon la décision du Choulhan Aroukh, il est interdit de réaliser des représentations du soleil, de la lune ou des étoiles, que ce soit en relief ou en creux. De plus, selon le Maharam Alshich, même une image incomplète, comme la lune en croissant telle qu’on la voit au début du mois, est interdite, et c’est aussi l’avis du Maharimat.
Réponse
Il est interdit de construire une maison qui reproduit le modèle du Heikhal, avec les mêmes dimensions de longueur, largeur et hauteur. De même, il est interdit de fabriquer une table qui reproduit celle du Lekhem Hapanim du Mikdash, avec ses dimensions exactes de longueur, largeur et hauteur. Cependant, il est permis de réaliser une maquette réduite du Mishkan, destinée à expliquer aux élèves les versets relatifs à la construction du Mishkan. Cela n'est absolument pas interdit, ni pour sa fabrication ni pour sa conservation. A plus forte raison, si la maquette du Mishkan est fabriquée en plastique rigide ou en métal, il est permis de le faire.
Réponse
Il est interdit de fabriquer une menorah de sept branches en métal, que ce soit en or ou en d'autres métaux. Cependant, les chandeliers électriques fixes dans les synagogues, qui comportent sept branches et sur lesquelles sont placées des ampoules fermées fonctionnant à l'électricité, sans réceptacle en haut pour y mettre de l'huile et une mèche, sont permis à la fabrication et à l'usage. Il n'est pas nécessaire d'être strict et d'enlever une branche pour éviter la ressemblance avec la menorah du Mikdash, car cette rigueur entraînerait une légèreté, puisqu'il est interdit de démolir ou de casser un objet de la synagogue. Toutefois, il est préférable, a priori, de ne pas fabriquer d'autres chandeliers de ce type, même dans une synagogue, bien qu'ils ne soient pas destinés à un usage profane. Mais celui qui se montre indulgent, même a priori, a sur quoi s'appuyer.
Réponse
Il est permis de fabriquer des papiers peints en tissu et de les coller sur les murs de la maison, même s'il est certain qu'ils contiennent du shaatnez. Il est également permis de fixer des vêtements brodés sur les murs, lorsqu'ils sont attachés en haut, en bas et sur les côtés avec des clous, même s'ils sont des kilayim, et il est permis de s'asseoir à proximité. De même, une tapisserie de type gobelin faite de lin et brodée de fils de laine, constituant du shaatnez, peut être accrochée au mur sans interdiction de shaatnez. Concernant le "vilon" (rideau), il convient de se référer aux lois du shaatnez.
Interdiction de construire sa maison près d'un lieu d'idolâtrie
Réponse
Il est recommandé, a priori, de veiller à ne pas établir une synagogue sous l'appartement d'un non-juif, car il est certain que le non-juif ne s'abstiendra pas d'utiliser l'étage au-dessus de la synagogue pour des usages dégradants, ou il pourrait même y avoir une idole ou quelque chose de semblable. Toutefois, si l'on a déjà construit une synagogue sous l'appartement d'un non-juif, il est permis de maintenir la synagogue, en particulier si c'est pour une période temporaire, car toutes les prières sont dirigées vers le Beth Hamikdash, d'où elles montent vers le ciel.
Réponse
Une personne seule qui habite dans un immeuble à plusieurs étages, et dont les voisins non-juifs résident à l'étage supérieur, s'il est contraint de prier seul chez lui, il lui est permis de prier même sous l'appartement d'un non-juif.
Réponse
Si une synagogue fixe, où l'on prie depuis plusieurs années, se trouve à côté d'un bâtiment acquis par des non-juifs qui en ont fait un lieu d'idolâtrie, il n'est pas nécessaire, selon la halakha, de déplacer la synagogue ni d'acquérir un autre lieu de prière. Il convient simplement de veiller, autant que possible, à bien isoler les fenêtres afin de ne pas entendre les instruments de musique et les chants provenant du bâtiment voisin.
Réponse
Il faut être extrêmement strict et ne pas entrer dans une église chrétienne, et il n'est pas permis d'être indulgent à ce sujet, même pour préserver de bonnes relations ou éviter l'hostilité.

