Aller au contenu

Choisir une ville

Thèmes Ladino

Ladino, langue judéo-espagnole des Séfarades expulsés d’Espagne en 1492, enracinée dans le castillan médiéval et marquée par l’hébreu et l’araméen.

Lien copié
Ladino
Le ladino, la langue judeo-espagnole des Sefarades

À savoir

Le Ladino, langue des Séfarades

Le Ladino est la langue judéo-espagnole héritée des Séfarades expulsés d'Espagne en 1492. Enraciné dans le castillan médiéval du XVe siècle, il intègre des apports de l'hébreu et de l'araméen. Langue maternelle historique des communautés séfarades des Balkans, d'Anatolie et d'Afrique du Nord, il fut écrit en caractères hébraïques (écriture Rachi) jusqu'au XIXe siècle.

De l'expulsion à la diaspora ottomane

Après 1492, les Séfarades s'établirent dans l'Empire ottoman : Salonique, Istanbul, Sarajevo, Sofia. Salonique, "Jérusalem des Balkans", était au XVIe siècle à majorité ladino-ophone. La Shoah décima ces communautés, causant une rupture irréparable dans la transmission de la langue.

Littérature et liturgie

La littérature ladino comprend des traductions de la Torah, des chants (romanceros) et des journaux. La Gazeta de Amsterdam (vers 1675) paraissait en Ladino. La langue servit aussi de vecteur liturgique pour la Hagada, les fêtes de Pessa'h et les chants de 'Hanouka.

Ancrage dans la tradition séfarade

Le Ladino porte un patrimoine halakhique précieux. Les posekim séfarades, dont Rav Yossef Karo, auteur du Choulhane Aroukh, ont forgé une identité religieuse transmise à travers cette langue. Chants de Chabbat et prières y ont été préservés de génération en génération.

Un patrimoine en péril

Aujourd'hui menacée, la langue compte moins de 100 000 locuteurs, principalement en Israël, en Turquie et en Grèce. L'Autorité nationale pour la culture ladino œuvre à sa sauvegarde, témoignage irremplaçable de l'histoire et de la culture séfarade.