À ce qu’il paraît, c'est une bonne chose d'embrasser la main de ses parents le vendredi soir. D’où vient ce Minhag (habitude), ainsi que celui d’embrasser la main d’un Tsadik ?
Avons-nous un mérite particulier à procéder de la sorte ?
Je vous remercie d’avance, Kol Touv.

Embrasser la main de ses parents est donc considéré comme une marque de respect envers eux et fait partie de la Mitsva de « Kiboud Av Vaém » (respect du aux parents) (2).
Nombreux sont les commentateurs qui insistent par ailleurs, sur l’importance pour les enfants, de recevoir la bénédiction de leur parents a l’entrée du Chabbate.
Ce Minhag est rapporté entre autre par le Yaavèts (3), qui le justifie car ce moment est propice a recevoir les Bérakhotes (bénédictions) prodiguées avec abondance par le ciel a l’entré du Chabbate.
Le Minhag d’embrasser la main de ses parents le vendredi soir est rapporté par de nombreux Décisionnaires Séfaradim, mais aussi Achkénazim (4) au nom du Ari Hakadoch Zal.
Le Bèn Ich ‘Haï (5) explique que bien qu’il convienne d’éviter d’embrasser ses enfants au Bèt Haknéssete (synagogue), afin de ne montrer aucune marque d’amour autre que l’amour de D-ieu, on pourra malgré tout, après avoir été appelé a la Tora embrasser la main de son père (ou de son Rav).
Rav Paniéri (6) rapporte que l’habitude est d’embrasser la main des parents après une visite, comme l’a demandé Élicha : « Élicha quitta les bœufs, courut après ‘Éli et lui dit : je voudrais embrasser mon père et ma mère puis je te suivrai » (7)
Le Zohar (8) rapporte que Rabi Él’azar et Rabbi Abo embrassaient la main de Rabbi Chim’one Bar Yo’haï, leur maître, ce qui laisse entendre qu’il y a une signification particulière a embrasser la main de son maître.
Kol Touv
2) Réchite ‘Hokhma tome 3 pages 58 par. 8, ‘Hida Avodate Hakodèch chap.4 alinéa 142 qui précise qu’il y a de surcroît, dans le fait d’embrasser la main de sa mère, une signification d’après la Kabbala, Choute Ye’havé Da’ate tome 4 chap. 12
3) Dans son Sidour Amoudé Chamaïm pages 344
4) Bèn Ich ‘Haï deuxième année Paracha Béréchite par 29 ; ‘Hessed Laalafim du ‘Hida, Béèr Hétèv chap. 262 par.2, Pélé Yo’éts fin du sujet « Bérakhote » ; Sdé ‘Hémèd tome 5 Maarékhète Hakouf note 7 (pages 272) ; voir aussi Yalkoute Yossèf Hilkhote Kiboud Av Vaèm tome 1 page 431
5) Première année Paracha Vaïkra par. 11
6) Kivoud Horim page 86
7) Mélakhim 1 chap. 19 verset 20 ; voir aussi le Métsoudate David sur place
8) Parachate Lèkh Lekha page 83b
Voir aussi
L'honneur dû au frère aîné
Mon père a eu une attaque cérébrale et n’est pas a la maison maintenant. Ma question et la suivante : Moi j’ai 17ans, j'ai un frère qui a 22ans. Il ne resp...
Ne pas chagriner sa mère.
Chers Rabanim Ma question concerne les Mitsvote de Kavod et Yrate Horim (respect des parents). Il est dit à ce propos qu'on ne doit ni contredire, ni appr...
Torah Box: La Mitsva du Respect des parents
Torah-Box n'est pas qu'une grande plateforme de diffusion de Torah aux francophones à travers son site Internet. Depuis 2 ans, les Editions Torah-Box produisent...
Respect des parents !
Quelle est la chose qu'il est interdit de faire à son père même si c'est pour lui venir en aide ?
Relations parents-enfants
Comment concilier le <b>respect</b> dû aux parents et celui dû à D. La Tora semble les mettre au même niveau ?



Soyez le premier à commenter !