
Par contre chaque particulier pourra lui donner de l’argent qu’il a réservé à la Tsédaka, ce qui sera une manière honorable de le rémunérer. (1)
On pourra subvenir aux besoins d’un « Talmid ‘Hakham » (érudit) qui a la responsabilité d’une communauté à partir du « Ma’assèr ‘Ani » (3) (prélèvement destiné aux pauvres) par égard aux services qu’il rend à la collectivité. Il en sera de même pour le « Ma’assèr Késsafim » (10 pour cent minimum de ses revenus). (4)
On pourra lui transmettre cet argent sans qu’il sache qu’il provient du Ma’assèr. (5)
Il est rapporté dans le Choul’hane ‘Aroukh que lorsqu’un pauvre ne veut pas recevoir d’argent de la Tsédaka, on pourra le lui donner de manière détournée en tant que cadeau ou prêt. (6)
De même, il est mentionné qu’on a le devoir de donner à un Talmid ‘Hakham d’une manière honorable. S’il refuse, on trouvera le moyen de lui procurer de la marchandise à bas prix et on la lui rachètera à prix fort. S’il sait faire du commerce, on lui prêtera de l’argent pour l’investir. (7)
Ceci n’est valable que si la personne qui reçoit est un Talmid ‘Hakham. (8)
Celui qui aura le mérite d’accomplir cette Mitsva aura comme récompense d’être assis dans la « Yéchiva Chèl Ma’la » (Yéchiva céleste).
En conclusion, vous pouvez prélever du Ma’assèr pour subvenir aux besoins du Rav de votre communauté. Mais il serait préférable de le lui donner de manière discrète et intelligente. (9)
Kol Touv
1) Rama Yoré Dé’a chap. 251 par. 13
2) Biour Hagra alinéa 23 Yoré Dé’a chap. 251 par. 13, au nom du Hagaote Mordékhi qui est cité par le Bèt Yossef Yoré Dé’a chap. 331
3) 10 pour cent de la récolte qui est prélevé la troisième et la sixième année de la Chémita
4) Taz Yoré Dé’a chap. 331 alinéa 32
5) Tsits Eli’ézèr tome 9 (4-7)
6) Yoré Dé’a chap. 253 par. 9
7) Yoré Dé’a chap. 253 par 11
8) ‘Aroukh Hachoul’hane chap. 253 par. 13
9) Cela concerne le particulier. Quant à la communauté, elle a le devoir de nommer un Rav qui la dirige et chacun doit contribuer au salaire de celui-ci (Ora’h ‘Haïm chap. 53 par. 24 ; Michna Béroura alinéa 71 et Biour Halakha). Dans ce cas, une fois rémunéré par la communauté, il ne sera pas évident de lui donner en plus le « Ma’assèr » (Chévèt Halévy tome 2 chap. 135 et tome 5 chap. 136).
Kol Touv
2) Biour Hagra alinéa 23 Yoré Dé’a chap. 251 par. 13, au nom du Hagaote Mordékhi qui est cité par le Bèt Yossef Yoré Dé’a chap. 331
3) 10 pour cent de la récolte qui est prélevé la troisième et la sixième année de la Chémita
4) Taz Yoré Dé’a chap. 331 alinéa 32
5) Tsits Eli’ézèr tome 9 (4-7)
6) Yoré Dé’a chap. 253 par. 9
7) Yoré Dé’a chap. 253 par 11
8) ‘Aroukh Hachoul’hane chap. 253 par. 13
9) Cela concerne le particulier. Quant à la communauté, elle a le devoir de nommer un Rav qui la dirige et chacun doit contribuer au salaire de celui-ci (Ora’h ‘Haïm chap. 53 par. 24 ; Michna Béroura alinéa 71 et Biour Halakha). Dans ce cas, une fois rémunéré par la communauté, il ne sera pas évident de lui donner en plus le « Ma’assèr » (Chévèt Halévy tome 2 chap. 135 et tome 5 chap. 136).
Voir aussi
Principales règles du « Ma’assèr »
CHALOM, Un ami m'a pose differentes questins sur le Ma'assèr à prelever chaque mois du salaire. Je ne connais pas les Halakhote sur ce sujet. Pourriez-vous n...
Subvenir aux besoins de ses enfants avec l’argent du "Ma’assèr"
Kavod Haav Bieler , Concernant les principales regles du Ma'assèr (131) je ne comprend pas 2 points: 1) la Mitsva consiste à donner le Ma'assèr sur le capital...
S'engager à donner la Tsédaka
Une personne qui aura fait un chèque ou mis de l'argent dans une enveloppe afin de l'envoyer à un pauvre peut encore se rétracter (certains pensent qu'un vœu pa...
Ma’assèr sur la vente d’un bien immobilier
Bonjour, Doit-on prélever le Ma'assèr sur la vente d'un bien immobilier ? Merci
La meilleure manière de donner la Tsédaka
J'ai donné mon Ma'assèr à un ami qui vient de se marier et qui etudie au kollèl en Israel. Il n'a pratiquement aucun moyen financier ! Le probleme est que depui...



Soyez le premier à commenter !