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Guides La techouva : le chemin du retour
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Par crainte, par amour : les deux techouvot

Le Talmud distingue deux retours : celui de la peur et celui de l'amour, et leurs effets diffèrent du tout au tout : l'un efface les fautes, l'autre les transforme en mérites. Le sommet de cette formation.

Deux moteurs, deux résultats

Le Talmud (Yoma 86b) enseigne : celui qui revient par crainte (yira : peur de la sanction, du jugement), ses fautes délibérées deviennent des fautes involontaires : allégées, mais présentes. Celui qui revient par amour (ahava : aspiration vers D.ieu, désir de proximité), ses fautes délibérées deviennent... des mérites (zekhouyot). Relisez : le passé lui-même change de signe.

Comment une faute peut-elle devenir un mérite ?

Les maîtres l'expliquent : chez celui qui revient par amour, chaque faute passée devient le carburant de son élan : c'est PARCE QU'il est tombé là qu'il connaît la distance, et cette connaissance nourrit une proximité que le juste tranquille n'atteint pas. L'énergie investie dans l'éloignement se convertit en énergie de retour : rien n'est perdu, tout est recyclé. C'est le sens profond de « là où se tiennent les baalei techouva... » : leur passé n'est pas effacé, il est ENRÔLÉ.

Rech Lakich, le brigand devenu pilier du Talmud Chef de bande devenu, par la techouva, le partenaire d'etude de Rabbi Yohanan et l'un des maitres les plus cites du Talmud : Rech Lakich enseignait precisement (Yoma 86b) la transformation des fautes en merites. Il savait de quoi il parlait : sa puissance d'analyse venait, disent les maitres, de la meme audace qui faisait de lui un brigand. Tout se recycle.

Commencer par la crainte, grandir vers l'amour

Les deux moteurs ne s'opposent pas : ils se succèdent. La crainte réveille (c'est le rôle du chofar, des jours redoutables) ; l'amour fait durer. Une pratique portée uniquement par la peur s'épuise ou aigrit ; portée par l'amour (la beauté du Chabbat, la douceur de l'étude, la joie des mitsvot), elle devient une vie. D'où le conseil des maîtres aux baalei techouva : nourrissez l'AMOUR : choisissez d'abord les mitsvot qui vous font vibrer, entourez-vous de gens dont le judaïsme est joyeux, étudiez ce qui vous éclaire : la rigueur suivra l'amour bien plus loin que la peur ne l'aurait poussée.

L'exercice du regard inverse Prenez un episode de votre passe que vous regrettez, et cherchez honnetement ce qu'il vous a APPRIS que vous mettez aujourd'hui au service du bien (une lucidite, une compassion, une force, une histoire qui aide d'autres). C'est cela, techouva meahava : votre biographie entiere devient votre offrande.

Pour enrichir ce chapitre

Vidéos, chiourim et réponses de Rabbanim d'UniversTorah qui prolongent cette leçon.

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