Thèmes Lois de Shekalim : questions-réponses pratiques

Lois de la Paracha Chekalim
Réponse
Le Chabbat précédant Roch ‘Hodech Adar qui précède Nissan, on sort deux Sifrei Torah. Dans le second, on lit la paracha de Chekalim, au début de la section Ki Tissa. À l’époque du Beth Hamikdach, on annonçait le prélèvement des chekalim le premier Adar, par proclamation des tribunaux dans toutes les villes d’Israël, afin que chacun d’Israël apporte un demi-shekel en monnaie sacrée au Beth Hamikdach, pour que l’on offre les korbanot à partir de Roch ‘Hodech Nissan avec une nouvelle collecte. De plus, nos Sages enseignent qu’Hachem savait qu’Haman allait peser des chekalim contre Israël, comme il est dit : « Dix mille talents d’argent, je pèserai entre les mains des artisans ». C’est pourquoi la mitsva des chekalim a précédé celle d’Haman. Ainsi, nous lisons aussi la paracha de Chekalim ce Chabbat.
Réponse
La haftara lue pour la paracha de Chekalim est « Vayikrot Yehoyada », qui traite du sujet des chekalim, comme il est écrit : « l’argent des âmes selon leur estimation ». Si Roch ‘Hodech tombe un dimanche, on a l’usage de dire à la fin de la haftara le premier et le dernier verset de la haftara de « Mahar ‘Hodech ».
Réponse
Dans les communautés où il est d’usage qu’un enfant monte pour la maftir lors de la paracha de Chekalim ou de la paracha Ha’hodech, il n’y a pas lieu de s’y opposer, car cet usage a sur quoi s’appuyer. Il faut toutefois que l’enfant sache à qui l’on adresse les berakhot et qu’il ait plus de six ans.
Réponse
Si Roch ‘Hodech Adar tombe un Chabbat et que, par erreur, on a lu la paracha de Chekalim le Chabbat précédent, il n’est pas nécessaire de la relire à Roch ‘Hodech Adar, car l’annonce des chekalim a tout de même été faite à proximité d’Adar.
Réponse
Si l’on a oublié de lire la paracha de Chekalim le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech Adar et que l’on a lu la haftara habituelle de la semaine, même si l’on s’en souvient après la tefila de Moussaf, on ressort le Sefer Torah et on lit la paracha de Chekalim. Celui qui monte fait les berakhot avant et après la lecture. Ensuite, on lit la haftara « Vayikrot Yehoyada » sans faire les berakhot avant et après, car la haftara de la semaine a déjà été lue.
Réponse
Si l’on a oublié de lire la paracha de Chekalim et que l’on ne s’en rend compte qu’à l’heure de la minha du Chabbat, certains estiment qu’il faut tout de même sortir le Sefer Torah de la paracha de Chekalim et la lire après la lecture de la Torah de minha. D’autres pensent que la prescription de lire la paracha de Chekalim ne concerne que la prière du matin, et que lorsqu’on ne s’en est rendu compte qu’à l’heure de la minha, il est trop tard. En pratique, s’abstenir est préférable. Toutefois, certains disent qu’il est encore possible de rattraper la lecture de la paracha de Chekalim le Chabbat suivant, après la lecture de la Torah du matin. D’autres estiment que, le Chabbat étant passé, il n’y a plus lieu de la lire le Chabbat suivant. Il est possible de s’appuyer sur la première opinion et de lire la paracha de Chekalim le Chabbat suivant, lorsqu’il s’agit du Chabbat qui précède « Chabbat Zakhor ».
Réponse
Si le maftir s'est trompé et, après avoir lu dans le Sefer Torah la paracha de Chekalim, a lu la haftara de la semaine, s'il s'en rend compte au milieu de la haftara, il doit s'arrêter et lire la haftara "Vayikrot Yehoyada", puis réciter les bénédictions de la haftara après celle-ci. Il n'est pas nécessaire de recommencer la bénédiction initiale de la haftara avant "Vayikrot Yehoyada". Si l'erreur n'est découverte qu'après avoir terminé la haftara de la semaine et récité les bénédictions finales, certains estiment qu'il faut recommencer et réciter les bénédictions de la haftara avant et après afin de lire "Vayikrot Yehoyada" comme l'ont institué les Hakhamim. D'autres pensent qu'il faut relire "Vayikrot Yehoyada" sans les bénédictions. En cas de doute concernant les bénédictions, on adopte une attitude indulgente : il faut donc relire "Vayikrot Yehoyada" sans bénédictions. Cette règle s'applique également aux autres haftarot des quatre parachiot.
Réponse
Lors du Chabbat Chekalim, où l'on sort deux Sifrei Torah de l'Aron pour les placer sur la téva, si une erreur survient dans la lecture de la paracha de la semaine, il est préférable d'enrouler le second Sefer Torah pour terminer la lecture de la paracha de la semaine avec celui-ci, puis de l'enrouler à nouveau jusqu'à la paracha Ki Tissa. En effet, ces deux parachiot ne sont pas éloignées l'une de l'autre. Cette solution est préférable à celle qui consisterait à sortir un autre Sefer Torah.

