Thèmes Lois de 'Hanoukia : questions-réponses pratiques

Ordre de l'allumage et emplacement de la menorah de Hanouka
Réponse
Il faut être très vigilant dans l’allumage des bougies de Hanouka, car il s’agit d’une mitsva particulièrement précieuse, qui permet de diffuser le miracle et de remercier Hachem pour les miracles accomplis en notre faveur. Celui qui agit ainsi mérite d’avoir des enfants érudits en Torah. Même une personne pauvre, qui n’a de quoi manger que grâce à la tsedaka, doit vendre son vêtement ou le donner en gage afin d’obtenir de l’argent pour acheter de l’huile ou des bougies de cire pour l’allumage des bougies de Hanouka, à raison d’une bougie par nuit. Il doit également accepter de travailler comme ouvrier journalier afin de pouvoir acheter de l’huile pour l’allumage, à raison d’une bougie par nuit. C’est pourquoi tous les responsables de la tsedaka doivent veiller à fournir de l’huile aux pauvres pour l’allumage des bougies de Hanouka, mais ils ne sont tenus de leur donner que de quoi allumer une bougie chaque nuit, conformément à la règle principale de la mitsva.
Réponse
Une veuve qui vit des biens des orphelins doit recevoir de l’huile pour l’allumage des bougies de Hanouka, afin qu’elle puisse réciter la berakha et s’acquitter de son obligation, car les femmes aussi sont tenues à l’allumage des bougies de Hanouka, puisqu’elles ont également bénéficié du miracle. Il est souhaitable de lui donner suffisamment d’huile pour qu’elle puisse suivre la coutume des personnes qui embellissent la mitsva, en ajoutant une bougie chaque nuit, comme le faisait son mari de son vivant.
Réponse
Bien que la mitsva de tsedaka soit repoussée devant celle de l’allumage des bougies de Hanouka, l’allumage des bougies de Hanouka ne repousse pas une mitsva d’ordre toranique. Si l’allumage des bougies de Hanouka repousse le kiddouch du jour, c’est parce que l’on s’acquitte de l’obligation toranique soit par le pain, soit par la tefila.
Réponse
Combien de bougies faut-il allumer à Hanouka ? Les Hakhamim ont enseigné que la mitsva de Hanouka consiste en une bougie pour chaque foyer. Ceux qui embellissent la mitsva allument une bougie pour chaque personne, et ceux qui embellissent encore davantage, selon Beit Hillel, allument une bougie la première nuit, puis ajoutent une bougie chaque nuit jusqu’à en allumer huit la dernière nuit. Ainsi, selon la règle principale, il suffit d’allumer une bougie par foyer, qu’il y ait beaucoup ou peu de membres. Cependant, ceux qui embellissent la mitsva, la première nuit allument une bougie, puis ajoutent une bougie chaque nuit jusqu’à huit la dernière nuit, et même si le foyer compte de nombreux membres, on n’allume pas plus. C’est ainsi que Maran a tranché dans le Choulhan Aroukh. Telle est la coutume répandue dans toutes les communautés séfarades, comme l’a rapporté le Rambam.
Réponse
Si quelqu’un ne possède de l’huile que pour une seule nuit de Hanouka, à raison d’une demi-heure d’allumage, il ne doit pas diviser l’huile en huit parts pour allumer un peu chaque nuit afin de diffuser le miracle. Il doit allumer la quantité requise la première nuit, et s’il ne reste rien pour les autres nuits, ce n’est pas grave, car la Torah exempte celui qui est empêché par la force des choses.
Réponse
Si quelqu’un possède juste assez d’huile pour accomplir la mitsva de l’allumage selon la coutume des personnes qui embellissent la mitsva pendant les huit jours de Hanouka, mais qu’un ami n’a pas du tout d’huile, il vaut mieux qu’il allume une seule bougie chaque nuit et donne de l’huile à son ami pour qu’il puisse lui aussi réciter la berakha et allumer la bougie de Hanouka. En effet, selon la règle principale, il suffit d’une bougie par nuit.
Réponse
Si une personne ne possède, pour la deuxième ou la troisième nuit de Hanouka, qu'une quantité d'huile suffisante pour accomplir l'obligation et la hidour (embellissement de la mitsva), mais craint de ne pas avoir d'huile pour allumer la bougie de Hanouka la nuit suivante, il est préférable qu'elle n'allume qu'une seule bougie, conformément à la stricte obligation, et qu'elle garde le reste pour le lendemain. Lors de la deuxième nuit, si elle a deux bougies, elle les allumera toutes les deux, mais n’allumera pas la bougie du chamach.
Réponse
Si une personne ne dispose que de la quantité d'huile suffisante pour deux bougies lors de la troisième nuit de Hanouka, et qu'elle sait qu'elle aura de l'huile le lendemain, elle allumera une bougie avec la quantité requise, puis partagera l'huile restante entre les deux autres bougies. Toutefois, si elle ne possède qu'une bougie en cire qu'il est impossible de diviser en deux, elle n'allumera qu'une seule bougie.
Réponse
Si une personne ne possède pas assez d'huile lors de la huitième nuit de Hanouka pour allumer les huit bougies avec la hidour, elle doit mettre dans la huitième bougie la quantité d'huile requise pour une demi-heure, conformément à la stricte obligation, et répartir le reste de l'huile entre les autres bougies. Il ne faut pas répartir l'huile de manière égale entre toutes les bougies, car dans ce cas, aucune d'elles n'aurait la quantité requise, et la personne ne s'acquitterait pas de son obligation et ne pourrait pas réciter la bénédiction "lehadlik ner Hanouka".
Réponse
Si une personne s'est trompée et a allumé deux bougies lors de la première nuit, ou trois bougies lors de la deuxième nuit de Hanouka, elle s'est acquittée de son obligation et n'a pas besoin de recommencer selon le nombre de bougies requis pour cette nuit. Si elle recommence l'allumage en fonction du nombre de la nuit et récite la bénédiction, cela constitue une bénédiction en vain, car elle s'est déjà acquittée de son obligation.
Réponse
Si, lors de la deuxième nuit ou des autres nuits de Hanouka, une personne n'a pu allumer qu'une seule bougie faute d'huile, puis obtient ensuite suffisamment d'huile pour accomplir la hidour, elle allumera les bougies supplémentaires sans réciter de bénédiction.
Réponse
Si une personne remplit un bol d'huile et y place plusieurs mèches autour, puis couvre le bol avec un récipient avant d'allumer, cela est valable pour plusieurs personnes, par exemple pour ceux qui veulent embellir la mitsva et que chaque membre du foyer allume une bougie. Mais si elle ne couvre pas le bol, cela est considéré comme un feu de joie et n'est valable même pas pour une seule personne. Dans ce cas, il faut recommencer l'allumage des bougies conformément à la halakha, avec bénédiction. Si elle a allumé puis couvert le bol, elle devra éteindre la flamme et recommencer l'allumage sans bénédiction. Si les mèches sont espacées d'au moins la largeur d'un doigt (2 cm) et que les mèches sont de taille moyenne, de sorte que la flamme de l'une ne touche pas celle de l'autre, certains estiment que l'on s'acquitte de l'obligation de la ner Hanouka même sans couvrir le bol.
Réponse
Les hanoukiot en argent ou en cuivre de forme ronde, dont sortent des branches disposées en cercle, avec une bougie sur chaque branche et un espace équivalent à l'épaisseur d'un doigt entre chaque branche, sont valides pour allumer les bougies de Hanouka. Même si le Rama a mis en garde de ne pas allumer les bougies de Hanouka en cercle, il reconnaît que s'il y a un espace entre elles, il est permis d'allumer.
Réponse
Il faut, a priori, placer la bougie de Hanouka dans un récipient, et non pas coller une bougie de cire directement sur le sol ou sur une petite pierre, car cela n'est pas considéré comme un récipient. Certains estiment que le fait que la bougie soit dans un récipient est indispensable à la mitsva.
Réponse
Une personne qui voyage et qui campe la nuit sans maison ni tente est tenue d’allumer la bougie de Hanouka. Si elle possède des morceaux de cire, elle les suspendra à un arbre élevé, ou les posera sur une table ou un banc, et les allumera afin d’accomplir la mitsva de l’allumage de la bougie de Hanouka et de réciter la berakha.
Réponse
Un récipient acheté à un non-juif pour y allumer la bougie de Hanouka n’a pas besoin d’être immergé au mikvé, car seuls les ustensiles utilisés pour les repas nécessitent une immersion.
Réponse
Certains ont écrit que si un verre a été utilisé pour recueillir de l’urine à des fins médicales, même une seule fois, il ne faut pas l’utiliser pour allumer la bougie de Hanouka, en raison du principe de "karévéhou na léfekhatekha". Cependant, il est permis de l’utiliser comme chamach pour les bougies de Hanouka. Ce point reste à approfondir.
Réponse
La mitsva consiste à placer les bougies de Hanouka à moins de dix tefahim (environ quatre-vingts centimètres) du sol de la maison. Si on les a placées à plus de dix tefahim, on est tout de même quitte. Il convient de les placer à plus de trois tefahim du sol, et si la flamme de la bougie de Hanouka se trouve au-dessus de trois tefahim, même si le corps de la bougie est en dessous, cela est valable, car c’est la flamme qui compte.
Réponse
Il ne faut pas allumer la hanoukia placée à plus de vingt ama du sol de l'habitation (soit environ 9,60 mètres). Si l'on a transgressé et allumé la hanoukia au-dessus de cette hauteur, on n'est pas quitte, même a posteriori. Il faut alors éteindre la hanoukia, la placer à un endroit valable et la rallumer, mais sans réciter de nouveau les bénédictions. Tout dépend de la hauteur de la flamme des bougies, et non de la longueur des bougies elles-mêmes.
Réponse
Celui qui habite à l'étage a la mitsva de placer les bougies de Hanouka à la fenêtre, sur le balcon ou sur la gouzoutra attenante au domaine public, afin de réaliser la publication du miracle. Il est recommandé de placer les bougies dans une lanterne en verre et de les installer sur le balcon pour qu'elles soient visibles des passants dans le domaine public. Si l'on habite à un étage dont le balcon se trouve à plus de vingt ama du sol du domaine public, il faudra placer les bougies à l'intérieur, à l'entrée de l'appartement, car elles ne seront pas suffisamment visibles depuis le domaine public.

