Thèmes Lois de Chofar : questions-réponses pratiques

Lois de la bénédiction du Chofar
Réponse
Il s'agit d'une mitsva positive de la Torah d'écouter le son du chofar à Roch Hachana, comme il est dit : "Ce sera pour vous un jour de sonnerie". Avant de sonner du chofar, on récite la bénédiction : "Baroukh Ata... acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou lishmoa kol chofar". L'essentiel de la mitsva réside dans l'écoute et non seulement dans la sonnerie. Ainsi, si quelqu'un a sonné sans entendre le son du chofar, il n'est pas quitte de son obligation. Toutefois, a posteriori, s'il a récité la bénédiction "...letskoa bachofar" ou "...al tekiat chofar", il est quitte.
Réponse
Au moment des bénédictions, toute l'assemblée se tient debout. Immédiatement après les bénédictions, le public s'assoit, tandis que le sonneur reste debout à sa place et sonne du chofar debout. Toutefois, a posteriori, si le sonneur a sonné assis, il est quitte. Il convient d'attendre un peu jusqu'à ce que toute l'assemblée soit assise et puisse entendre les sonneries.
Réponse
Une personne isolée qui, pour une raison contraignante, n'a pas prié avec l'assemblée et à qui le sonneur vient à domicile pour l'acquitter de son obligation, doit se tenir debout au moment où elle écoute les sonneries.
Réponse
Lors des sonneries précédant la prière de Moussaf, l'assemblée est autorisée à s'asseoir, seul le sonneur doit rester debout. Il convient cependant d'avertir le public de se lever lors des sonneries pendant la répétition de la Amida de Moussaf, car ce sont les principales sonneries qui doivent être faites debout.
Réponse
La coutume est de sonner du chofar sur la bima où se trouve le Sefer Torah, après la lecture obligatoire du jour, afin de rappeler le mérite de l'acceptation de la Torah et de l'événement du mont Sinaï, où il est dit : "Le son du chofar allait en se renforçant beaucoup". Ce n'est qu'après la fin des sonneries dites "de assis" et la récitation des versets "Achrei haam yod'ei teroua" et "Achrei" que l'on remet le Sefer Torah dans le heikhal.
Réponse
Le premier jour de Roch Hachana, après la bénédiction "lishmoa kol chofar", le sonneur ajoute la bénédiction "chehecheyanu". Même lorsqu'il vient ensuite acquitter d'autres personnes de leur obligation, il récitera pour eux les deux bénédictions : "lishmoa kol chofar" et "chehecheyanu".
Réponse
Lorsque le premier jour de Roch Hachana tombe un Chabbat, on sonne du chofar le deuxième jour de Roch Hachana, et l’on récite les bénédictions « d’entendre le son du chofar » ainsi que « Chéhé’héyanou ».
Réponse
Un teokea séfarade ne doit pas réciter la bénédiction Chéhé’héyanou sur la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana pour des Ashkénazes. C’est donc un membre de l’assemblée qui récitera la bénédiction Chéhé’héyanou, et le teokea sonnera. Toutefois, si le teokea a récité la bénédiction Chéhé’héyanou, l’assemblée est quitte de la bénédiction a posteriori.
Réponse
Une personne qui a été empêchée de venir à la synagogue le jour de Roch Hachana, ou qui est malade et alitée, il convient de faire un grand effort pour lui amener à domicile un teokea afin qu’il sonne du chofar pour l’acquitter de son obligation. A priori, c’est l’auditeur qui récitera la bénédiction, et seulement s’il ne sait pas bien la réciter, le teokea la dira pour lui, même s’il s’est déjà acquitté de son obligation. Si l’on a oublié de réciter la bénédiction et que l’on s’en souvient entre la série de Tashrat et celle de Tashat, on ne récitera pas la bénédiction à ce moment, car il se peut que l’on se soit déjà acquitté avec Tashrat. De même, si l’on a parlé inutilement entre Tashrat et Tashat, a posteriori on ne recommence pas la bénédiction, même s’il y a un doute sur l’acquittement de l’obligation.
Réponse
Il est permis, selon la règle principale, de sonner du chofar pour accomplir la mitsva sans bénédiction dans un endroit impur ou similaire, comme pour une personne se trouvant en prison, ou si une mauvaise odeur survient au milieu des sonneries, il est permis de continuer à sonner. Pour l’accomplissement de la mitsva, il n’est pas nécessaire d’être dans un lieu propre. Tout cela s’applique lorsqu’il n’est pas possible de sonner ailleurs où il n’y a pas du tout de mauvaise odeur.
Réponse
Celui qui doute s’il a entendu le son du chofar doit recommencer à sonner, mais sans réciter la bénédiction.
Réponse
Un sonneur qui doit sonner pour l’assemblée et qui a besoin de sonner d’abord pour un malade, certains disent qu’il peut le faire à condition d’avoir explicitement l’intention de ne pas s’acquitter de son obligation avec ces sonneries, puis il pourra ensuite sonner pour l’assemblée afin de les acquitter de leur obligation. Il est préférable de sonner pour l’individu après avoir sonné pour l’assemblée.
Réponse
Si quelqu’un se trouve entre les paragraphes des bénédictions du Chema et que l’assemblée a terminé sa prière pendant le mois d’Eloul et souhaite qu’on sonne le chofar pour eux, et qu’il n’y a personne d’autre qui sache sonner, l’assemblée n’est pas tenue de l’attendre jusqu’à ce qu’il termine sa prière. Il lui est permis d’interrompre pour sonner le chofar pour eux.
Réponse
Celui qui a récité la bénédiction sur le chofar et a commencé à sonner, puis le chofar s'est avéré invalide, n'a pas besoin de recommencer la bénédiction. Il continuera à sonner les autres sonneries avec un chofar valide. Même s'il pensait que le chofar était valide et qu'il s'est avéré invalide, il ne doit pas recommencer la bénédiction, mais il recommencera toutes les sonneries avec un chofar valide sans bénédiction, car les sonneries ne sont pas considérées comme une interruption entre la bénédiction et les sonneries valides.
Réponse
Celui qui arrive à la synagogue après que le sonneur a déjà récité la bénédiction sur le chofar et entend toutes les sonneries, il est certain qu'il s'acquitte de son obligation même s'il n'a pas entendu les bénédictions. Certains disent qu'il est permis de réciter la bénédiction après les sonneries en raison des sonneries debout (tekhiot demaomed).
Réponse
Il est interdit au sonneur et aux auditeurs d’interrompre par la parole entre les bénédictions des sonneries et les sonneries elles-mêmes. Si l’on a parlé entre la bénédiction et les sonneries, il faut recommencer la bénédiction, sauf si l’interruption concernait un sujet nécessaire aux sonneries, auquel cas il n’est pas nécessaire de recommencer. A priori, il ne faut pas parler même au sujet du chofar et des sonneries. Il est également interdit d’interrompre par la parole entre l’ordre Tachrat et Tachat, et entre Tachat et Tarat. Cette interdiction concerne aussi bien le sonneur que l’assemblée. Les sages ont enseigné : « Hasket ouchema Israël » est l’acronyme de Hallel, Sefer Torah, Cohanim (bénédiction des Cohanim), prière, confession, chofar, Meguila, Omer, dans tous ces cas il est interdit d’interrompre par la parole. Même entre les sonneries assises et les sonneries debout, il ne faut parler que de sujets concernant la prière et les sonneries.
Réponse
Néanmoins, si quelqu'un a besoin de satisfaire un besoin naturel, il lui est permis de réciter la bénédiction Asher Yatsar entre les sonneries assises et les sonneries debout. De même, celui qui a terminé la Amida de Moussaf à voix basse et voit qu'il reste du temps avant que l'officiant commence la répétition, il lui est permis de méditer des paroles de Torah, même s'il se trouve entre les sonneries assises et debout, car la pensée n'est pas considérée comme une interruption, jusqu'à ce que l'officiant commence la répétition de la Amida.
Réponse
Celui qui a récité la bénédiction sur les sonneries assises et a sonné trois fois tashrat, puis n'a plus pu sonner, il lui est interdit de réciter "Véhi Noam" dans le chofar comme une ségoula. A plus forte raison, il est interdit de le dire entre la bénédiction et la sonnerie. Il faut plutôt essayer de trouver un autre sonneur ou un autre chofar. Si cela n'est pas possible et qu'il ne peut sonner qu'après un long délai pour aller chercher un autre chofar ailleurs, il lui est permis de dire "Véhi Noam".
Réponse
Dans certains endroits, il est d'usage qu'une personne de l'assemblée se tienne à côté du tokea et lui dicte l'ordre des tekhiot afin qu'il ne se trompe pas. Celui qui dicte doit veiller à ne pas annoncer la première tekia après la berakha, par crainte d'interruption. De même, il ne doit pas dicter au tokea pendant la Amida de Moussaf, car cela constituerait une interruption.
Réponse
Il est interdit de parler pendant les tekhiot, et même de tousser ou de bâiller, car cela perturbe les auditeurs. Les adultes doivent veiller à ce que les enfants ne dérangent pas l'assemblée en marchant ou en bavardant. Il ne faut pas amener à la synagogue des enfants trop jeunes qui risquent de perturber la kavana du public. Cependant, il est une mitsva d'amener à la synagogue les enfants qui ont atteint l'âge de l'éducation et qui sont calmes, afin de les habituer aux mitsvot.

