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Thèmes Lois de Chofar : questions-réponses pratiques

Chofar et Roch Hachana : corne de bélier, appel à la téchouva, écho du Sinaï et lien entre l’Akéda et la délivrance future dans la tradition juive.

Chofar
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Lois de la bénédiction du Chofar

Quelle est la formule correcte de la bénédiction à réciter avant de sonner du chofar à Roch Hachana ?
Si une personne a sonné du chofar sans entendre le son, est-elle quitte de son obligation ?
Est-on quitte si l'on a dit la bénédiction 'letskoa bachofar' ou 'al tekiat chofar' au lieu de 'lishmoa kol chofar' ?
Réponse

Il s'agit d'une mitsva positive de la Torah d'écouter le son du chofar à Roch Hachana, comme il est dit : "Ce sera pour vous un jour de sonnerie". Avant de sonner du chofar, on récite la bénédiction : "Baroukh Ata... acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou lishmoa kol chofar". L'essentiel de la mitsva réside dans l'écoute et non seulement dans la sonnerie. Ainsi, si quelqu'un a sonné sans entendre le son du chofar, il n'est pas quitte de son obligation. Toutefois, a posteriori, s'il a récité la bénédiction "...letskoa bachofar" ou "...al tekiat chofar", il est quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 1)
Faut-il que l'assemblée soit debout ou assise pendant les bénédictions précédant la sonnerie du chofar ?
Le sonneur du chofar doit-il rester debout pendant la sonnerie ?
Si le sonneur a sonné du chofar en étant assis, est-il quitte de son obligation ?
Réponse

Au moment des bénédictions, toute l'assemblée se tient debout. Immédiatement après les bénédictions, le public s'assoit, tandis que le sonneur reste debout à sa place et sonne du chofar debout. Toutefois, a posteriori, si le sonneur a sonné assis, il est quitte. Il convient d'attendre un peu jusqu'à ce que toute l'assemblée soit assise et puisse entendre les sonneries.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 2)
Une personne qui n'a pas pu prier avec l'assemblée et qui entend le chofar chez elle doit-elle se tenir debout pendant la sonnerie ?
Réponse

Une personne isolée qui, pour une raison contraignante, n'a pas prié avec l'assemblée et à qui le sonneur vient à domicile pour l'acquitter de son obligation, doit se tenir debout au moment où elle écoute les sonneries.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 3)
L'assemblée doit-elle être assise ou debout lors des sonneries précédant la prière de Moussa f à Roch Hachana ?
Pourquoi faut-il avertir l'assemblée de se lever lors des sonneries pendant la répétition de la Amida de Moussa f ?
Réponse

Lors des sonneries précédant la prière de Moussaf, l'assemblée est autorisée à s'asseoir, seul le sonneur doit rester debout. Il convient cependant d'avertir le public de se lever lors des sonneries pendant la répétition de la Amida de Moussaf, car ce sont les principales sonneries qui doivent être faites debout.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 4)
Où doit-on sonner du chofar à Roch Hachana selon la coutume ?
Quand doit-on remettre le Sefer Torah dans le heikhal après les sonneries du chofar ?
Réponse

La coutume est de sonner du chofar sur la bima où se trouve le Sefer Torah, après la lecture obligatoire du jour, afin de rappeler le mérite de l'acceptation de la Torah et de l'événement du mont Sinaï, où il est dit : "Le son du chofar allait en se renforçant beaucoup". Ce n'est qu'après la fin des sonneries dites "de assis" et la récitation des versets "Achrei haam yod'ei teroua" et "Achrei" que l'on remet le Sefer Torah dans le heikhal.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 5)
Quelles bénédictions le sonneur doit-il réciter le premier jour de Roch Hachana avant de sonner du chofar ?
Si le sonneur vient acquitter d'autres personnes de leur obligation après avoir déjà sonné, doit-il redire les deux bénédictions ?
Réponse

Le premier jour de Roch Hachana, après la bénédiction "lishmoa kol chofar", le sonneur ajoute la bénédiction "chehecheyanu". Même lorsqu'il vient ensuite acquitter d'autres personnes de leur obligation, il récitera pour eux les deux bénédictions : "lishmoa kol chofar" et "chehecheyanu".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 6)
Que doit-on réciter comme bénédictions lors de la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana si le premier jour tombe Chabbat ?
Faut-il dire la bénédiction Chéhé’héyanou lors de la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana quand le premier jour était Chabbat ?
Réponse

Lorsque le premier jour de Roch Hachana tombe un Chabbat, on sonne du chofar le deuxième jour de Roch Hachana, et l’on récite les bénédictions « d’entendre le son du chofar » ainsi que « Chéhé’héyanou ».

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 7)
Un teokea séfarade peut-il réciter la bénédiction Chéhé’héyanou pour la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana dans une assemblée ashkénaze ?
Que faire si un teokea séfarade a récité la bénédiction Chéhé’héyanou lors de la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana pour des Ashkénazes ?
Réponse

Un teokea séfarade ne doit pas réciter la bénédiction Chéhé’héyanou sur la sonnerie du chofar le deuxième jour de Roch Hachana pour des Ashkénazes. C’est donc un membre de l’assemblée qui récitera la bénédiction Chéhé’héyanou, et le teokea sonnera. Toutefois, si le teokea a récité la bénédiction Chéhé’héyanou, l’assemblée est quitte de la bénédiction a posteriori.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 8)
Que doit-on faire pour une personne malade ou empêchée qui n’a pas pu entendre le chofar à la synagogue le jour de Roch Hachana ?
Qui doit réciter la bénédiction sur la sonnerie du chofar pour une personne alitée à domicile ?
Si l’on a oublié de réciter la bénédiction sur le chofar et que l’on s’en souvient entre Tashrat et Tashat, doit-on la réciter à ce moment ?
Réponse

Une personne qui a été empêchée de venir à la synagogue le jour de Roch Hachana, ou qui est malade et alitée, il convient de faire un grand effort pour lui amener à domicile un teokea afin qu’il sonne du chofar pour l’acquitter de son obligation. A priori, c’est l’auditeur qui récitera la bénédiction, et seulement s’il ne sait pas bien la réciter, le teokea la dira pour lui, même s’il s’est déjà acquitté de son obligation. Si l’on a oublié de réciter la bénédiction et que l’on s’en souvient entre la série de Tashrat et celle de Tashat, on ne récitera pas la bénédiction à ce moment, car il se peut que l’on se soit déjà acquitté avec Tashrat. De même, si l’on a parlé inutilement entre Tashrat et Tashat, a posteriori on ne recommence pas la bénédiction, même s’il y a un doute sur l’acquittement de l’obligation.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 9)
Est-il permis de sonner du chofar dans un endroit impur ou malodorant pour accomplir la mitsva ?
Peut-on continuer à sonner du chofar si une mauvaise odeur apparaît au milieu des sonneries ?
Dans quelles conditions peut-on sonner du chofar dans un lieu non propre ?
Réponse

Il est permis, selon la règle principale, de sonner du chofar pour accomplir la mitsva sans bénédiction dans un endroit impur ou similaire, comme pour une personne se trouvant en prison, ou si une mauvaise odeur survient au milieu des sonneries, il est permis de continuer à sonner. Pour l’accomplissement de la mitsva, il n’est pas nécessaire d’être dans un lieu propre. Tout cela s’applique lorsqu’il n’est pas possible de sonner ailleurs où il n’y a pas du tout de mauvaise odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 10)
Que doit faire une personne qui doute d’avoir entendu le son du chofar ?
Faut-il réciter la bénédiction si l’on recommence à sonner du chofar en cas de doute sur l’écoute ?
Réponse

Celui qui doute s’il a entendu le son du chofar doit recommencer à sonner, mais sans réciter la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 11)
Un teokea peut-il sonner du chofar pour un malade avant de sonner pour l’assemblée ?
Que doit faire un teokea pour ne pas s’acquitter de son obligation lorsqu’il sonne pour un malade avant l’assemblée ?
Est-il préférable de sonner pour un individu avant ou après avoir sonné pour l’assemblée ?
Réponse

Un sonneur qui doit sonner pour l’assemblée et qui a besoin de sonner d’abord pour un malade, certains disent qu’il peut le faire à condition d’avoir explicitement l’intention de ne pas s’acquitter de son obligation avec ces sonneries, puis il pourra ensuite sonner pour l’assemblée afin de les acquitter de leur obligation. Il est préférable de sonner pour l’individu après avoir sonné pour l’assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 12)
Est-il permis d'interrompre entre les paragraphes des bénédictions du Chema pour sonner le chofar si l'assemblée n'a personne d'autre pour le faire pendant le mois d'Eloul ?
L'assemblée doit-elle attendre que celui qui sait sonner le chofar termine sa prière pour entendre la sonnerie du chofar pendant le mois d'Eloul ?
Réponse

Si quelqu’un se trouve entre les paragraphes des bénédictions du Chema et que l’assemblée a terminé sa prière pendant le mois d’Eloul et souhaite qu’on sonne le chofar pour eux, et qu’il n’y a personne d’autre qui sache sonner, l’assemblée n’est pas tenue de l’attendre jusqu’à ce qu’il termine sa prière. Il lui est permis d’interrompre pour sonner le chofar pour eux.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 13)
Faut-il recommencer la bénédiction si le chofar utilisé s'avère invalide après avoir commencé à sonner ?
Que doit faire celui qui a sonné avec un chofar invalide en pensant qu'il était valide ?
Réponse

Celui qui a récité la bénédiction sur le chofar et a commencé à sonner, puis le chofar s'est avéré invalide, n'a pas besoin de recommencer la bénédiction. Il continuera à sonner les autres sonneries avec un chofar valide. Même s'il pensait que le chofar était valide et qu'il s'est avéré invalide, il ne doit pas recommencer la bénédiction, mais il recommencera toutes les sonneries avec un chofar valide sans bénédiction, car les sonneries ne sont pas considérées comme une interruption entre la bénédiction et les sonneries valides.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 14)
Est-on quitte de l'obligation d'entendre le chofar si l'on n'a pas entendu la bénédiction mais seulement les sonneries ?
Peut-on réciter la bénédiction sur le chofar après les sonneries debout si on ne l'a pas entendue avant ?
Réponse

Celui qui arrive à la synagogue après que le sonneur a déjà récité la bénédiction sur le chofar et entend toutes les sonneries, il est certain qu'il s'acquitte de son obligation même s'il n'a pas entendu les bénédictions. Certains disent qu'il est permis de réciter la bénédiction après les sonneries en raison des sonneries debout (tekhiot demaomed).

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 15)
Est-il permis de parler entre la bénédiction du chofar et les sonneries ?
Que doit-on faire si l'on a parlé entre la bénédiction et les sonneries du chofar ?
Peut-on parler entre les différents ordres de sonneries du chofar pendant Roch Hachana ?
Réponse

Il est interdit au sonneur et aux auditeurs d’interrompre par la parole entre les bénédictions des sonneries et les sonneries elles-mêmes. Si l’on a parlé entre la bénédiction et les sonneries, il faut recommencer la bénédiction, sauf si l’interruption concernait un sujet nécessaire aux sonneries, auquel cas il n’est pas nécessaire de recommencer. A priori, il ne faut pas parler même au sujet du chofar et des sonneries. Il est également interdit d’interrompre par la parole entre l’ordre Tachrat et Tachat, et entre Tachat et Tarat. Cette interdiction concerne aussi bien le sonneur que l’assemblée. Les sages ont enseigné : « Hasket ouchema Israël » est l’acronyme de Hallel, Sefer Torah, Cohanim (bénédiction des Cohanim), prière, confession, chofar, Meguila, Omer, dans tous ces cas il est interdit d’interrompre par la parole. Même entre les sonneries assises et les sonneries debout, il ne faut parler que de sujets concernant la prière et les sonneries.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 16)
Est-il permis de réciter la bénédiction Asher Yatsar entre les sonneries assises et debout du chofar ?
Peut-on méditer des paroles de Torah entre les sonneries assises et debout du chofar avant la répétition de la Amida de Moussaf ?
Réponse

Néanmoins, si quelqu'un a besoin de satisfaire un besoin naturel, il lui est permis de réciter la bénédiction Asher Yatsar entre les sonneries assises et les sonneries debout. De même, celui qui a terminé la Amida de Moussaf à voix basse et voit qu'il reste du temps avant que l'officiant commence la répétition, il lui est permis de méditer des paroles de Torah, même s'il se trouve entre les sonneries assises et debout, car la pensée n'est pas considérée comme une interruption, jusqu'à ce que l'officiant commence la répétition de la Amida.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 17)
Est-il permis de réciter "Véhi Noam" dans le chofar comme ségoula si l'on ne peut plus sonner après avoir commencé les sonneries assises ?
Peut-on dire "Véhi Noam" entre la bénédiction et la sonnerie du chofar ?
Que doit-on faire si l'on ne peut pas continuer à sonner le chofar après avoir commencé les sonneries assises ?
Réponse

Celui qui a récité la bénédiction sur les sonneries assises et a sonné trois fois tashrat, puis n'a plus pu sonner, il lui est interdit de réciter "Véhi Noam" dans le chofar comme une ségoula. A plus forte raison, il est interdit de le dire entre la bénédiction et la sonnerie. Il faut plutôt essayer de trouver un autre sonneur ou un autre chofar. Si cela n'est pas possible et qu'il ne peut sonner qu'après un long délai pour aller chercher un autre chofar ailleurs, il lui est permis de dire "Véhi Noam".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 18)
Est-il permis à celui qui dicte l'ordre des tekhiot de prononcer la première tekia après la berakha du chofar ?
Peut-on dicter l'ordre des tekhiot au tokea pendant la Amida de Moussaf ?
Réponse

Dans certains endroits, il est d'usage qu'une personne de l'assemblée se tienne à côté du tokea et lui dicte l'ordre des tekhiot afin qu'il ne se trompe pas. Celui qui dicte doit veiller à ne pas annoncer la première tekia après la berakha, par crainte d'interruption. De même, il ne doit pas dicter au tokea pendant la Amida de Moussaf, car cela constituerait une interruption.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 19)
Est-il permis de parler, de tousser ou de bâiller pendant les tekhiot du chofar ?
Faut-il amener à la synagogue des enfants trop jeunes lors des tekhiot du chofar ?
Est-ce une mitsva d'amener à la synagogue des enfants qui ont atteint l'âge de l'éducation et qui sont calmes pendant les tekhiot du chofar ?
Réponse

Il est interdit de parler pendant les tekhiot, et même de tousser ou de bâiller, car cela perturbe les auditeurs. Les adultes doivent veiller à ce que les enfants ne dérangent pas l'assemblée en marchant ou en bavardant. Il ne faut pas amener à la synagogue des enfants trop jeunes qui risquent de perturber la kavana du public. Cependant, il est une mitsva d'amener à la synagogue les enfants qui ont atteint l'âge de l'éducation et qui sont calmes, afin de les habituer aux mitsvot.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 20)