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Thèmes Lois de Kiddouchin : questions-réponses pratiques

Kiddouchin dans le mariage juif, acte de consécration qui unit un homme et une femme selon la Torah et fait d’elle une échet ich, au cœur de la sainteté.

Kiddouchin
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Kiddouchin et divorce pendant Chabbat

Est-il permis de faire les kiddouchin d'une femme pendant Chabbat ?
Que se passe-t-il si quelqu'un a fait les kiddouchin d'une femme pendant Chabbat malgré l'interdiction ?
Peut-on pratiquer la halitsa ou le yiboum pendant Chabbat ?
Réponse

Il n'est pas permis de procéder à des kiddouchin (fiançailles religieuses) d'une femme pendant Chabbat. De même, on ne pratique pas la halitsa ni le yiboum pendant Chabbat. Toutefois, si quelqu'un a transgressé et a procédé aux kiddouchin pendant Chabbat, les fiançailles sont valides.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 23)
Que doivent faire le marié et la mariée lorsqu'ils se marient la veille de Chabbat si la mariée est une jeune fille vierge ?
Est-il nécessaire que l'isolement du couple avant Chabbat soit complet et apte à la consommation du mariage ?
Réponse

Lorsqu'un mariage a lieu la veille de Chabbat et que la mariée est une jeune fille vierge, le marié et la mariée doivent s'isoler ensemble avant l'entrée de Chabbat. Cependant, il n'est pas nécessaire que cet isolement soit complet au point d'être apte à la consommation du mariage ; il suffit simplement qu'ils entrent ensemble dans un endroit discret.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 24)
Est-il permis d'épouser une veuve pendant Chabbat si l'isolement complet a eu lieu avant Chabbat ?
Doit-on craindre une interdiction d'acquisition ou un danger particulier lors de l'entrée sous la houppa d'une veuve pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui épouse une veuve pendant Chabbat, si elle était en état de pureté et qu'ils se sont isolés de manière complète, apte à la consommation du mariage, avant l'entrée de Chabbat, et que la porte a été fermée, il est permis de la prendre en mariage pendant Chabbat. Il n'y a pas à craindre ici l'interdiction d'acquérir un bien pendant Chabbat, ni un danger. De plus, si quelqu'un n'est pas pointilleux sur ce point, on ne l'en empêche pas.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 25)
Est-il permis de célébrer les kiddouchin ou le mariage pendant la nuit de Chabbat si la houppa a été retardée la veille de Chabbat ?
Peut-on être indulgent et célébrer un mariage pendant Chabbat en cas de grande nécessité selon l'avis du Rama ?
Réponse

Même si la houppa a été retardée la veille de Chabbat et que cela risque de causer de la honte au marié ou à la mariée si les kiddouchin sont repoussés après Chabbat, il ne faut pas procéder aux kiddouchin ni célébrer le mariage pendant la nuit de Chabbat. Cela s'applique même si le marié n'a pas encore accompli la mitsva de procréation. Cependant, selon l'avis du Rama, il est indulgent en cas de nécessité.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 26)
Est-il permis de donner un guet à une femme pendant Chabbat, même si le guet a été préparé avant Chabbat ?
Que faire si le mari est gravement malade pendant Chabbat et qu'il y a un risque de yiboum ou de halitsa, et que le guet est prêt depuis avant Chabbat ?
Si le guet ne se trouve pas dans le domaine du mari pendant Chabbat, comment peut-il être remis à la femme ?
Réponse

Il n'est pas permis de divorcer une femme par un guet pendant Chabbat, même si le guet a été écrit et préparé avant Chabbat, de crainte que l'on en vienne à écrire un guet pendant Chabbat. Toutefois, en cas de nécessité, par exemple si le mari est malade et que sa maladie s'est aggravée au point de mettre sa vie en danger pendant Chabbat, et qu'il y a un risque que la femme doive recourir au yiboum ou à la halitsa, si le guet est prêt et se trouve en possession du mari depuis avant Chabbat, il lui transférera la propriété de l'endroit où se trouve le guet afin qu'elle en devienne propriétaire, ainsi que du guet qui s'y trouve, et elle sera ainsi divorcée. Si cela n'est pas possible sans déplacer le guet, par exemple si le guet ne se trouve pas dans son domaine, il pourra le prendre en main et le lui remettre.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 27)

Ordre de la cérémonie des kiddouchin

Est-il nécessaire que le hatan et la kala arrivent séparément à la salle de mariage ?
La coutume séfarade exige-t-elle que le hatan ne voie pas la kala pendant la semaine précédant la houppa ?
Comment le hatan et la kala doivent-ils se comporter à leur arrivée à la salle selon la coutume séfarade ?
Réponse

Certains ont l'habitude que le hatan et la kala arrivent séparément à la salle, après que le hatan n'a pas rencontré la kala pendant une semaine avant la houppa. D'autres ne sont pas stricts à ce sujet, et telle est notre coutume : le hatan se rend chez la kala avant la houppa, puis ils arrivent ensemble à la salle. La kala entre alors dans l'espace réservé aux femmes, et le hatan dans celui des hommes, jusqu'à la cérémonie de la houppa.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 1)
Est-il nécessaire que le hatan couvre le visage de la kala avec le voile en présence de témoins selon la coutume séfarade ?
La coutume séfarade exige-t-elle que le hatan couvre lui-même le visage de la kala ?
Pourquoi certains veillent-ils à la présence des témoins lors de la pose du voile sur la kala ?
Réponse

Certains ont l'habitude que le père du hatan et le père de la kala tiennent le hatan par la main, l'un à droite et l'autre à gauche, et l'accompagnent auprès de la kala afin que le hatan couvre le visage de la kala avec le voile, certains considérant que cela constitue la houppa. C'est pourquoi certains veillent à ce que les témoins soient présents pour voir la pose du voile ou pour reconnaître la kala. Cependant, telle n'est pas notre coutume : il n'est pas d'usage chez nous que le hatan couvre lui-même le visage de la kala avec le voile, et même si des Séfarades souhaitent que le hatan le fasse, il n'est pas nécessaire que cela se fasse en présence de témoins.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 2)
La coutume séfarade prévoit-elle que les accompagnateurs tiennent une bougie lors de l'accompagnement du hatan et de la kala ?
Quelle est la pratique ashkénaze concernant les bougies lors de l'accompagnement du hatan et de la kala ?
Réponse

La coutume ashkénaze veut que les accompagnateurs du hatan et de la kala tiennent une bougie à la droite du hatan et à la droite de la kala. Ce n'est pas notre coutume.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 3)
Comment le hatan et la kala se rendent-ils sous la houppa selon certaines coutumes séfarades ?
La coutume séfarade générale exige-t-elle que le hatan soit accompagné par son père et le père de la kala sous la houppa ?
Réponse

Après que le hatan a couvert le visage de la kala avec le voile, le hatan se rend avec son père et le père de la kala à l'endroit de la houppa et se tient sous la houppa. Ensuite, la kala arrive avec ses proches à l'endroit de la houppa.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 4)
Où la kala doit-elle se tenir par rapport au hatan sous la houppa selon la halakha séfarade ?
Est-il obligatoire que la kala soit à la droite du hatan lors de la houppa ?
Réponse

Certains disent que la kala doit se tenir à la droite du hatan. D'autres ne sont pas stricts à ce sujet depuis la destruction du Temple. Il est correct d'adopter la pratique de placer la kala à la droite du hatan.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)
La coutume séfarade prévoit-elle de placer de la cendre sur la tête du hatan avant la houppa ?
Quelle est la pratique concernant la cendre sur la tête du hatan avant la houppa selon certaines coutumes ?
Réponse

Certains ont l'habitude de placer de la cendre sur la tête des hatanim avant la houppa. Les Séfarades n'ont pas cette coutume.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 6)
Quelle est la définition de la houppa selon les différents avis des décisionnaires ?
Selon certains décisionnaires, la houppa correspond-elle à l'isolement du couple ou au fait de se tenir sous un dais ?
Réponse

Les décisionnaires sont partagés sur la définition de la houppa. Certains estiment qu'il s'agit de l'isolement où le marié amène la mariée dans sa maison, tandis que d'autres considèrent que c'est le dais sous lequel le marié et la mariée se tiennent.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 7)
Faut-il inviter les témoins à se rapprocher du lieu de la houppa avant de commencer les bénédictions ?
Que convient-il de faire si les sept bénédictions sont réparties entre plusieurs rabbins ou érudits ?
Réponse

Il est bon et correct qu'avant que le rabbin ne commence à réciter les bénédictions, il invite les témoins à se rapprocher du lieu de la houppa, afin qu'ils soient immédiatement prêts à voir la remise de la bague du marié à la mariée après les bénédictions et la dégustation. De même, si l'on répartit les sept bénédictions entre plusieurs rabbins ou érudits, il est bon et correct de les inviter juste après la lecture de la ketouba, afin que tous soient prêts à réciter les sept bénédictions, et qu'il n'y ait pas une grande interruption entre les bénédictions.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 8)
Est-il nécessaire, selon la coutume séfarade, de faire la houppa à ciel ouvert ?
Peut-on célébrer la houppa sous un toit selon le minhag des Séfarades et des communautés orientales ?
Réponse

La coutume des Séfarades et des communautés orientales est de célébrer la houppa sous un toit, sans insister pour qu'elle ait lieu à ciel ouvert, et il n'est pas nécessaire de changer cette coutume.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 9)
Doit-on étendre un talit au-dessus du couple même s'il y a déjà un dais lors de la houppa ?
Réponse

La coutume est d'étendre un talit même lorsqu'il y a déjà un dais au-dessus du marié et de la mariée.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 10)
La coutume selon laquelle la mariée achète le talit pour le marié est-elle répandue chez les Séfarades ?
Est-il permis de provoquer une discorde à propos de la coutume d'offrir le talit au marié ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude que la mariée achète le talit pour le marié. Cette coutume ne s'est pas répandue chez les Séfarades. En tout cas, il ne faut certainement pas provoquer de discorde à cause de cette coutume.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 11)
Est-il recommandé de célébrer une houppa dans une synagogue à notre époque ?
Dans quelles conditions est-il permis, selon la halakha, de célébrer une houppa dans une synagogue ?
Réponse

Il est approprié et correct, à notre époque, d'éviter de célébrer des houppot dans une synagogue, car il a été constaté que des femmes y entrent avec des vêtements non conformes à la pudeur, ce qui n'est pas approprié pour un lieu saint et ne préserve pas la sainteté de l'endroit. Cependant, si les femmes veillent à venir habillées avec pudeur, que la séparation entre hommes et femmes est strictement respectée, chaque groupe étant à part, et que les hommes préservent également la sainteté du lieu, il n'y a, du point de vue de la halakha, aucune objection à célébrer une houppa dans une synagogue.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 12)
Est-il permis d'embrasser le marié ou ses proches dans la synagogue après la houppa ?
Peut-on organiser le repas de mariage ou les cheva berakhot dans la synagogue lorsqu'il y a du vin ?
Où convient-il de disposer les tables et les rafraîchissements lors d'une houppa organisée dans une synagogue ?
Réponse

Lorsqu'on organise une houppa dans une synagogue, il convient d'avertir de ne pas embrasser le marié ni ses proches après la houppa, car il n'est pas permis d'embrasser dans la synagogue, afin de rappeler qu'aucun amour n'égale l'amour pour Hachem. De même, il est préférable de disposer les tables et les rafraîchissements à l'extérieur de la synagogue. Il ne faut pas organiser le repas de mariage ou les cheva berakhot dans la synagogue, lorsqu'il s'agit d'un festin où l'on sert du vin. Ce qui a été permis concernant la tenue de la houppa dans la synagogue ne concerne que la houppa elle-même.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 13)
Faut-il verser du vin dans une coupe avant les kiddouchin ?
Est-il nécessaire d'ajouter de l'eau au vin de la coupe avant la bénédiction des fiançailles ?
Réponse

Avant les kiddouchin, il faut verser du vin dans une coupe, car il est désormais d'usage de réciter la bénédiction des fiançailles sur le vin. Cependant, il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'eau dans la coupe de vin.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 14)
Comment doit-on tenir la coupe lors de la bénédiction du vin pendant les kiddouchin ?
Est-il permis de tenir la coupe avec un bandage ou un plâtre sur la main lors de la bénédiction du vin ?
Que faut-il faire si l'on porte des gants en hiver lors de la bénédiction sur la coupe de vin ?
Réponse

Celui qui récite la bénédiction doit tenir la coupe de vin de la main droite et réciter la bénédiction du vin. Si sa main est bandée ou plâtrée, il lui est permis de tenir la coupe même si le bandage fait séparation. Cependant, en hiver, s'il porte des gants, il est préférable de les retirer au moment de la bénédiction sur la coupe. Selon notre coutume, on conclut la bénédiction par "gefen" et non "gafen", et il faut bien prononcer la lettre "pe" dans "boré peri hagefen". Ensuite, on récite la bénédiction des fiançailles.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 15)