Thèmes Lois de Kiddouchin : questions-réponses pratiques

Kiddouchin et divorce pendant Chabbat
Réponse
Il n'est pas permis de procéder à des kiddouchin (fiançailles religieuses) d'une femme pendant Chabbat. De même, on ne pratique pas la halitsa ni le yiboum pendant Chabbat. Toutefois, si quelqu'un a transgressé et a procédé aux kiddouchin pendant Chabbat, les fiançailles sont valides.
Réponse
Lorsqu'un mariage a lieu la veille de Chabbat et que la mariée est une jeune fille vierge, le marié et la mariée doivent s'isoler ensemble avant l'entrée de Chabbat. Cependant, il n'est pas nécessaire que cet isolement soit complet au point d'être apte à la consommation du mariage ; il suffit simplement qu'ils entrent ensemble dans un endroit discret.
Réponse
Celui qui épouse une veuve pendant Chabbat, si elle était en état de pureté et qu'ils se sont isolés de manière complète, apte à la consommation du mariage, avant l'entrée de Chabbat, et que la porte a été fermée, il est permis de la prendre en mariage pendant Chabbat. Il n'y a pas à craindre ici l'interdiction d'acquérir un bien pendant Chabbat, ni un danger. De plus, si quelqu'un n'est pas pointilleux sur ce point, on ne l'en empêche pas.
Réponse
Même si la houppa a été retardée la veille de Chabbat et que cela risque de causer de la honte au marié ou à la mariée si les kiddouchin sont repoussés après Chabbat, il ne faut pas procéder aux kiddouchin ni célébrer le mariage pendant la nuit de Chabbat. Cela s'applique même si le marié n'a pas encore accompli la mitsva de procréation. Cependant, selon l'avis du Rama, il est indulgent en cas de nécessité.
Réponse
Il n'est pas permis de divorcer une femme par un guet pendant Chabbat, même si le guet a été écrit et préparé avant Chabbat, de crainte que l'on en vienne à écrire un guet pendant Chabbat. Toutefois, en cas de nécessité, par exemple si le mari est malade et que sa maladie s'est aggravée au point de mettre sa vie en danger pendant Chabbat, et qu'il y a un risque que la femme doive recourir au yiboum ou à la halitsa, si le guet est prêt et se trouve en possession du mari depuis avant Chabbat, il lui transférera la propriété de l'endroit où se trouve le guet afin qu'elle en devienne propriétaire, ainsi que du guet qui s'y trouve, et elle sera ainsi divorcée. Si cela n'est pas possible sans déplacer le guet, par exemple si le guet ne se trouve pas dans son domaine, il pourra le prendre en main et le lui remettre.
Ordre de la cérémonie des kiddouchin
Réponse
Certains ont l'habitude que le hatan et la kala arrivent séparément à la salle, après que le hatan n'a pas rencontré la kala pendant une semaine avant la houppa. D'autres ne sont pas stricts à ce sujet, et telle est notre coutume : le hatan se rend chez la kala avant la houppa, puis ils arrivent ensemble à la salle. La kala entre alors dans l'espace réservé aux femmes, et le hatan dans celui des hommes, jusqu'à la cérémonie de la houppa.
Réponse
Certains ont l'habitude que le père du hatan et le père de la kala tiennent le hatan par la main, l'un à droite et l'autre à gauche, et l'accompagnent auprès de la kala afin que le hatan couvre le visage de la kala avec le voile, certains considérant que cela constitue la houppa. C'est pourquoi certains veillent à ce que les témoins soient présents pour voir la pose du voile ou pour reconnaître la kala. Cependant, telle n'est pas notre coutume : il n'est pas d'usage chez nous que le hatan couvre lui-même le visage de la kala avec le voile, et même si des Séfarades souhaitent que le hatan le fasse, il n'est pas nécessaire que cela se fasse en présence de témoins.
Réponse
La coutume ashkénaze veut que les accompagnateurs du hatan et de la kala tiennent une bougie à la droite du hatan et à la droite de la kala. Ce n'est pas notre coutume.
Réponse
Après que le hatan a couvert le visage de la kala avec le voile, le hatan se rend avec son père et le père de la kala à l'endroit de la houppa et se tient sous la houppa. Ensuite, la kala arrive avec ses proches à l'endroit de la houppa.
Réponse
Certains disent que la kala doit se tenir à la droite du hatan. D'autres ne sont pas stricts à ce sujet depuis la destruction du Temple. Il est correct d'adopter la pratique de placer la kala à la droite du hatan.
Réponse
Certains ont l'habitude de placer de la cendre sur la tête des hatanim avant la houppa. Les Séfarades n'ont pas cette coutume.
Réponse
Les décisionnaires sont partagés sur la définition de la houppa. Certains estiment qu'il s'agit de l'isolement où le marié amène la mariée dans sa maison, tandis que d'autres considèrent que c'est le dais sous lequel le marié et la mariée se tiennent.
Réponse
Il est bon et correct qu'avant que le rabbin ne commence à réciter les bénédictions, il invite les témoins à se rapprocher du lieu de la houppa, afin qu'ils soient immédiatement prêts à voir la remise de la bague du marié à la mariée après les bénédictions et la dégustation. De même, si l'on répartit les sept bénédictions entre plusieurs rabbins ou érudits, il est bon et correct de les inviter juste après la lecture de la ketouba, afin que tous soient prêts à réciter les sept bénédictions, et qu'il n'y ait pas une grande interruption entre les bénédictions.
Réponse
La coutume des Séfarades et des communautés orientales est de célébrer la houppa sous un toit, sans insister pour qu'elle ait lieu à ciel ouvert, et il n'est pas nécessaire de changer cette coutume.
Réponse
La coutume est d'étendre un talit même lorsqu'il y a déjà un dais au-dessus du marié et de la mariée.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude que la mariée achète le talit pour le marié. Cette coutume ne s'est pas répandue chez les Séfarades. En tout cas, il ne faut certainement pas provoquer de discorde à cause de cette coutume.
Réponse
Il est approprié et correct, à notre époque, d'éviter de célébrer des houppot dans une synagogue, car il a été constaté que des femmes y entrent avec des vêtements non conformes à la pudeur, ce qui n'est pas approprié pour un lieu saint et ne préserve pas la sainteté de l'endroit. Cependant, si les femmes veillent à venir habillées avec pudeur, que la séparation entre hommes et femmes est strictement respectée, chaque groupe étant à part, et que les hommes préservent également la sainteté du lieu, il n'y a, du point de vue de la halakha, aucune objection à célébrer une houppa dans une synagogue.
Réponse
Lorsqu'on organise une houppa dans une synagogue, il convient d'avertir de ne pas embrasser le marié ni ses proches après la houppa, car il n'est pas permis d'embrasser dans la synagogue, afin de rappeler qu'aucun amour n'égale l'amour pour Hachem. De même, il est préférable de disposer les tables et les rafraîchissements à l'extérieur de la synagogue. Il ne faut pas organiser le repas de mariage ou les cheva berakhot dans la synagogue, lorsqu'il s'agit d'un festin où l'on sert du vin. Ce qui a été permis concernant la tenue de la houppa dans la synagogue ne concerne que la houppa elle-même.
Réponse
Avant les kiddouchin, il faut verser du vin dans une coupe, car il est désormais d'usage de réciter la bénédiction des fiançailles sur le vin. Cependant, il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'eau dans la coupe de vin.
Réponse
Celui qui récite la bénédiction doit tenir la coupe de vin de la main droite et réciter la bénédiction du vin. Si sa main est bandée ou plâtrée, il lui est permis de tenir la coupe même si le bandage fait séparation. Cependant, en hiver, s'il porte des gants, il est préférable de les retirer au moment de la bénédiction sur la coupe. Selon notre coutume, on conclut la bénédiction par "gefen" et non "gafen", et il faut bien prononcer la lettre "pe" dans "boré peri hagefen". Ensuite, on récite la bénédiction des fiançailles.

