Thèmes Lois de Kapparot : questions-réponses pratiques

Pratique des kaparot
Réponse
La coutume dans toutes les communautés d’Israël est de faire le "kaparot" la veille de Yom Kippour, c’est-à-dire que l’on a l’habitude de sacrifier un poulet pour chaque membre de la famille. Cette coutume a des fondements très anciens, remontant à l’époque des Gueonim. Il est possible que ce que Maran a écrit dans le Choulhan Aroukh, à savoir de ne pas pratiquer cette coutume, ne concerne pas le cas où l’on donne la volaille aux pauvres. De plus, il s’agit d’une ancienne coutume qui a été suivie même contrairement à l’avis de Maran dans le Choulhan Aroukh, et Maran lui-même a écrit dans son introduction au Beit Yossef qu’il n’est pas venu annuler les coutumes anciennes. Cette coutume est donc très ancienne, comme l’ont attesté les derniers décisionnaires.
Réponse
On a l’habitude de prendre un poulet mâle pour chaque membre masculin de la famille, et une poule femelle pour chaque membre féminin. On choisit de préférence des poulets blancs, en référence au verset : « Si vos fautes sont comme l’écarlate, elles deviendront blanches comme la neige ».
Réponse
On a l’habitude de prendre pour une femme enceinte deux poules et un poulet, car il se peut que l’enfant à naître soit un garçon ou une fille. Toutefois, cela n’est pas indispensable, mais simplement une précaution supplémentaire.
Réponse
Celui qui n’en a pas les moyens peut se contenter d’un seul poulet mâle et d’une seule poule femelle pour toute la famille.
Réponse
On fait tourner le kaparot autour de sa tête en disant : « Ceci est mon remplacement, ceci est mon substitut, ceci est mon expiation ». Lorsqu’on fait le kaparot pour quelqu’un d’autre, on dit : « Ceci est ton remplacement, ton substitut, ton expiation ». Pour une femme, on dira au féminin : « Halifatekh, temouratekh, kaparatekh ». Si l’on fait le kaparot en l’absence de la personne concernée, on dira : « Ceci est le remplacement de Untel fils de Unetelle, son substitut et son expiation ». Il est bon de commencer par faire tourner le kaparot sur soi-même avant de le faire pour les membres de sa famille, comme il est dit à propos du Cohen Gadol : « Il expiera pour lui et pour sa maison », afin que celui qui est déjà acquitté puisse expier pour les autres.
Réponse
Il est permis de faire tourner la poule du kaparot au-dessus de la tête de sa femme lorsqu’elle est nida, et de réciter la prière du kaparot : « Zot halifatekh, zot temouratekh, zot kaparatekh ». Il n’y a aucune crainte à ce qu’on la touche.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de poser leurs mains sur la tête de la volaille lors du rite des kaparot, à l'image de la semikha pratiquée sur les korbanot. Cependant, notre coutume n'est pas de faire la semikha, et il est préférable de s'abstenir et de ne pas le faire.
Réponse
Il convient à chacun de réfléchir à la techouva pendant la réalisation des kaparot, et de penser dans son cœur que tout ce qui est fait à la volaille correspond aux quatre types de mises à mort du Beth Din, et qu'il aurait pu mériter cela. Lorsque le chohet saisit les signes au cou, cela correspond à la strangulation, lorsqu'il l'égorge, cela correspond à la mise à mort par l'épée, lorsqu'on jette la volaille à terre, cela correspond à la lapidation, et lorsqu'on la fait rôtir ou brûler au feu, cela correspond à la combustion. Par le fait qu'il fait techouva, Hachem lui pardonne et son âme est épargnée.
Réponse
Il faut veiller, lorsque l'on achète des coqs ou des poules pour les kaparot et qu'on les garde à la maison un ou deux jours, à leur donner à manger avant de s'asseoir pour manger soi-même. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre les animaux ou volailles pures et impures. Ainsi, celui qui élève chez lui un chien pour la garde ou autre raison doit aussi veiller à le nourrir avant de manger lui-même, car la règle s'applique également aux animaux impurs.
Réponse
Il est d'une obligation sacrée de ne faire abattre les volailles que par un chohet expert, craignant Hachem et très rigoureux dans la vérification du couteau selon la halakha. Cela s'applique toute l'année, et a fortiori la veille de Yom Kippour où l'affluence est grande. Plusieurs grands Aharonim ont souligné que, du fait du grand nombre de volailles à abattre la veille de Yom Kippour et de la foule qui se presse chez les chohatim, de nombreux incidents et fautes se produisent lors de la shehita des volailles. Il est arrivé que des rabbins contrôlent les couteaux des chohatim et les trouvent défectueux, ou que des volailles devenues nevelot lors de l'abattage soient mélangées à des volailles cachères. De plus, de nombreux chohatim restent éveillés jusqu'à tard dans la nuit pour abattre toutes les kaparot, et à cause de la fatigue et de la précipitation, ils négligent la vérification du couteau et ne sentent pas ses défauts, comme l'expérience l'a montré. Ainsi, il arrive que l'on fasse manger des nevelot à des Juifs à la veille du jour saint. C'est pourquoi plusieurs grands de nos derniers maîtres ont donné la directive d'avancer l'abattage des volailles avant la veille de Yom Kippour, afin de réduire la forte affluence qui règne chez les chohatim, ce qui leur permet de vérifier le couteau avec sérieux, et ainsi l'abattage se fait avec calme et réflexion, comme il convient pour une telle tâche. Il est d'une obligation sacrée pour les rabbins gardiens de la sainteté dans chaque endroit de surveiller avec vigilance les chohatim au moment de la shehita des kaparot pendant les dix jours de téchouva, et de retirer les obstacles autant que possible.
Réponse
Il est souhaitable qu'il y ait toujours deux chohatim ensemble, car deux valent mieux qu'un, chacun pouvant aider et encourager l'autre.
Réponse
La coutume est que les chohatim présentent leurs couteaux au rav de la ville entre Rosh Hashana et Yom Kippour, et se soumettent à son examen. Il est d'une obligation sacrée pour les rabbins de chaque endroit de surveiller attentivement les chohatim la veille de Yom Kippour et de faire tout leur possible pour éviter les fautes. Si un manque de sensibilité à une défectuosité du couteau est constaté, il faut écarter le chohet lorsque l'on constate qu'il y a eu négligence de sa part ou autre raison similaire.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de donner les volailles utilisées pour les kaparot aux pauvres. Toutefois, il est préférable de leur remettre la valeur monétaire des kaparot, afin que le pauvre ne ressente pas de honte ni ne pense qu'il est méprisé par celui qui donne, du fait qu'après avoir symboliquement transféré ses fautes sur la volaille, on la lui donne.
Réponse
Si, après la shehita de la volaille, il s'avère qu'elle est terefah, il n'est pas nécessaire de procéder à une autre kapara. En revanche, si la volaille a été abîmée pendant la shehita, il est recommandé de prendre un autre coq pour une nouvelle kapara.
Réponse
Il existe une coutume selon laquelle, en arrivant chez le shohet, on tient les volailles à proximité du lieu de la shehita afin que, dès que le shohet termine de procéder à la shehita pour le client précédent, il commence immédiatement celle du client suivant qui se trouve à côté. Il n'est pas correct d'agir ainsi, car cela cause de la souffrance aux animaux et il y a également un risque concernant la règle de "tsamka hareya" par la main de l'homme, chaque fois qu'on abat une volaille devant une autre, comme mentionné dans le Choulhan Aroukh. C'est pourquoi il faut tout faire avec sagesse afin qu'une volaille ne voie pas l'abattage d'une autre.
Réponse
Il est une mitsva de rechercher l'accomplissement de la mitsva de la couverture du sang de la volaille, et il faut réciter la berakha "al kisouy hadam beafar". Tel est l'usage en Erets Israël. Si le propriétaire des volailles est un homme pieux, désireux d'accomplir les mitsvot, le shohet peut lui céder la mitsva de la couverture du sang, afin qu'il la réalise en tant que son délégué. Il prendra de la terre préparée à cet effet, récitera la berakha "al kisouy hadam beafar" et couvrira le sang avec la terre. Par mesure de précaution, il est bon que les propriétaires disent au shohet d'abattre la volaille en leur nom, de sorte que celui qui couvre le sang soit également associé à la shehita.
Réponse
Là où le shohet souhaite abattre les volailles des kaparot, il doit préparer de la terre meuble, apte à la couverture du sang, sur le sol, et déclarer verbalement que cette terre servira à la couverture du sang des volailles. Comme il est enseigné dans la Guemara Houlin, le shohet doit placer de la terre en dessous et au-dessus du sang, car il est écrit "vekhisahu beafar" et non "khisahu afar", ce qui enseigne qu'il faut mettre de la terre en dessous et au-dessus. Tel est également le psak du Tour et du Choulhan Aroukh.
Réponse
La berakha et la couverture du sang doivent être faites après que le shohet a vérifié calmement le couteau et s'est assuré que la shehita a été réalisée de manière cachère.

