Thèmes Lois de Houpa : questions-réponses pratiques

Conduite du fiancé le jour du mariage
Réponse
Chez les Sefaradim et les communautés d'Orient, il n'est pas d'usage que le hatan jeûne le jour de son mariage. Ceci est d'autant plus vrai à notre époque où la faiblesse physique est plus répandue. Même ceux qui, en dehors d'Israël, avaient l'habitude de jeûner peuvent, a priori, suivre la coutume d'Israël à ce sujet. Il est conseillé aux hatanim de consacrer le jour du mariage à l'étude de la Torah en pratiquant le jeûne de la parole, ce qui est préférable à un jeûne alimentaire.
Réponse
Même ceux qui ne jeûnent pas, ou lors des jours où l'on ne jeûne pas, doivent veiller à ne pas rechercher les excès dans la nourriture et la boisson. Il ne faut pas abuser de la nourriture et de la boisson ce jour-là. Toutefois, il est permis au hatan et à la kala de boire du lait le jour du mariage, et il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de jeûner le jour du mariage n'ont pas besoin d'accepter ce jeûne lors de la minha comme pour un jeûne individuel, car dans cette communauté, tout le monde a l'habitude de jeûner ce jour-là.
Réponse
Même selon la coutume ashkénaze de jeûner le jour du mariage, si le jeûne est difficile pour le hatan ou la kala, ils ne doivent pas jeûner. Ainsi, si en cours de journée le hatan ou la kala ressentent une faiblesse, il n'est pas nécessaire d'être strict et ils peuvent interrompre le jeûne. De même, si le jour du mariage tombe le lendemain d'un jeûne public et qu'il est difficile pour le hatan de jeûner deux jours consécutifs, il n'est pas tenu de jeûner.
Réponse
Certains disent que la kala ne doit pas jeûner le jour du mariage, car cette coutume ne concerne que les hatanim. D'autres estiment que la kala aussi doit jeûner le jour du mariage. Quoi qu'il en soit, il a déjà été précisé que la coutume des Sefaradim est que même le hatan ne jeûne pas le jour du mariage.
Réponse
Un hatan dont le mariage a lieu pendant le mois de Nissan, et qui appartient à une communauté où l'on a l'habitude de jeûner le jour du mariage, est autorisé à jeûner durant Nissan, car l'interdiction de jeûner ce mois-ci ne concerne que les jeûnes publics, et non les jeûnes individuels. Toutefois, la coutume séfarade reste de ne pas jeûner le jour du mariage. Selon le Rama, un hatan ashkénaze peut jeûner le jour de son mariage en Nissan, bien que le Rama interdise en général les jeûnes individuels durant ce mois.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de jeûner le jour de leur houppa ne doivent pas jeûner si la houppa a lieu le 15 Chevat, le 15 Av ou le Isrou Hag. Cette règle s'applique également aux Ashkénazes.
Réponse
Certains ne disent pas le Vidouy lors de la prière de Cha'harit avec le marié le jour de son mariage. Cependant, la règle principale est qu'il faut dire le Tahanoun tant que le marié n'est pas encore entré sous la houppa, même si la houppa a lieu avant la tombée de la nuit.
Réponse
Dans la synagogue où le marié prie la veille de la houppa, on dit le Tahanoun normalement, même à Min'ha. Cependant, lorsqu'on prie Min'ha dans la salle des fêtes juste avant la houppa, avec les invités venus pour la joie du marié et de la mariée, notre coutume est de ne pas dire le Tahanoun pour eux.
Réponse
Notre coutume est que le marié ne dit pas le long Vidouy de Rabbénou Nissim lors de la prière de Min'ha proche de sa houppa, à la fin de la Amida, et ceci a fortiori si l'on prie Min'ha juste avant la houppa.
Réponse
Certains mariés ont l'habitude de s'immerger au mikvé le jour du mariage, et c'est une bonne et belle coutume. Cependant, il n'y a aucune obligation, car à notre époque il n'y a pas d'obligation halakhique pour les hommes de s'immerger. Ainsi, s'il est empêché et ne peut pas s'immerger, il augmentera son étude de la Torah, car la Torah purifie.
Réponse
Le marié et la mariée doivent se sanctifier le jour de la houppa, faire techouva ce jour-là, examiner leurs actions depuis leur naissance jusqu'à ce jour, se confesser, demander pardon et expiation à Hachem, reconnaître leurs fautes, les abandonner, regretter sincèrement avec un cœur brisé, et prendre sur eux à partir de ce jour de servir Hachem avec vérité et intégrité, d'être saints et purs, et prier pour que la Chekhina réside entre eux.
Réponse
Le jour du mariage, il convient que le marié apaise ses parents et ses amis, à l'image de ce que l'on fait la veille de Yom Kippour, car pour les fautes entre l'homme et son prochain, la techouva n'est efficace que si l'on a apaisé son prochain. De même, il est approprié et juste que les parents du marié et de la mariée fassent la paix avec leurs ennemis le jour de la houppa.
Réponse
Il est approprié et juste que le marié et la mariée ne se fassent pas photographier le jour du mariage, avant la houppa, par crainte qu'ils ne se touchent, comme l'expérience l'a montré. De plus, il n'est pas souhaitable de perdre un jour aussi précieux en des choses futiles.
Réponse
Il est souhaitable que le marié multiplie les actes de tsedaka le jour de la houppa. De plus, le marié doit porter des vêtements de Chabbat pendant tous les sept jours de la fête.
Réponse
La coutume de Jérusalem, dans les années passées, était de célébrer la houppa et les kiddouchin avant le coucher du soleil. Il est bon et juste de renouveler cette coutume à notre époque. Cependant, beaucoup ont l'habitude aujourd'hui de célébrer la houppa et les kiddouchin la nuit, car les gens sont alors libres de leur travail et peuvent participer à la cérémonie, et "la multitude du peuple fait la splendeur du roi". Laisse-les dans leur coutume.
Réponse
Si la houppa et les kiddouchin ont lieu un mercredi, peu avant le coucher du soleil, même si, concernant les cheva berakhot, les sept jours de fête se terminent le mardi au coucher du soleil, il est néanmoins permis d'être indulgent et de ne pas réciter le vidouï et la nefilat apayim le mercredi, jusqu'à la fin des sept jours, calculés de moment à moment à partir de la houppa et des kiddouchin.
Bénédictions du mariage sous la houppa
Réponse
Après la lecture de la ketouba et sa remise à la kala, on ajoute un peu de vin [ou de l'eau] dans la coupe sur laquelle on a récité la berakha des éroussin, puis on récite les sept berakhot. La coutume veut que l'on n'apporte pas une autre coupe, mais que l'on récite les sept berakhot sur cette même coupe, après y avoir ajouté un peu de vin ou d'eau.
Réponse
Si le hatan et la kala sont des personnes qui transgressent publiquement le Chabbat, il faut veiller à réciter la berakha sur du vin cuit. C'est pourquoi un rav qui va célébrer une houppa chez des personnes non pratiquantes a intérêt à apporter avec lui du vin cuit. S'il n'a pas pu se procurer du vin cuit et que le hatan et la kala ont goûté au vin, il faudra utiliser une autre coupe pour les berakhot du mariage, car le reste du vin dans la coupe devient du vin interdit (yayin neseh). Ainsi, si le rav souhaite goûter au vin après les premières berakhot, il risquerait de consommer du vin interdit. Le fait d'ajouter un peu de vin dans la coupe avant les berakhot du mariage ne corrige pas le problème du vin interdit. Il est donc préférable dans ce cas d'apporter une seconde coupe pour réciter les berakhot du mariage. D'un point de vue strict, il n'est pas nécessaire de goûter au vin après les berakhot du mariage, car la berakha "hagafen" récitée après la lecture de la ketouba n'est pas une berakha de jouissance mais une berakha de louange. Cependant, il est conseillé, à titre de bonne pratique, de prendre une autre coupe et d'y verser à nouveau du vin de la bouteille, afin d'éviter tout risque d'interdiction de boire du vin interdit.
Réponse
Malgré tout, il est courant de permettre de donner à un hatan qui transgresse publiquement le Chabbat de boire du vin de la coupe, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on donne ainsi intentionnellement à boire du vin interdit au hatan.

