Thèmes Lois de Birkat Hamazon : questions-réponses pratiques

Lois de la coupe pour Birkat Hamazon
Réponse
De nos jours, dans la plupart des endroits, il n'est pas d'usage de réciter la Birkat Hamazone sur une coupe de vin, même lorsqu'on est trois et que l'on fait le zimoun. Ceux qui tiennent compte de l'avis exigeant une coupe dès qu'il y a trois personnes, qu'ils soient bénis. Il est recommandé de suivre l'avis du Zohar et de ne pas réciter la Birkat Hamazone seul sur une coupe. Si toutefois on souhaite boire du vin, il ne faut pas tenir la coupe en main pendant la Birkat Hamazone, mais la poser devant soi sur la table, puis, après la Birkat Hamazone, réciter la bénédiction sur le vin et boire.
Réponse
La coupe pour la Birkat Hamazone doit être remplie de vin et non d'une autre boisson. Toutefois, si le vin n'est pas disponible à cet endroit et que la bière ou une autre boisson est considérée comme hamar medina, on peut réciter la bénédiction sur ces boissons.
Réponse
Il faut que la coupe ne soit pas pagoum, c'est-à-dire qu'on n'en ait pas déjà bu. On peut la réparer en y ajoutant un peu d'eau. Cependant, si l'on a versé du vin de la coupe dans la main ou dans un autre récipient, cela n'est pas considéré comme pagoum.
Réponse
Tant que la coupe était en bon état au moment de la bénédiction, elle n'est pas considérée comme pagoum par la suite. Ainsi, lors du soir de Pessah, si la coupe est grande et contient plusieurs reviit, plusieurs personnes peuvent boire de cette coupe selon le nombre de reviit qu'elle contient, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter un peu d'eau pour éviter qu'elle soit pagoum. Cependant, si l'on possède une seule grande coupe contenant quatre reviit et qu'on l'utilise pour les quatre coupes de la soirée de Pessah, il faudra y ajouter un peu d'eau pour qu'elle ne soit pas pagoum.
Réponse
Il faut recevoir la coupe avec les deux mains, puis, au moment de commencer la bénédiction, la tenir de la main droite. Pour un gaucher, selon l'avis des mekoubalim, il doit aussi tenir la coupe de la main droite de toute personne. Toutefois, s'il craint que le vin se renverse à cause de la faiblesse de cette main, il la tiendra de la main gauche de toute personne.
Réponse
Il est préférable, a priori, de tenir la coupe en main pendant toute la durée de la Birkat Hamazone.
Réponse
Certains ont l'habitude de mélanger la coupe de vin avec de l'eau avant la Birkat Hamazone, puis de la mélanger à nouveau lors de la bénédiction "al haaretz", au mot "et". D'autres récitent la bénédiction sur une coupe de vin pur, et ne la mélangent pas avec de l'eau jusqu'à la bénédiction "al haaretz", où ils y ajoutent alors un peu d'eau. Même si le vin est fort et nécessite d'être mélangé avec beaucoup d'eau, on le mélangera lors de la bénédiction "al haaretz". Toutefois, s'il souhaite le mélanger avant la Birkat Hamazone, il en a la permission, mais il devra à nouveau y ajouter un peu d'eau lors de la bénédiction "al haaretz".
Réponse
Il est permis de réciter la Birkat Hamazone sur une coupe de vin en papier, en carton ou en plastique, même si ces coupes sont à usage unique. Cependant, lorsqu'il est possible de le faire, il est préférable de réciter la bénédiction sur une autre coupe, afin d'embellir la mitsva selon le principe "ze eli veanvehou".
Réponse
En hiver, lorsqu'on a l'habitude de porter des gants, il est recommandé de les retirer au moment de tenir la coupe de la Birkat Hamazone, afin de la saisir directement avec les mains.
Réponse
Il convient de rechercher une coupe entière pour la Birkat Hamazone, sans que le corps de la coupe soit cassé ni que son rebord soit abîmé.
Lois de Birkat Hamazon
Réponse
Avant de réciter la Birkat Hamazone, il convient d’avoir l’intention de s’acquitter de l’obligation de la mitsva de la Torah, car les mitsvot nécessitent la kavana. Toutefois, même si l’on n’a pas eu explicitement cette intention, on est quitte, car il est présumé que l’intention de la personne est de s’acquitter de son obligation.
Réponse
Il faut veiller à ne pas interrompre la Birkat Hamazone par la parole, ni même par une pause. A plus forte raison, il faut s’abstenir de tenir des propos futiles ou de faire une pause suffisamment longue pour pouvoir terminer toute la Birkat Hamazone. Même pendant la partie des "Harahamane", il est bon et juste de ne pas parler inutilement. Cependant, selon la stricte halakha, il n’est pas interdit de parler pour un besoin pendant les "Harahamane", car leur récitation relève du minhag. Toutefois, si l’on récite la Birkat Hamazone sur une coupe de vin, il ne faut pas parler même pendant les "Harahamane". Il est évident qu’il est permis de répondre au Kaddich, à la Kedoucha et aux autres "Amen" pendant les "Harahamane".
Réponse
Si l’on s’est endormi au milieu de la Birkat Hamazone et qu’en se réveillant, on ne sait plus à quelle bénédiction on en est, il faut reprendre depuis le début de la bénédiction sur laquelle on a un doute de l’avoir dite. Par exemple, si l’on est certain d’avoir terminé "Hazane et hakol" mais qu’on doute d’avoir terminé la bénédiction "Al haaretz" ou "Bone Yerouchalayim", on reprend à "Node lecha". Si l’on doute même d’avoir terminé "Hazane et hakol", on recommence la Birkat Hamazone depuis le début.
Réponse
Il est bon et juste que chaque convive du repas récite lui-même toute la Birkat Hamazone, comme l’a écrit Maran dans le Choulhan Aroukh, et qu’il ne se contente pas d’écouter celui qui mène le zimoun. En effet, ces bénédictions étant longues, il ne convient pas, a priori, de s’acquitter par l’écoute du meneur. Tel est l’usage.
Réponse
Celui qui récite la Birkat Hamazone ou une berakha me’ein shalosh et entend le Kaddich, la Kedoucha ou le Baréhou, ne doit pas interrompre pour répondre, car la règle est la même que pour celui qui se tient dans la Amida. Cependant, lors de la quatrième bénédiction, "Hatov vehametiv", il doit interrompre pour répondre au Kaddich et à la Kedoucha, comme pour celui qui récite le Chema et ses bénédictions. À plus forte raison, pour les autres bénédictions longues d’ordre rabbinique, comme "Asher yatsar", "Boré nefashot" ou "Elohai neshama", si l’on entend le Kaddich ou la Kedoucha, il faut répondre, à condition d’avoir déjà commencé la bénédiction, c’est-à-dire qu’après avoir dit "Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh haolam", on ait poursuivi un peu la bénédiction, de sorte que la mention du Nom de Hachem soit déjà liée à la bénédiction. Mais si l’on a seulement commencé par "Baroukh ata Hachem" et que l’on entend le Kaddich ou la Kedoucha avant de poursuivre la bénédiction, il ne faut pas répondre. Il en va de même pour toutes les bénédictions de jouissance et de mitsva. En revanche, pour les bénédictions courtes, il ne faut pas du tout interrompre pour répondre à des paroles de sainteté.
Réponse
Celui qui récite la Birkat Hamazone et voit entrer dans la pièce un sage ou une personne âgée doit se lever devant lui, même au milieu de la Birkat Hamazone.
Réponse
Il faut s’asseoir lorsqu’on récite la Birkat Hamazone, que l’on ait mangé debout ou assis. Il ne faut pas s’accouder pendant la Birkat Hamazone, car cela relève de l’orgueil ; il convient plutôt de s’asseoir avec crainte et respect. Il est interdit de marcher tout en récitant la Birkat Hamazone, et même pour la bénédiction de "Hatov vehametiv", il est interdit de marcher en la récitant. De même, la berakha me’ein shalosh doit également être récitée assis.
Réponse
Même s’il n’y a pas d’obligation stricte de porter un chapeau et une veste lors de la récitation de la Birkat Hamazone, il est néanmoins bon et approprié d’adopter cette conduite.
Réponse
Il est interdit de réciter la Birkat Hamazone tout en faisant un travail, c’est pourquoi il ne faut pas ranger les assiettes ou la table pendant la récitation de la Birkat Hamazone. Il faut être strict à ce sujet même pour la quatrième bénédiction, afin de ne pas en venir à la négliger. Cependant, pour les autres bénédictions qui sont d’ordre rabbinique, il n’y a pas d’interdiction de faire un travail pendant leur récitation, à condition de pouvoir se concentrer sur ce que l’on dit. Malgré tout, il est correct de faire attention même pour les bénédictions d’ordre rabbinique.
Réponse
A posteriori, si l’on a rangé la table pendant la récitation de la Birkat Hamazone, on est tout de même quitte de l’obligation de la bénédiction, car ce n’est pas pire que le cas d’une personne ivre qui a récité la Birkat Hamazone et qui est quitte.

