Thèmes Lois de Berakhot : questions-réponses pratiques

Obligation de cent bénédictions chaque jour
Réponse
Il est obligatoire de réciter cent berakhot chaque jour. Si l’on prend trois repas quotidiens, on accomplit cette obligation grâce aux tefilot et aux berakhot du birkat hamazon. Certains estiment que l’obligation des cent berakhot chaque jour est d’origine toranique, tandis que d’autres pensent qu’elle est d’ordre rabbinique. Certains expliquent que la raison de ces cent berakhot est de se protéger contre les quatre-vingt-dix-huit malédictions mentionnées dans le Mishné Torah, auxquelles s’ajoutent les mots « toute maladie et toute plaie », ce qui fait cent. Il est correct d’ajouter aux cent berakhot.
Réponse
Le Chabbat et les jours de fête, où il manque des berakhot dans la tefila, il faut compléter ce nombre en récitant des berakhot sur des fruits et des douceurs. Si l’on ne dispose pas de fruits ou de douceurs, on récitera la berakha « hanoten reah tov bapérot » sur un citron, et sur des bois odoriférants et des herbes odoriférantes, le soir du Chabbat et le lendemain. Si malgré cela on n’atteint pas le compte de cent berakhot, on s’acquitte en ayant l’intention d’écouter les berakhot de la Torah récitées par ceux qui montent à la Torah, ainsi que les berakhot de la haftara. Il en va de même pour Yom Kippour, où l’on s’acquitte en écoutant ces berakhot.
Réponse
Le compte des cent berakhot se fait de soir à soir, c’est-à-dire du début du Chabbat jusqu’à sa fin. Il est recommandé à chacun de compter les berakhot qu’il récite le Chabbat afin d’atteindre le nombre de cent. Celui qui sait bien lire la haftara montera pour le maftir et bénéficiera ainsi des berakhot de la haftara. De même, celui qui monte comme chaliah tsibour profite des berakhot de la répétition.
Réponse
Celui qui a prolongé la troisième séouda du Chabbat jusqu’après le coucher du soleil, les berakhot qu’il récite pendant ce repas, y compris le birkat hamazon, sont comptées dans le total des cent berakhot du Chabbat, car tout cela fait partie du supplément de Chabbat. Cependant, si l’on a déjà prié arvit de la sortie du Chabbat, les berakhot récitées ensuite ne s’ajoutent plus au compte des cent berakhot du Chabbat.
Réponse
Les femmes aussi doivent s’efforcer de réciter cent bénédictions chaque jour, car l’obligation des cent bénédictions n’a pas de temps fixe, et c’est une obligation qui se renouvelle chaque jour. Par conséquent, il n’y a aucune raison d’exempter les femmes de cette obligation, car les femmes ne sont exemptées que des mitsvot que le temps rend dépendantes. Et même si les femmes ne sont pas tenues de prier les trois tefilot quotidiennes, et qu’il leur est interdit de réciter les bénédictions des Pessoukei Dezimra ainsi que les bénédictions du Chema de Chaharit et Arvit, elles doivent tout de même compléter les cent bénédictions avec les bénédictions qu’elles récitent sur les douceurs. De plus, elles sont autorisées à prier aussi Minha et Arvit (Amida) afin de compléter les cent bénédictions. Il en va de même pour les bénédictions du matin, celles de la Torah, la bénédiction sur le netilat yadayim, hamotsi et le birkat hamazon.
Réponse
Certains disent que celui qui n’a pas la possibilité de réciter chaque jour cent berakhot s’acquitte en répondant « amen » après les berakhot du chaliah tsibour lors de la répétition, ainsi qu’en disant « veyatsiv venakhon », en récitant « en keloheinu » que l’on dit chaque jour à la fin de la tefila, et en disant « modim » avec la kavana appropriée, ce qui lui est utile à la place des cent berakhot. De même, la récitation des quinze chir hamaalot est comptée dans le total des cent berakhot, car toutes ces paroles sont de grands éloges envers le Créateur et sont considérées comme des berakhot. Cependant, d’après Maran le Beit Yossef, il apparaît que tout cela n’est d’aucune utilité, et il convient donc, a priori, que chacun s’efforce de parvenir, même les Chabbatot et jours de fête, au compte de cent berakhot.
Réponse
Comme il manque plusieurs berakhot pendant le Chabbat et les jours de Yom Tov, il convient de s'efforcer de réciter des bénédictions sur différents types de pâtisseries ou sur des fragrances, afin d'atteindre le nombre de cent berakhot. Il est également recommandé de réciter la bénédiction sur les parfums avant le kiddouch, ainsi qu'après le birkat hamazon. Toutefois, celui qui sait qu'il va sentir des parfums après le birkat hamazon, même si les parfums ont été retirés de la table puis rapportés après le birkat hamazon, n'est pas autorisé à réciter la bénédiction sur eux, à moins qu'il ait détourné son attention des parfums. Même s'il existe une opinion selon laquelle le birkat hamazon constitue une interruption d'intention concernant la bénédiction sur les parfums, étant donné qu'il y a une divergence à ce sujet, cela reste un doute, et en cas de doute sur une berakha, on adopte une position indulgente.
Réponse
Lorsque des fruits sont servis pendant les repas de Chabbat et de Yom Tov pour réciter une berakha sur eux, il est permis de les laisser de côté jusqu'après le birkat hamazon afin de pouvoir réciter une bénédiction avant et après leur consommation, et ainsi compléter le compte des cent berakhot. Il n'y a pas lieu de craindre ici l'interdiction de provoquer une berakha shééna tsricha, car dans le cadre de la mitsva des cent berakhot, il est permis de provoquer une berakha shééna tsricha. Il est même recommandé de demander aux membres de la famille d'apporter ces fruits uniquement après le birkat hamazon. Ceux qui ont l'habitude de réciter une berakha sur du poisson ou des aliments similaires après le kiddouch, avant la berakha du motsi, ont sur quoi s'appuyer.
Réponse
Celui qui souhaite compléter le nombre de cent berakhot pendant Chabbat et Yom Tov est autorisé à réciter la berakha des arbres même pendant Chabbat, et il n'est pas nécessaire de tenir compte de ceux qui sont stricts à ce sujet.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu'il faut être très vigilant lors de la récitation des berakhot, en ayant l'intention de comprendre le sens des mots, et en veillant à ne manquer aucune lettre ou mot, car il sera assurément puni. Ceci est d'autant plus important lorsqu'on prononce le Nom de Hachem, devant lequel il faut ressentir une grande crainte et un profond respect, car l'homme, simple mortel, mentionne le Nom saint, grand, puissant et redoutable, devant lequel même les anges saints tremblent, s'agitent et s'émeuvent lorsqu'ils le mentionnent. Il doit donc, a fortiori, redoubler de prudence pour lui-même. Il faut veiller chaque fois que l'on prononce le Nom de Hachem à le faire avec crainte, respect et frayeur.
Lois de Barekhou et de sa réponse
Réponse
Après le Kaddich qui suit Yichtabach, le chaliah tsibour dit à voix haute : « Barekhou et Hachem hamvorakh », et l’assemblée répond après lui : « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed ». Ensuite, le chaliah tsibour répète lui aussi : « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed ».
Réponse
Le chaliah tsibour dit Barekhou même lorsqu’il y a un minyan restreint. Selon notre coutume, le chaliah tsibour ne répond pas Amen après que l’assemblée a répondu Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed, mais il répète simplement Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed.
Réponse
Certains disent que le chaliah tsibour doit répondre Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed en même temps que l’assemblée, et non après eux. Cependant, on n’a pas l’habitude d’être strict à ce sujet.
Réponse
Chacun doit s’efforcer de prier avec un minyan afin de pouvoir dire « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed ». Maran le Hida a écrit de réciter la beraita : « Rabbi Akiva a dit : Il y a un être vivant dans le ciel nommé Israël, qui se tient au milieu du ciel et dit : Barekhou et Hachem hamvorakh, et toutes les armées célestes répondent : Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed. » Cependant, celui qui récite cette beraita ne doit pas prononcer le Nom divin comme il se lit, mais doit dire « Hachem ». Et de toute façon, il ne faut pas interrompre entre Yishtabach et Yotser pour la dire, car il n’y a pas tant d’utilité à la réciter, puisqu’on ne prononce pas le Nom divin comme il se lit. Et même s’il n’y a pas là une interdiction au sens strict, puisqu’il s’agit d’étude de Torah, il est toutefois préférable de réciter cette beraita après la prière, avant « Alénou lechabeah ».
Réponse
Même celui qui n’a pas entendu le Barekhou prononcé par le chaliah tsibour, mais qui entend l’assemblée répondre Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed, doit répondre avec eux.
Réponse
Au moment où le chaliah tsibour dit « Barekhou et Hachem hamvorakh », certains ont l’habitude d’être rigoureux et de se lever pour répondre « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed », car il s’agit d’une chose de sainteté. Cependant, selon la règle, il n’est pas nécessaire de se lever et il est permis de rester assis pour répondre « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed ». Tel est l’usage des Séfarades en Israël. Toutefois, lorsqu’on répond Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed lors de Arvit du vendredi soir, moment où l’on reçoit une âme supplémentaire, la coutume est alors de se lever.
Réponse
Après avoir répondu « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed » avant Yotser Or à Chaharit et avant Maariv Aravim à Arvit, il ne faut pas interrompre par la parole, même pour un besoin de mitsva. De même, il ne faut pas répondre « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo ». Si l’on entend la communauté dire le verset « Chema Israël », on ne doit pas s’interrompre pour le dire avec eux, mais commencer immédiatement la bénédiction de Yotser Or ou de Maariv Aravim. Cependant, il est permis de répondre « Amen » aux bénédictions. Il est aussi permis de réfléchir à un livre, mais uniquement en pensée. Celui qui n’a pas eu le temps de dire « Vehou Rahoum » avant la prière de Arvit et qui a répondu « Baroukh Hachem hamvorakh... », ne dira ce verset qu’après la prière.
Réponse
Lorsque le chaliah tsibour dit « Barekhou et Hachem hamvorakh », il doit s’incliner légèrement pendant « Barekhou » et se redresser au moment de prononcer le Nom divin.
Réponse
Certains ont l’habitude de s’incliner légèrement lors de la réponse « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed ». D’autres disent qu’il ne faut pas agir ainsi, et même une simple inclinaison de la tête ne doit pas être faite. En tout cas, ceux qui ont l’usage de s’incliner légèrement (en penchant la tête) lors de cette réponse ont sur qui s’appuyer.
Lois des bénédictions du Chema
Réponse
Dans la première berakha de Yotser Or, on dit : « Béni sois-Tu, Hachem, notre D.ieu, Roi de l’univers, Créateur de la lumière et Créateur de l’obscurité ». Les Sages ont institué de mentionner également « Créateur de l’obscurité » afin d’évoquer la mesure de la nuit pendant le jour, et la mesure du jour pendant la nuit. On conclut cette berakha par : « Béni sois-Tu, Hachem, Créateur des luminaires ».

