Thèmes Lois de Birkat HaGomel : questions-réponses pratiques

Berakha de remerciement individuelle – Hagomel
Réponse
Quatre catégories de personnes doivent exprimer leur reconnaissance : ceux qui sont descendus en mer et en sont revenus, ceux qui ont traversé un désert et sont arrivés dans une zone habitée, celui qui était malade et a guéri, et celui qui était emprisonné et a été libéré. Un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir est la phrase : « Vekhol hachayim yodoukha sela », où chaque lettre initiale rappelle l’une de ces situations : havoush (emprisonné), yissourim, yam (mer), midbar (désert).
Réponse
La formule de la berakha de hagomel est la suivante : « Baroukh ata Hachem Eloqénou melekh haolam hagomel lehayavim tovot shegmalani kol tov. » Les personnes présentes répondent : « Mi shegmalekha kol tov hou yigmalkha kol tov sela. »
Réponse
La coutume répandue est qu’un enfant de moins de treize ans ne récite pas la berakha de hagomel. Cependant, ceux qui souhaitent instaurer que même un mineur la récite peuvent le faire. Le père ne peut pas réciter la berakha de hagomel à la place de son fils.
Réponse
Il convient de rappeler à l’assemblée de répondre Amen après la berakha de hagomel, avant de dire : « Mi shegmalekha kol tov hou yigmalkha kol tov sela. » Celui qui a récité la berakha répond ensuite à l’assemblée : « Amen ken yehi ratson. »
Réponse
Une personne qui a été emprisonnée et libérée, et qui a également voyagé d’une ville à une autre sur une distance d’au moins une parsa, bien qu’elle soit tenue de réciter la berakha de Hagomel pour chacune de ces situations, ne récitera qu’une seule berakha, qui couvrira les deux cas. De même, quelqu’un qui a été malade et a aussi voyagé hors du pays sera acquitté par une seule berakha.
Réponse
Des personnes qui ont été prises en otage dans un avion et ont été libérées doivent réciter la berakha de Hagomel. En revanche, leurs proches et amis ne la récitent pas. Un Ashkénaze est autorisé à réciter la berakha pour la délivrance ou la guérison de son ami.
Réponse
Les femmes sont tenues de réciter la berakha Hagomel après avoir guéri d'une maladie, ou après avoir donné naissance à un garçon ou à une fille, ou dans des cas similaires. Ainsi, si une femme doit réciter la berakha Hagomel, elle se rendra à la synagogue et la récitera depuis la section des femmes, lorsqu'il y a dix hommes présents à la synagogue, au moment de la lecture de la Torah, entre deux montées. Elle peut également réciter la berakha lors d'une fête organisée à la maison pour la naissance d'une fille, ou lors de l'étude du Brit Itshak qui se tient la veille de la circoncision, ou lors du repas de la circoncision, à condition qu'il y ait dix hommes adultes présents. Elle récitera la berakha à l'entrée de la pièce, à voix haute, afin que les hommes entendent la berakha. Une femme ne doit pas s'abstenir de réciter la berakha Hagomel lorsqu'elle n'est pas pure. Le mari ne doit pas réciter la berakha Hagomel à la place de sa femme, sauf s'il est lui-même tenu de la réciter, par exemple s'il a voyagé d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une parsa ou dans un cas similaire. Dans ce cas, il récitera la berakha à la synagogue lors de la lecture de la Torah, et sa femme écoutera depuis la section des femmes, ayant l'intention de s'acquitter de son obligation par l'écoute, et lui aussi aura l'intention de l'en acquitter. Même si l'homme récite la berakha Hagomel pour un voyage, et que la femme doit la réciter pour une naissance ou une maladie, il peut l'en acquitter selon la règle de chomea keone, car la formule de la berakha est la même. Si une femme a récité la berakha Hagomel sans la présence de dix hommes, elle s'est acquittée de son obligation et ne doit pas la recommencer devant dix hommes.
Réponse
Certains ont écrit que les femmes qui doivent réciter la berakha Hagomel peuvent la faire devant neuf femmes et un homme. Cependant, il ne faut pas s'appuyer sur cette opinion contre celle du Maran, dont nous suivons les décisions.
Réponse
Il est possible de réciter la berakha Hagomel la nuit. Toutefois, certains sont rigoureux et ne récitent cette berakha que le jour.
Réponse
Il faut réciter cette berakha en présence de dix personnes, et il est préférable que deux d'entre elles soient des talmidei hakhamim, comme il est écrit : "Et ils l'exalteront dans l'assemblée du peuple, et dans le conseil des anciens ils le loueront". Si aucun talmid hakham n'est disponible dans la ville, on récitera la berakha même sans leur présence. Il est d'usage de réciter la berakha Hagomel après la lecture de la Torah, car il y a alors dix personnes présentes. Il ne faut pas alléger cette règle et réciter la berakha sans dix personnes, même pour une femme. Toutefois, a posteriori, si quelqu'un a récité la berakha Hagomel sans dix personnes, il ne la recommencera pas, mais il dira cette berakha sans mention du Nom et de la royauté devant dix personnes.
Réponse
Certains disent que celui qui récite la berakha ne compte pas parmi les dix personnes requises, car il faut un minyan en plus de celui qui récite. Toutefois, si le nombre de dix n'est atteint qu'en incluant celui qui récite la berakha, il existe des avis sur lesquels on peut s'appuyer.
Réponse
Celui qui doit réciter la berakha Hagomel, par exemple après avoir été malade et guéri, et qui monte pour la maftir, doit réciter la berakha Hagomel après avoir terminé les bénédictions de la haftara, et non entre la lecture de la Torah et la haftara.
Réponse
Une personne qui doit réciter la berakha Hagomel, par exemple après avoir voyagé d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une perassa ou similaire, et qui ne monte pas à la Torah, peut demander à un ami, qui lui aussi doit réciter Hagomel et qui monte à la Torah, d'avoir l'intention de l'acquitter par sa berakha. Celui qui écoute doit également avoir l'intention de s'acquitter, et il sera ainsi quitte de la berakha en l'écoutant, car pour la berakha Hagomel aussi, la règle de "chomea keone" (celui qui écoute est comme celui qui prononce) s'applique.
Réponse
Celui qui doit réciter la berakha Hagomel doit, a priori, s'efforcer de la réciter dans les trois jours, même si ce n'est pas devant un Sefer Torah ou pendant la lecture de la Torah, et même sans la présence de deux sages ; il suffit qu'il y ait dix personnes présentes. Il ne faut pas retarder la récitation de cette berakha pour attendre ces conditions. Si la personne a tardé à réciter la berakha Hagomel, elle peut la réciter aussi longtemps qu'elle le souhaite, mais il est correct de ne pas dépasser trois jours.
Réponse
Si l'on devient redevable de la berakha Hagomel la veille d'une fête, il est bon de s'efforcer de la réciter pendant la fête, ou au moins avant la fin de la fête.
Réponse
Celui qui voyage d'une ville à une autre, partout dans le pays, et dont le trajet est d'au moins une perassa (soit une heure et un cinquième, c'est-à-dire soixante-douze minutes), que ce soit en train, en autobus ou en voiture particulière, doit ensuite réciter la berakha Hagomel, selon le minhag des Séfarades et des communautés d'Orient. Même s'il y a sur le trajet des localités ou des villages, la coutume est également de réciter Hagomel, car toutes les routes sont considérées comme potentiellement dangereuses. Si le trajet entre les deux villes est inférieur à cette mesure, on ne récitera pas la berakha avec mention du Nom et de la royauté. Si, dans la même journée, l'aller et le retour totalisent une perassa, on récitera la berakha avec mention du Nom et de la royauté, même si la moitié du trajet a été effectuée le matin et l'autre moitié la nuit.
Réponse
Il en va de même pour la Tefilat Haderekh : celui qui voyage d'une ville à une autre sur une distance d'une parsa doit réciter la Tefilat Haderekh dès qu'il quitte la ville. Il n'est pas nécessaire de rester un certain temps sur la route avant de la réciter. Il n'est pas non plus nécessaire d'arrêter le véhicule pour réciter la Tefilat Haderekh ; on peut la réciter en conduisant. Toutefois, s'il est possible de s'arrêter sans danger et sans être pressé, il est préférable, a priori, de s'arrêter et de réciter la Tefilat Haderekh avec kavana. Il suffit de la réciter une seule fois par jour, même si l'on fait une pause dans une ville au cours de la journée. Mais si l'on avait l'intention de passer la nuit dans une ville et que l'on décide finalement de repartir pour rentrer chez soi ou autre, il faut réciter à nouveau la Tefilat Haderekh. Il ne faut pas la réciter tant que l'on est encore dans la ville, mais seulement après en être sorti et avoir commencé à voyager sur une route interurbaine. Si l'on a oublié de la réciter, on peut la dire tant que l'on est encore en chemin, à condition de ne pas être déjà dans la parsa qui précède la ville où l'on compte passer la nuit ; à partir de là, on la dira sans berakha.
Réponse
Ceux qui voyagent sur des routes où le danger est fréquent, comme celles où il y a des jets de pierres ou des cocktails Molotov lancés par des terroristes, doivent réciter la berakha Hagomel même si le trajet est inférieur à une parsa. Si l'on emprunte ces routes quotidiennement, on récitera la berakha Hagomel le Chabbat, afin d'acquitter les trajets effectués durant la semaine.
Réponse
Pour ceux qui voyagent d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une parsa, certains estiment qu'il ne faut réciter la berakha de Hagomel qu'à leur retour à leur domicile, à condition qu'ils aient l'intention de revenir dans les trente jours. De même, ceux qui se rendent sur les tombes des tsadikim et y restent deux ou trois jours, certains pensent qu'ils ne doivent réciter Hagomel qu'à leur retour à leur lieu de résidence. Cependant, la coutume est de réciter Hagomel lorsqu'on voyage à l'étranger et qu'on y séjourne plusieurs jours, en montant à la Torah le Chabbat, ou le lundi et le jeudi, et de réciter Hagomel alors qu'on se trouve à l'étranger. Ensuite, lors du retour en Israël, on récite à nouveau Hagomel pour le voyage de retour.
Réponse
Celui qui voyage en avion pendant une durée d'une heure et douze minutes, lorsqu'il arrive à destination sain et sauf, doit réciter la berakha de hagomel, même si l'aéroport est proche de son domicile, car cela est inclus dans la catégorie de ceux qui voyagent dans le désert ou sur les routes. Si le vol dure moins que ce temps, il ne récite pas la berakha, tout comme celui qui voyage en voiture rapide et reste en route moins d'une heure et un cinquième ne récite pas hagomel, même si le trajet en autobus dure une heure et un cinquième. Si l'on effectue un aller-retour en avion dans la même journée, et que la durée totale du vol (aller et retour) atteint une heure et un cinquième, on récite hagomel avec mention du Nom et de la royauté. Cette règle s'applique également aux femmes.

