Thèmes Lois de Arvit : questions-réponses pratiques

Heure du Chema du soir
Réponse
A priori, il est préférable de prier Arvit et de réciter le Kriat Chema après la sortie des étoiles. Cependant, il est déjà d'usage chez nous de permettre de prier Arvit avant le coucher du soleil (après le plag haminha, soit une heure et quart, en heures saisonnières, avant la sortie des étoiles). On prie même Minha proche du coucher du soleil, et on enchaîne la prière de Minha avec celle de Arvit. Il faut alors recommencer à réciter le Kriat Chema après la sortie des étoiles. Toutefois, il est très approprié d'étudier la Torah entre Minha et Arvit, puis de prier Arvit après la sortie des étoiles, car une mitsva en entraîne une autre. Certains ont l'habitude de ne pas prier Arvit alors qu'il fait encore jour, les jours où ils ont prié Minha après le plag haminha (une heure et quart avant la sortie des étoiles), afin de ne pas faire deux pratiques contradictoires le même jour. Même dans ce cas, il est déjà d'usage de permettre, et ceux qui agissent ainsi ont sur qui s'appuyer.
Réponse
A priori, il faut réciter le Kriat Chema immédiatement après la sortie des étoiles. Il est également recommandé, pour toutes les mitsvot d'ordre toranique comme le Kriat Chema du soir, de les accomplir, dans la mesure du possible, après l'heure de la sortie des étoiles selon Rabbénou Tam. Ainsi, même si l'on a prié Arvit avant la nuit ou juste après notre coucher du soleil, il est bon de recommencer à réciter le Kriat Chema après le temps de Rabbénou Tam.
Réponse
Le temps optimal pour réciter le Kriat Chema du soir est, a priori, jusqu'à la moitié de la nuit. Si l'on a tardé à prier Arvit et que l'on sait qu'il y aura un minyan après la moitié de la nuit, il faut d'abord réciter le Kriat Chema avant la moitié de la nuit, puis prier Arvit avec la communauté, en incluant les bénédictions du Kriat Chema, le Kriat Chema et la Amida. Le temps de la prière d'Arvit s'étend jusqu'à l'aube. Si quelqu'un, pour une raison de force majeure ou maladie, n'a pas prié Arvit pendant la nuit et que l'aube est déjà arrivée, il récitera le Kriat Chema avec ses bénédictions, mais ne dira pas la bénédiction "hachkivénou". Avant de prier, il formulera la condition suivante : si je peux prier Arvit maintenant, que ce soit en tant qu'obligation ou en tant que rattrapage, je prie ; sinon, que ma prière soit considérée comme volontaire. Il priera ensuite Cha'harit ce jour-là après le lever du soleil. Tout cela concerne un cas de force majeure ; mais s'il s'agit d'une erreur ou d'un oubli, il priera Cha'harit deux fois.
Réponse
Celui qui prie Arvit avant la nuit, après le plag haminha, selon la coutume des communautés orientales, et qui, à la fin de la bénédiction "mehayé hametim", entend la Kedoucha d'un autre minyan qui prie Minha, ne doit pas répondre avec eux ; il est préférable de s'abstenir, car les Sages n'ont pas institué la Kedoucha dans la prière d'Arvit, et l'interruption dans la Amida est particulièrement grave. Cependant, il peut écouter et se concentrer sur ce que dit le chaliah tsibour lors de la Kedoucha. Mais si l'on se trouve dans la récitation du Kriat Chema et de ses bénédictions d'Arvit, ou entre la bénédiction de la délivrance et la prière d'Arvit, et que l'on entend la Kedoucha de Minha d'un autre minyan, on répond avec eux, contrairement à ceux qui s'y opposent. De même, si après avoir terminé la prière d'Arvit, on entend la Kedoucha d'un autre minyan, il faut répondre à la Kedoucha et aux "amen" de la répétition, que ce soit en semaine ou le Chabbat.
Réponse
Celui qui a récité le Kriat Chema du soir et doute s'il l'a fait pendant le bein hachmachot ou bien la nuit, c'est-à-dire près de la sortie des étoiles, doit recommencer à réciter le Kriat Chema en son temps.
Berakhot du Chema du soir
Réponse
La coutume est de réciter trois versets : "Hachem Tsevaot immanou...", "Hachem Tsevaot ashre adam...", "Hachem hoshia...", puis de dire le demi-Kaddich. Ensuite, on récite "Ve-hou rahoum", puis "Bar'khou", et l'on commence la tefila. Si l'on étudiait et que l'on a déjà dit le Kaddich al Israel, puis que l'on prie immédiatement la tefila de Arvit, il n'est pas nécessaire de répéter le demi-Kaddich ; on dira alors les versets "Hachem Tsevaot...", "Ve-hou rahoum...", "Bar'khou", etc. Certains ont l'habitude de dire le mizmor "LeDavid Hachem Ori..." avant la tefila de Arvit, en particulier lorsque le temps de la kriat Chema n'est pas encore arrivé.
Réponse
Après avoir répondu "Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed" avant la berakha de Ma'ariv Aravim, il ne faut pas interrompre par la parole, même pour une mitsva ou pour les besoins de la communauté. Il ne faut pas non plus répondre "Baroukh Hou ouvaroukh Shemo". Si l'on entend le verset "Chema Israel" récité par l'assemblée, on ne doit pas l'interrompre pour le dire avec eux, mais commencer immédiatement la berakha "Asher bidvaro". Il est toutefois permis de répondre Amen aux berakhot. Il est aussi permis de réfléchir dans un livre, mais seulement en pensée. Celui qui n'a pas eu le temps de dire "Ve-hou rahoum" avant la tefila de Arvit et a déjà répondu "Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed" ne dira ce verset qu'après la tefila.
Réponse
Dans les berakhot de la Kriat Chema du soir, on ne répond pas Amen aux berakhot, ni à Amen après "Al Israel" ou "Titkabal", sauf pour les cinq premiers Amen du Kaddich, comme pour les berakhot de la Kriat Chema du matin. Celui qui prie Arvit avant la nuit et, au milieu de la Kriat Chema et de ses berakhot, entend la Kedoucha de Min'ha d'un autre minyan proche, il s'interrompt et répond avec eux.
Réponse
Il faut terminer la kriat Chema en disant "Hachem Eloheikhem emet". Celui qui prie en communauté a intérêt à écouter ces mots du chaliah tsibour, en ayant l'intention de s'acquitter de son obligation. Si le chaliah tsibour n'est pas expert dans les lois de la tefila pour acquitter l'assemblée de ces trois mots, par exemple s'il n'est pas un chaliah tsibour régulier, il est préférable que l'individu dise lui-même "Hachem Eloheikhem emet", puis continue "Ve-emouna kol zot". Mais si le chaliah tsibour est régulier et manifestement compétent dans les lois de la tefila, sachant qu'il doit avoir l'intention d'acquitter les auditeurs par ces mots, il est préférable d'écouter ces trois mots du chaliah tsibour sans les dire soi-même.
Réponse
Des personnes qui ont commencé à prier Arvit individuellement et, avant d'arriver à la Amida, d'autres personnes se joignent à eux jusqu'à former un minyan, et qu'il n'y a personne d'autre pour être chaliah tsibour sauf un de ceux qui ont déjà commencé à prier individuellement, il est permis que l'un d'eux se lève et dise le Kaddich après "Shomer et amo Israel la'ad".
Réponse
La coutume est de conclure la berakha "Shomer et amo Israel la'ad" par "Amen". Un individu qui a terminé la berakha "Hashkivenu" avant le chaliah tsibour doit répondre Amen après la berakha du chaliah tsibour lorsqu'il conclut "Baroukh Ata Hachem Shomer et amo Israel la'ad". Il en est de même après la berakha "HaPores soukat shalom alénou ve'al kol amo Israel ve'al Yeroushalayim". Il est aussi permis de répondre Amen à toute berakha entre la guéoula et la tefila de Arvit. Ainsi, si l'on a terminé avant le chaliah tsibour et que l'on entend le chaliah tsibour ou un ami conclure "Gaal Israel" ou "Shomer et amo Israel la'ad", on répondra Amen après eux. De même, si l'on entend un ami réciter une berakha de néhenin ou une berakha de mitsva, on répondra Amen après lui. Mais si l'on a rejoint le chaliah tsibour à la conclusion de "Ma'ariv Aravim" ou similaire, selon notre coutume, on ne répond pas Amen après la berakha d'autrui.
Réponse
Il convient de dire dans la formule de la berakha Ahavat Olam : « Veahavtekha lo tassour mimenu leolamim », et il ne faut pas ajouter « Veahavtekha vehemlatekha ». Dans la formule de Emet veEmouna, il est approprié de dire : « Ha'osse lanu nissim venakama bePar'o... », ainsi que : « Mitokham meavdout leherout olam ». Lors de la conclusion de la berakha Hashkivenu, il est correct de conclure par : « Hashomer et amo Israël la'ad amen », sans ajouter « mikol davar ra ». Dans la version de Hashkivenu du vendredi soir, il faut dire : « Oufros alénou soukat shalom ».
Réponse
Celui qui arrive à la synagogue pour la tefila d'Arvit et trouve que l'assemblée a déjà commencé les berakhot du Kriat Chema, et craint de ne pas pouvoir commencer la Amida avec le minyan, et qu'il n'a pas d'autre minyan pour Arvit, peut, a priori, commencer la Amida avec eux. Après la Amida, il dira la berakha Asher Bidvaro, Ahavat Olam, Kriat Chema, ainsi que Emet veEmouna et Hashkivenu, avec mention du Nom et de la royauté.
Réponse
Celui qui priait Arvit avec l'assemblée et, après avoir terminé Emet veEmouna jusqu'à « Baroukh Ata Hachem Goel Israël », s'est interrompu pour répondre au Kaddich entre Hashkivenu et la Amida, et s'est trompé en commençant la Amida avec l'assemblée, doit dire la berakha Hashkivenu après la tefila. Il est préférable de relire également le Kriat Chema avant Hashkivenu.
Réponse
Il ne faut pas s'interrompre par la parole entre la Guéoula et la tefila, même pour Arvit. Il est interdit de répondre « Baroukh Hou ouBaroukh Shemo » entre la Guéoula et la tefila d'Arvit, à la fin de la berakha Hashkivenu, même si l'on répond Amen après le Kaddich. Il n'est pas nécessaire de préciser qu'entre la Guéoula et la tefila de Chaharit, il est interdit de s'interrompre même pour des paroles de sainteté.
Réponse
Celui qui se trouve en train de prier la Amida d'Arvit et se rappelle au milieu qu'il a déjà prié, doit penser dans son esprit qu'il prie une tefila de nedava et continuer sa prière sans s'interrompre. Il ajoutera une demande personnelle dans sa prière. Cependant, si cela arrive à Chaharit ou à Min'ha, il doit s'arrêter même au milieu d'une berakha.
Réponse
Celui qui doute s'il a prié Arvit ou non, doit recommencer la prière à condition qu'elle soit considérée comme une nedava, car même si Arvit était à l'origine facultative, elle a déjà été acceptée comme une obligation.
Réponse
Le chaliah tsibour ne répète pas la tefila lors de la prière d'Arvit, car la prière d'Arvit n'est pas une obligation au même titre que Chaharit et Minha. En effet, lorsqu'il se trouve dans une situation de mitsva qui ne peut être repoussée, on est dispensé de prier Arvit.
Réponse
Même si l'on prie Arvit avant la tombée de la nuit, on ne dit pas le Vidouy ni la Nefilat Apayim lors d'Arvit. Même lorsqu'on prie Arvit en tant que rattrapage pour la prière de Minha, on ne dit pas non plus le Vidouy après Arvit.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la Kriat Chema du matin et du soir, ainsi que des berakhot de la Kriat Chema qui ont été instituées pour accompagner la Kriat Chema. Selon l'avis de Maran du Choulhan Aroukh, toute mitsva dont une femme est exemptée, elle ne doit pas réciter la berakha correspondante. Par conséquent, les femmes ne doivent pas réciter les berakhot de la Kriat Chema du matin et du soir ; si elles souhaitent les dire, elles le feront sans la conclusion comportant le Nom et la royauté divine.

