Thèmes Lois de Amida : questions-réponses pratiques

Lois des inclinaisons dans la Amida
Réponse
Il ne faut pas se prosterner dans la tefila à un endroit qui n’a pas été institué par les Hakhamim. Les bénédictions dans lesquelles on se prosterne sont : la bénédiction des Avot (qui est la première bénédiction) au début et à la fin, ainsi que dans la bénédiction de Modim au début et à la fin. Dans toutes les autres bénédictions, il ne faut pas se prosterner, ni au début ni à la fin, car cela paraît comme de l’orgueil, comme s’il se considérait plus vertueux que le reste de l’assemblée, ou bien on pourrait en venir à annuler l’institution des Hakhamim et dire que chacun peut être strict comme il le souhaite. Toutefois, si l’on souhaite se prosterner au milieu d’une bénédiction ou entre deux bénédictions, c’est permis. Et il est approprié de le faire lorsqu’on entend le Chaliah Tsibour dire Modim.
Réponse
Ceux qui ont l’habitude de se prosterner à Roch Hachana et à Yom Kippour lorsqu’ils disent « Zokhrenou » et « Mi kamokha » doivent se redresser lorsqu’ils arrivent à la fin de la bénédiction.
Réponse
Celui qui se prosterne lors de la phrase « Vekhol koma lefaneikha tishtahave » ou « Velakha levadekha anahnu modim », ou lors de la reconnaissance dans le Halel ou dans le Birkat Hamazon, cela est répréhensible.
Réponse
A priori, l’assemblée ne doit pas se prosterner lors de la réponse « Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed », même en inclinant seulement la tête. Cependant, ceux qui ont l’habitude de s’incliner légèrement (en penchant la tête) à ce moment ont sur qui s’appuyer.
Réponse
L’usage de s’incliner au milieu de « Barikh Shemeh » lorsqu’on dit « Ana avda dekoudsha berikh hou desagidna kameh » n’est pas une obligation, mais la coutume d’Israël a force de loi. Puisqu’on dit explicitement « desagidna kameh » (je me prosterne devant Lui), si l’on ne s’incline ni ne se prosterne, cela paraît mensonger. Pour cette raison, on a aussi l’habitude de se prosterner lors de Alénou leshabeah en disant « Va’anahnu mishtahavim ».
Réponse
Celui qui prie doit se prosterner (là où il est institué de se prosterner) jusqu’à ce que toutes les vertèbres de sa colonne vertébrale se disjoignent. Il ne doit pas se pencher seulement au niveau de la taille en gardant la tête droite, mais doit également incliner la tête comme un roseau.
Réponse
Un homme âgé ou un malade qui ne peut pas se prosterner au point que les vertèbres de sa colonne vertébrale se disjoignent, il lui suffit d'incliner la tête, car il est manifeste qu'il souhaite s'incliner mais qu'il se fait souffrir.
Réponse
Il ne faut pas se prosterner au point que la bouche soit à la hauteur de la ceinture du pantalon, car cela paraît comme de l’orgueil.
Réponse
Lorsqu'on s'incline, il faut le faire rapidement en une seule fois, et lorsqu'on se redresse, il faut le faire lentement, d'abord la tête puis ensuite le corps, afin que cela ne paraisse pas comme un fardeau.
Réponse
Lorsqu'on s'incline, on le fait sur le mot "Baroukh", et lorsqu'on se redresse, on le fait sur le Nom de Hachem.
Réponse
Lorsque l'assemblée dit "Alénou lechabeah" et se prosterne en disant "va'anah'nu mishta'havim", il est convenable que toute personne présente à la synagogue s'incline légèrement en baissant la tête, en même temps que l'assemblée. Toutefois, ce n'est pas une obligation selon la halakha stricte.
Réponse
Il ne faut pas ajouter aux qualificatifs du Saint Béni soit-Il plus que "ha-El ha-gadol ha-gibor ve-ha-nora" dans la tefila, car il ne faut pas modifier la formule fixée par les Sages. Mais dans les supplications, demandes ou louanges que l'on dit de soi-même, il n'y a pas d'interdiction à cela.
Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon
Réponse
Après avoir terminé la berakha "Sim Chalom" et récité le verset "Yihyou Leratson", il est permis d'interrompre pour répondre aux paroles de sainteté, de la même manière qu'il est permis d'interrompre pendant le Chema et ses bénédictions. Cela concerne les cinq premiers "Amen" du Kaddich, ainsi que "Yehe Shemeh Rabba Mevarach Lealam Ulalmei Almaya Yitbarach", et pas plus. Il ne faut pas répondre "Amen" aux bénédictions, même pas à l'"Amen" après la berakha "HaEl Hakadosh" ou "Shomea Tefila" dite par le chaliah tsibour. Dans la Kedoucha, on ne répond que "Kadosh" et "Baroukh", et pas le reste du texte de la Kedoucha. A plus forte raison, il ne faut pas répondre "Baroukh Hou Ouvaroukh Shemo". Si l'on n'a pas encore dit le premier verset "Yihyou Leratson", il n'est pas permis d'interrompre du tout, même pour le Kaddich, la Kedoucha ou le Baréhou, car ce verset fait partie intégrante de la tefila elle-même. Si l'on a terminé le second verset "Yihyou Leratson Amrei Fi", même si l'on n'a pas encore reculé les pieds, il est permis d'interrompre et de répondre à toute parole de sainteté, même "Baroukh Hou Ouvaroukh Shemo".
Réponse
Celui qui, alors qu'il se trouve au milieu de "Elohai Netsor" dans la Amida, se rend compte qu'il a oublié de demander "Tal Oumatar" et doit donc revenir à la berakha "Barekh Alenou", ou s'il a dit pendant les dix jours de pénitence "Melekh Ohev Tsédaka Oumichpat" au lieu de "Hamelekh Hamichpat" et doit revenir à la berakha "Hachiva", ou s'il a oublié de dire "Yaale Véyavo" lors de Roch Hodech et doit revenir à la berakha "Retse", et avant d'avoir pu recommencer il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il ne doit pas répondre avec l'assemblée. Puisqu'il est obligé de revenir à la berakha correspondante, il est considéré comme se tenant encore au milieu de la tefila et il lui est interdit d'interrompre pour les paroles de sainteté. De plus, s'il interrompt et répond avec l'assemblée, il montre ainsi qu'il a terminé sa tefila, et il devra alors reprendre la tefila depuis le début pour demander "Tal Oumatar", dire "Hamelekh Hamichpat" ou mentionner "Yaale Véyavo". Il est donc préférable de garder le silence, de se concentrer sur le chaliah tsibour, puis de reprendre à l'endroit où il s'est trompé.
Réponse
Il n'est pas approprié de dire les Tahanounim avant "Yihyou Leratson". Il convient plutôt, après avoir terminé la Amida, de dire "Yihyou Leratson", puis "Elohai Netsor", et ensuite les Tahanounim que l'on souhaite réciter. Si l'on souhaite redire "Yihyou Leratson" une nouvelle fois après les Tahanounim, cela est permis.
Réponse
Celui qui a l'habitude de dire ces quatre phrases mérite d'accueillir la Présence divine : "Assé lema'an shemekha", "Assé lema'an yeminékha", "Assé lema'an toratekha", "Assé lema'an kedouchatekha".
Réponse
Il est d'usage de dire, à la fin de la tefila après "Elohai Netsor", un verset du Tanakh qui commence et se termine par la première et la dernière lettre du prénom de celui qui prie. Ce verset est récité avant le dernier verset "Yihyou Leratson".
Réponse
Bien que la halakha enseigne qu'il n'est pas permis de réciter oralement des paroles écrites, il est toutefois permis de dire par cœur le verset correspondant à son prénom, car il est bien connu de la personne.
Réponse
Avant de dire Elohai Netsor, certains ont l'habitude de réciter le chir lamaalot essa enai, ce qui rendra la personne aimée dans le ciel et appréciée sur terre. Il convient de le dire avec une grande crainte et sans attendre aucune récompense, à Dieu ne plaise. Cependant, si la personne est le sage de la communauté et que l'assemblée attend qu'il termine sa prière, ou s'il y a un minyan restreint et que l'on attend qu'il termine, la chose correcte est qu'il fasse les trois pas en arrière. Et s'il souhaite dire ce passage, il le dira avant de prononcer Oseh Chalom.
Lois des inclinaisons a la fin de la Amida
Réponse
Avant de reculer de trois pas à la fin de la Amida, il faut s'incliner et se prosterner. Il ne suffit pas de s'incliner légèrement, mais il faut s'incliner jusqu'à ce que toutes les dix-huit vertèbres de la colonne vertébrale se disjoignent. Cependant, il ne faut pas s'incliner au point que la bouche soit à la hauteur de la ceinture du pantalon, car cela serait considéré comme de l'orgueil.

