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Thèmes Lois de Amida : questions-réponses pratiques

Amida prière centrale du judaïsme, récitée debout à chaque office quotidien, structurée en dix-neuf bénédictions instituées par la Halakha et le Choulhane.

Amida
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Lois des inclinaisons dans la Amida

Dans quelles bénédictions de la Amida doit-on se prosterner selon la halakha ?
Est-il permis de se prosterner dans les autres bénédictions de la Amida en dehors de celles instituées par les Hakhamim ?
Peut-on se prosterner au milieu d'une bénédiction ou entre deux bénédictions pendant la tefila ?
Réponse

Il ne faut pas se prosterner dans la tefila à un endroit qui n’a pas été institué par les Hakhamim. Les bénédictions dans lesquelles on se prosterne sont : la bénédiction des Avot (qui est la première bénédiction) au début et à la fin, ainsi que dans la bénédiction de Modim au début et à la fin. Dans toutes les autres bénédictions, il ne faut pas se prosterner, ni au début ni à la fin, car cela paraît comme de l’orgueil, comme s’il se considérait plus vertueux que le reste de l’assemblée, ou bien on pourrait en venir à annuler l’institution des Hakhamim et dire que chacun peut être strict comme il le souhaite. Toutefois, si l’on souhaite se prosterner au milieu d’une bénédiction ou entre deux bénédictions, c’est permis. Et il est approprié de le faire lorsqu’on entend le Chaliah Tsibour dire Modim.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 1)
Que doit faire une personne qui se prosterne à Roch Hachana ou à Yom Kippour lors de la récitation de Zokhrenou ou Mi kamokha ?
Réponse

Ceux qui ont l’habitude de se prosterner à Roch Hachana et à Yom Kippour lorsqu’ils disent « Zokhrenou » et « Mi kamokha » doivent se redresser lorsqu’ils arrivent à la fin de la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 2)
Est-il approprié de se prosterner lors de la phrase Vekhol koma lefaneikha tishtahave ou Velakha levadekha anahnu modim ?
Peut-on se prosterner pendant la reconnaissance dans le Halel ou dans le Birkat Hamazon ?
Réponse

Celui qui se prosterne lors de la phrase « Vekhol koma lefaneikha tishtahave » ou « Velakha levadekha anahnu modim », ou lors de la reconnaissance dans le Halel ou dans le Birkat Hamazon, cela est répréhensible.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 3)
Faut-il se prosterner ou incliner la tête lors de la réponse Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed ?
Est-il permis de s'incliner légèrement lors de la réponse Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed si telle est la coutume ?
Réponse

A priori, l’assemblée ne doit pas se prosterner lors de la réponse « Baroukh Hachem hamevorakh leolam vaed », même en inclinant seulement la tête. Cependant, ceux qui ont l’habitude de s’incliner légèrement (en penchant la tête) à ce moment ont sur qui s’appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 4)
Est-il obligatoire de s'incliner pendant Barikh Shemeh lorsqu'on dit Ana avda dekoudsha berikh hou desagidna kameh ?
Pourquoi a-t-on l'habitude de se prosterner lors de Alénou leshabeah en disant Va’anahnu mishtahavim ?
Réponse

L’usage de s’incliner au milieu de « Barikh Shemeh » lorsqu’on dit « Ana avda dekoudsha berikh hou desagidna kameh » n’est pas une obligation, mais la coutume d’Israël a force de loi. Puisqu’on dit explicitement « desagidna kameh » (je me prosterne devant Lui), si l’on ne s’incline ni ne se prosterne, cela paraît mensonger. Pour cette raison, on a aussi l’habitude de se prosterner lors de Alénou leshabeah en disant « Va’anahnu mishtahavim ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 5)
Comment doit-on se prosterner pendant la tefila aux endroits où cela est institué ?
Est-il correct de se pencher uniquement au niveau de la taille en gardant la tête droite lors de la prosternation dans la tefila ?
Réponse

Celui qui prie doit se prosterner (là où il est institué de se prosterner) jusqu’à ce que toutes les vertèbres de sa colonne vertébrale se disjoignent. Il ne doit pas se pencher seulement au niveau de la taille en gardant la tête droite, mais doit également incliner la tête comme un roseau.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 6)
Un homme âgé ou malade doit-il se prosterner complètement pendant la Amida s'il en est incapable ?
Est-il suffisant pour une personne faible d'incliner seulement la tête lors des prosternations de la Amida ?
Réponse

Un homme âgé ou un malade qui ne peut pas se prosterner au point que les vertèbres de sa colonne vertébrale se disjoignent, il lui suffit d'incliner la tête, car il est manifeste qu'il souhaite s'incliner mais qu'il se fait souffrir.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 7)
Jusqu'où peut-on se pencher lors des prosternations de la Amida ?
Est-il permis de se prosterner très bas, jusqu'à ce que la bouche atteigne la ceinture du pantalon, pendant la Amida ?
Réponse

Il ne faut pas se prosterner au point que la bouche soit à la hauteur de la ceinture du pantalon, car cela paraît comme de l’orgueil.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 8)
Comment doit-on s'incliner et se redresser pendant la Amida ?
Dans quel ordre faut-il se redresser après une prosternation dans la Amida ?
Réponse

Lorsqu'on s'incline, il faut le faire rapidement en une seule fois, et lorsqu'on se redresse, il faut le faire lentement, d'abord la tête puis ensuite le corps, afin que cela ne paraisse pas comme un fardeau.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 9)
À quel moment doit-on s'incliner pendant la Amida ?
Quand faut-il se redresser lors des prosternations dans la Amida ?
Réponse

Lorsqu'on s'incline, on le fait sur le mot "Baroukh", et lorsqu'on se redresse, on le fait sur le Nom de Hachem.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 10)
Faut-il s'incliner lors du passage "va'anah'nu mishta'havim" dans la prière Alénou lechabeah ?
Est-il obligatoire de s'incliner avec l'assemblée pendant "va'anah'nu mishta'havim" à la synagogue ?
Réponse

Lorsque l'assemblée dit "Alénou lechabeah" et se prosterne en disant "va'anah'nu mishta'havim", il est convenable que toute personne présente à la synagogue s'incline légèrement en baissant la tête, en même temps que l'assemblée. Toutefois, ce n'est pas une obligation selon la halakha stricte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 11)
Peut-on ajouter des qualificatifs supplémentaires à ceux de "ha-El ha-gadol ha-gibor ve-ha-nora" dans la tefila ?
Est-il permis d'ajouter des louanges personnelles à Hachem dans les supplications ou demandes en dehors de la tefila ?
Réponse

Il ne faut pas ajouter aux qualificatifs du Saint Béni soit-Il plus que "ha-El ha-gadol ha-gibor ve-ha-nora" dans la tefila, car il ne faut pas modifier la formule fixée par les Sages. Mais dans les supplications, demandes ou louanges que l'on dit de soi-même, il n'y a pas d'interdiction à cela.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 113 - Lois des inclinaisons dans la Amida, Halakha 12)

Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon

Après avoir terminé la berakha Sim Chalom et récité Yihyou Leratson, à quoi est-il permis de répondre pendant la Amida ?
Est-il permis de répondre Amen aux bénédictions après avoir dit Yihyou Leratson dans la Amida ?
Si l'on n'a pas encore dit le premier verset Yihyou Leratson à la fin de la Amida, peut-on interrompre pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha ?
Réponse

Après avoir terminé la berakha "Sim Chalom" et récité le verset "Yihyou Leratson", il est permis d'interrompre pour répondre aux paroles de sainteté, de la même manière qu'il est permis d'interrompre pendant le Chema et ses bénédictions. Cela concerne les cinq premiers "Amen" du Kaddich, ainsi que "Yehe Shemeh Rabba Mevarach Lealam Ulalmei Almaya Yitbarach", et pas plus. Il ne faut pas répondre "Amen" aux bénédictions, même pas à l'"Amen" après la berakha "HaEl Hakadosh" ou "Shomea Tefila" dite par le chaliah tsibour. Dans la Kedoucha, on ne répond que "Kadosh" et "Baroukh", et pas le reste du texte de la Kedoucha. A plus forte raison, il ne faut pas répondre "Baroukh Hou Ouvaroukh Shemo". Si l'on n'a pas encore dit le premier verset "Yihyou Leratson", il n'est pas permis d'interrompre du tout, même pour le Kaddich, la Kedoucha ou le Baréhou, car ce verset fait partie intégrante de la tefila elle-même. Si l'on a terminé le second verset "Yihyou Leratson Amrei Fi", même si l'on n'a pas encore reculé les pieds, il est permis d'interrompre et de répondre à toute parole de sainteté, même "Baroukh Hou Ouvaroukh Shemo".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 1)
Que doit faire celui qui se rend compte, pendant Elohai Netsor, qu'il a oublié de dire Tal Oumatar dans la Amida ?
Est-il permis de répondre au Kaddich ou à la Kedoucha si l'on doit reprendre une berakha oubliée dans la Amida ?
Pourquoi ne faut-il pas répondre avec l'assemblée lorsqu'on doit reprendre une partie de la Amida après une erreur ?
Réponse

Celui qui, alors qu'il se trouve au milieu de "Elohai Netsor" dans la Amida, se rend compte qu'il a oublié de demander "Tal Oumatar" et doit donc revenir à la berakha "Barekh Alenou", ou s'il a dit pendant les dix jours de pénitence "Melekh Ohev Tsédaka Oumichpat" au lieu de "Hamelekh Hamichpat" et doit revenir à la berakha "Hachiva", ou s'il a oublié de dire "Yaale Véyavo" lors de Roch Hodech et doit revenir à la berakha "Retse", et avant d'avoir pu recommencer il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il ne doit pas répondre avec l'assemblée. Puisqu'il est obligé de revenir à la berakha correspondante, il est considéré comme se tenant encore au milieu de la tefila et il lui est interdit d'interrompre pour les paroles de sainteté. De plus, s'il interrompt et répond avec l'assemblée, il montre ainsi qu'il a terminé sa tefila, et il devra alors reprendre la tefila depuis le début pour demander "Tal Oumatar", dire "Hamelekh Hamichpat" ou mentionner "Yaale Véyavo". Il est donc préférable de garder le silence, de se concentrer sur le chaliah tsibour, puis de reprendre à l'endroit où il s'est trompé.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 2)
Est-il correct de réciter les Tahanounim avant Yihyou Leratson à la fin de la Amida ?
Dans quel ordre faut-il dire Yihyou Leratson, Elohai Netsor et les Tahanounim après la Amida ?
Peut-on redire Yihyou Leratson après avoir récité les Tahanounim ?
Réponse

Il n'est pas approprié de dire les Tahanounim avant "Yihyou Leratson". Il convient plutôt, après avoir terminé la Amida, de dire "Yihyou Leratson", puis "Elohai Netsor", et ensuite les Tahanounim que l'on souhaite réciter. Si l'on souhaite redire "Yihyou Leratson" une nouvelle fois après les Tahanounim, cela est permis.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 3)
Quelles sont les quatre phrases dont la récitation permet de mériter d'accueillir la Présence divine ?
Quel mérite est attribué à celui qui a l'habitude de dire les phrases Assé lema'an shemekha, Assé lema'an yeminékha, Assé lema'an toratekha, Assé lema'an kedouchatekha ?
Réponse

Celui qui a l'habitude de dire ces quatre phrases mérite d'accueillir la Présence divine : "Assé lema'an shemekha", "Assé lema'an yeminékha", "Assé lema'an toratekha", "Assé lema'an kedouchatekha".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 4)
Quelle est la coutume concernant le verset du Tanakh lié au prénom à la fin de la tefila ?
À quel moment doit-on dire le verset du Tanakh qui correspond au prénom du priant dans la tefila ?
Réponse

Il est d'usage de dire, à la fin de la tefila après "Elohai Netsor", un verset du Tanakh qui commence et se termine par la première et la dernière lettre du prénom de celui qui prie. Ce verset est récité avant le dernier verset "Yihyou Leratson".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 5)
Est-il permis de réciter par cœur le verset du Tanakh correspondant à son prénom à la fin de la tefila ?
Pourquoi est-il autorisé de dire oralement sans texte le verset lié à son prénom dans la tefila ?
Réponse

Bien que la halakha enseigne qu'il n'est pas permis de réciter oralement des paroles écrites, il est toutefois permis de dire par cœur le verset correspondant à son prénom, car il est bien connu de la personne.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 6)
Est-il permis de réciter le chir lamaalot essa enai avant Elohai Netsor dans la Amida ?
Que doit faire le sage de la communauté si l'assemblée attend qu'il termine sa prière et qu'il souhaite dire le chir lamaalot ?
A partir de combien de personnes ayant terminé la Amida peut-on commencer la hazarat hachats sans attendre tous les membres du minyan ?
Réponse

Avant de dire Elohai Netsor, certains ont l'habitude de réciter le chir lamaalot essa enai, ce qui rendra la personne aimée dans le ciel et appréciée sur terre. Il convient de le dire avec une grande crainte et sans attendre aucune récompense, à Dieu ne plaise. Cependant, si la personne est le sage de la communauté et que l'assemblée attend qu'il termine sa prière, ou s'il y a un minyan restreint et que l'on attend qu'il termine, la chose correcte est qu'il fasse les trois pas en arrière. Et s'il souhaite dire ce passage, il le dira avant de prononcer Oseh Chalom.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 122 - Lois entre la dix-huitieme benediction et Yehi Leratzon, Halakha 7)

Lois des inclinaisons a la fin de la Amida

Comment doit-on s'incliner avant de reculer à la fin de la Amida ?
Jusqu'à quel point faut-il s'incliner avant de faire les trois pas en arrière à la fin de la Amida ?
Est-il permis de s'incliner très bas, jusqu'à ce que la bouche atteigne la ceinture du pantalon, avant de reculer à la fin de la Amida ?
Réponse

Avant de reculer de trois pas à la fin de la Amida, il faut s'incliner et se prosterner. Il ne suffit pas de s'incliner légèrement, mais il faut s'incliner jusqu'à ce que toutes les dix-huit vertèbres de la colonne vertébrale se disjoignent. Cependant, il ne faut pas s'incliner au point que la bouche soit à la hauteur de la ceinture du pantalon, car cela serait considéré comme de l'orgueil.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 123 - Lois des inclinaisons a la fin de la Amida, Halakha 1)