Thèmes Lois de Pourim : questions-réponses pratiques

Lois du mois de Adar
Réponse
Dès que le mois de Adar commence, on augmente la joie, comme il est dit dans la Meguila d'Esther : « Le mois qui a été transformé pour eux de la tristesse à la joie », ce qui indique que le mazal de ce mois est propice au bien. C'est pourquoi un Juif qui a une plainte judiciaire contre un non-Juif s'efforcera, autant que possible, que l'audience ait lieu pendant le mois de Adar, car en ce mois, la situation du peuple juif est favorable et il a l'avantage.
Réponse
Celui qui voyage en caravane ou prend la mer et ne trouve pas de Meguila cachère à emporter avec lui pour pouvoir la lire en son temps comme il convient, peut lire la Meguila même au début du mois de Adar, mais il ne récitera pas les bénédictions de la Meguila. Cependant, le repas de Pourim, l'envoi de mets et les dons aux pauvres ne s'appliquent qu'à leur date précise.
Réponse
Il est d'usage chez les hassidim et les personnes pieuses (en bonne santé) de jeûner le jour du sept Adar, qui est le jour du décès de Moché Rabbénou. On a également l'habitude d'organiser un temps d'étude la veille du sept Adar, et c'est une belle coutume.
Réponse
Lorsque l'année est embolismique (année avec deux mois de Adar), certains ont l'habitude de jeûner le 7 Adar I, et d'autres le 7 Adar II. Il est plus correct de jeûner en Adar II. De même, il convient de faire le temps d'étude la veille du 7 Adar II. Il est bon de faire ce temps d'étude aussi bien le 7 Adar I que le 7 Adar II.
Réponse
Certains ont l'habitude, lorsque dix personnes jeûnent à la synagogue le 7 Adar, de sortir le Sefer Torah à Min'ha et de lire la paracha de Vay'hal. De même, le chalia'h tsibour dit la bénédiction de Anenou comme une bénédiction indépendante dans la répétition, comme pour les autres jeûnes publics. D'autres estiment que ce n'est pas correct d'agir ainsi. Par conséquent, il est préférable de s'abstenir, et le chalia'h tsibour ne dira pas Anenou comme une bénédiction indépendante dans la répétition, mais dans Shomea Tefila, et on ne sortira pas le Sefer Torah à Min'ha pour lire Vay'hal. Concernant la bénédiction des Cohanim, il est également préférable de s'abstenir.
Réponse
Celui qui est né au mois de Adar lors d'une année simple, et dont la treizième année tombe une année embolismique, ne devient Bar Mitsva et n'est astreint à toutes les mitsvot, ni ne peut être compté dans le minyan, qu'au mois de Adar II, car Adar II est considéré comme le mois principal, tandis que Adar I n'est qu'un ajout à l'année embolismique. Mais celui qui est né une année embolismique en Adar I, et dont la treizième année est aussi embolismique, devient Bar Mitsva en Adar I.
Réponse
Une personne née en Nissan lors d'une année simple, et dont la treizième année tombe une année embolismique, ne devient bar mitsva qu'à l'arrivée du mois de Nissan, le jour de sa naissance.
Réponse
Si une personne est née en Adar Richon et une autre en Adar Cheni de la même année, et que leur treizième année est une année simple, les deux deviendront bar mitsva durant le même mois d'Adar. Ainsi, il est possible que celui qui est né après l'autre devienne bar mitsva avant lui, par exemple si l'un est né le 29 Adar Richon et l'autre le 1er Adar Cheni : si la treizième année est une année simple, le second deviendra bar mitsva le 1er Adar, tandis que le premier ne le sera que le 29 Adar.
Réponse
Pour une personne née le 30 Adar Richon, qui atteint sa treizième année lors d'une année simple où il n'y a pas de 30 Adar, il existe un doute : devient-elle bar mitsva seulement le 1er Nissan ou déjà à partir du 30 Chevat ? Selon le Michna Beroura, il semblerait qu'elle soit considérée comme bar mitsva dès le 1er jour de Roch Hodech Adar, qui correspond au 30 Chevat.
Réponse
Si une personne décède en Adar lors d'une année simple et que l'année suivante est une année embolismique, il convient de réciter le Kaddich pendant onze mois consécutifs jusqu'à Tevet. Durant la première semaine du douzième mois, on interrompt la récitation du Kaddich, puis on la reprend jusqu'à la fin du douzième mois, qui est le mois de Chevat. En effet, pour la première année, on suit les mois et non la date précise du décès.
Réponse
Les 14 et 15 Adar Richon, on ne récite pas le Vidouï ni la Nefilat Apayim, et il n'est permis de prononcer des oraisons funèbres que pour un sage en sa présence. Si ces jours tombent un Chabbat, on ne dit pas Tsidkatecha Tsedeq. Certains estiment qu'il est bon de multiplier les repas durant ces jours.
Réponse
Certaines personnes jeûnent le 9 Adar, jour où Beit Chamaï et Beit Hillel se sont opposés.
Lois des villes entourées de murailles à Pourim
Réponse
Dans les villes entourées d'une muraille depuis l'époque de Yehoshoua bin Noun, même si elles ne sont plus entourées aujourd'hui, on lit la Meguila le 15 Adar. Il en va de même pour les villages visibles depuis ces villes, même s'ils ne sont pas proches, par exemple des villages situés au sommet d'une montagne. Ou bien, s'ils sont proches, à moins d'un mil (c'est-à-dire 2000 amot depuis la dernière maison de la ville, soit environ 960 mètres), même s'ils ne sont pas visibles, comme des villages dans une vallée, on lit aussi le 15. Les villes qui n'étaient pas entourées d'une muraille à l'époque de Yehoshoua bin Noun lisent la Meguila le 14 Adar. À l'exception de Shoushan Habira (la ville de Suse), où l'on lit le 15, bien qu'elle n'ait pas été entourée d'une muraille à l'époque de Yehoshoua bin Noun, car le miracle y a eu lieu. La raison pour laquelle on a fixé la référence à l'époque de Yehoshoua bin Noun est qu'il fut le premier à combattre Amalek et celui qui a concrétisé la conquête de la Terre d'Israël.
Réponse
À Jérusalem, on lit la Meguila le 15 Adar, car c'est une ville entourée d'une muraille depuis l'époque de Yehoshoua bin Noun. La coutume répandue est de lire dans toute la "nouvelle Jérusalem" le 15, même dans les quartiers éloignés de la muraille, tant qu'il y a une continuité de bâtiments avec la muraille de la vieille ville, sans interruption de soixante-dix amot. Certains ont instauré dans la nouvelle Jérusalem de lire aussi la Meguila le 14 Adar, mais ce n'est pas l'avis de tous les grands de la génération, d'autant plus que, par la miséricorde d'Hachem, depuis 1967, des Juifs résident dans la vieille ville de Jérusalem. Ainsi, selon tous les avis, tous les nouveaux quartiers de Jérusalem lisent le 15, et telle est la coutume établie. La tradition et la pratique sont les piliers de la halakha, et il ne faut pas s'écarter de la coutume d'Israël, qui est Torah. Si la halakha te semble incertaine, observe ce que fait le peuple.
Réponse
Les habitants du quartier Ramot à Jérusalem doivent lire la Meguila avec berakha le 14 Adar, comme les habitants des villes non entourées de murailles. Ils doivent également accomplir l'envoi de portions, le repas de Pourim et les dons aux pauvres le 14. Cela est dû au fait qu'il existe un terrain libre de plus d'un mil entre Jérusalem et le quartier Ramot. Par mesure de piété, il est bon de relire la Meguila sans berakha aussi le 15. Si, à l'avenir, Jérusalem s'étend et que le terrain libre entre Jérusalem et le quartier Ramot est construit, alors on lira la Meguila à Ramot le 15.
Réponse
Une personne habitant une ville où la lecture de la Meguila se fait le 14 Adar, et qui, pour une raison indépendante de sa volonté, n'a pas pu la lire ce jour-là, doit la lire le 15 sans berakha. Il en est de même pour les habitants de Ramot mentionnés précédemment qui ont oublié de lire la Meguila le 14 Adar : ils la liront le 15 sans berakha.
Réponse
Dans les colonies et les nouvelles villes, on lit la Meguila uniquement le 14 Adar.
Réponse
Un habitant de Jérusalem qui a lu la Meguila le 14 Adar est quitte a posteriori. Cependant, s'il l'apprend le 15, il doit la relire ce jour-là.
Réponse
Un habitant de Jérusalem qui se trouve le 14 Adar dans une ville non entourée de murailles, comme Tel Aviv, et qui s'y trouve au moment de l'aube du 14 Adar (environ une heure et quart avant le lever du soleil, selon les heures saisonnières), doit observer toutes les lois de Pourim à Tel Aviv le 14 Adar. Dès la veille du 14 Adar, il doit lire la Meguila, s'il sait qu'il restera là-bas à l'aube. Même s'il a l'intention de retourner à Jérusalem le 14 Adar après l'aube, il doit agir ainsi, conformément à ce que la Guemara enseigne : « un habitant d'une ville ouverte, même pour un jour, est considéré comme tel ». Lorsqu'il retourne à Jérusalem, il existe une divergence d'opinion parmi les décisionnaires quant à l'obligation de refaire les mitsvot avec berakha ou non. En pratique, il doit célébrer à nouveau Pourim selon toutes ses lois, mais il ne récitera pas la berakha sur la lecture de la Meguila la nuit et le jour du 15 Adar. Il est également préférable qu'il ne soit pas le chaliah tsibour pour lire la Meguila en public afin d'acquitter les autres. S'il a voyagé à Tel Aviv après l'aube du 14 Adar, il n'observe pas les lois de Pourim à Tel Aviv, car à l'aube il était à Jérusalem.
Réponse
Un habitant de Jérusalem qui a voyagé de Jérusalem à Tel Aviv le matin du 14 Adar et y est resté jusqu'à l'aube du 15 Adar est totalement exempté de célébrer Pourim, car à l'aube du 14 Adar il était à Jérusalem, et à l'aube du 15 Adar il était à Tel Aviv. Il est donc exempté de toutes les mitsvot du jour. Celui qui craint la parole de Hachem doit veiller à ne pas agir ainsi, afin de ne pas perdre les précieuses mitsvot de Pourim. Et si, a posteriori, il a agi ainsi, il lira la Meguila le 15 Adar sans berakha, dira « Al Hanissim » dans la tefila et le Birkat Hamazon, et enverra des michloah manot le 15 Adar.

