Thèmes Lois de Bein Hametsarim : questions-réponses pratiques

Usages des jours de Ben Hametsarim
Réponse
Certains ont l'habitude de ne pas célébrer de mariage du 17 Tamouz jusqu'à Ticha Beav, qui sont les jours de ben hametsarim. Cependant, la coutume des Séfarades et des communautés orientales est de permettre les mariages du 17 Tamouz jusqu'à Roch Hodech Av, et de s'abstenir de se marier à partir de la nuit de Roch Hodech Av jusqu'après Ticha Beav. En cas de besoin, il est possible d'être indulgent même pour les Ashkénazes du 17 Tamouz jusqu'à Roch Hodech Av. La coutume est de s'abstenir même s'il s'agit d'un jeune homme qui n'a pas encore accompli la mitsva de prou ourvou.
Réponse
Selon la règle, il est permis de célébrer un mariage à la sortie de Ticha Beav. Cependant, dans certains endroits, il existe une coutume de ne pas organiser de houppa et de kidouchin la nuit qui suit Ticha Beav. Si l'on a un doute sur l'existence d'une telle coutume interdisant le mariage cette nuit-là, il convient de suivre la règle principale et d'être indulgent.
Réponse
Il est permis de faire les tenaïm même après Roch Hodech Av, mais sans danses ni rondes.
Réponse
Ceux qui sont indulgents le reste de l'année pour écouter des chants et louanges à Hachem enregistrés sur bande, tant que ce n'est pas dans un esprit de légèreté ou de frivolité, ont sur quoi s'appuyer, même si ces chants sont accompagnés d'instruments de musique. Même pour des mélodies sans paroles de louange à Hachem, mais qui éveillent à la avodat Hachem, il est permis d'être indulgent. Celui qui est strict sera béni. Tout cela concerne l'écoute via un enregistrement, mais pour des instruments de musique joués en direct, il faut interdire, sauf dans le cadre d'une réjouissance de hatan ou similaire. Il est permis de chanter des chants et louanges à Hachem de vive voix, même lors d'un festin de vin. Pour une mitsva, comme réjouir un hatan et une kala, une brit mila, un pidyon haben, un siyoum masekhet, une hanoukat habayit ou une hakhnassat sefer Torah, il est permis a priori d'utiliser même des instruments de musique. Il en est de même pendant hol hamoed et Pourim. Il est déjà d'usage lors de réunions de mitsva et de demandes du Chabbat de réciter des versets de Tehilim et Chir Hachirim avec une belle mélodie, tant qu'il n'y a pas à craindre de frivolité, car ce n'est interdit que lorsqu'on chante des chansons d'amour. Il est aussi d'usage de jouer de la musique pendant le Halel à Roch Hodech et lors des fêtes. Il est également permis de réciter lors de réjouissances des versets bibliques en chantant et en jouant de la musique, même en mentionnant le nom de Hachem dans les versets, à condition que cela se fasse avec la gravité requise.
Réponse
Les chanteurs qui enregistrent leurs chants sur des cassettes ou des disques doivent indiquer sur les enregistrements qu'il ne faut pas les utiliser de manière interdite, comme en profanant le Chabbat ou dans un esprit de légèreté et de frivolité.
Réponse
Bien qu'il soit permis, selon la règle, d'écouter le reste de l'année des chants sacrés accompagnés d'instruments de musique, pendant la période du Omer et des ben hametsarim, il convient de s'abstenir de les écouter, même à la radio ou sur bande. Cependant, lors d'une réjouissance de mitsva qui a lieu en son temps, comme une brit mila, un pidyon haben, un repas de hatan et kala pendant les sept jours de leur mariage, ou un repas de bar mitsva célébré le jour où l'enfant atteint la majorité religieuse, il est permis d'écouter des chants sacrés accompagnés d'instruments de musique. Mais si le repas de bar mitsva est avancé ou retardé de quelques jours, il est convenable d'être strict et de ne pas faire entendre d'instruments de musique lors de ce repas pendant les ben hametsarim. Il est aussi permis de faire entendre des instruments de musique lors d'un pidyon haben ou d'un siyoum masekhet. En revanche, lors du repas organisé la veille d'une brit mila, il ne faut pas permettre d'écouter des instruments de musique. Les Ashkénazes ont l'habitude d'être stricts et de ne pas faire entendre d'instruments de musique lors de tout repas de mitsva pendant les ben hametsarim. Le chant à la bouche, lorsqu'il s'agit de louer Hachem, sans instruments de musique, est permis même pendant les ben hametsarim et la période du Omer. A plus forte raison, il est permis de chanter lors de la tefila, ou lorsqu'on étudie la Torah en chantant, surtout pendant les Chabbats qui tombent durant les ben hametsarim ou la période du Omer. Toutefois, un chant à la bouche avec enthousiasme et qui entraîne de la joie, il faut s'abstenir pendant les ben hametsarim.
Réponse
Un Juif dont la subsistance dépend du fait de jouer de la musique avec des instruments devant des gens, et qui ne connaît pas d'autre métier, et qui le fait chez des non-Juifs, sans intention de réjouissance mais uniquement parce qu'il n'a rien à manger, il est permis de lui permettre de jouer d'instruments de musique même après Roch Hodech Av. Cependant, s'il le fait devant des Juifs, cela est interdit en toute circonstance à partir du 17 Tamouz, même s'il joue devant des Juifs qui ne respectent pas la Torah et les mitsvot, car il les fait trébucher en leur faisant écouter de la musique instrumentale durant ces jours.
Réponse
L'interdiction de remplir sa bouche de rire n'est pas liée à la destruction du Temple, mais s'applique même avant cela, afin que le yetser hara ne prenne pas le dessus sur la personne.
Réponse
Il est d'usage de faire attention à ne pas consommer de fruit nouveau pendant cette période, depuis la nuit du 17 Tamouz jusqu'après Tich'a Beav, afin de ne pas avoir à réciter la berakha "chehehiyanu". Cependant, il est permis de réciter "chehehiyanu" sur un fruit nouveau pendant les Chabbatot de cette période. Il en va de même pour un vêtement neuf, en particulier lorsqu'il s'agit d'honorer le Chabbat. Toutefois, après Roch Hodech Av, il ne faut pas porter de vêtements neufs, même pendant le Chabbat.
Réponse
Celui qui a oublié pendant la période de Ben Hametsarim que le fruit est nouveau, et qui a par erreur récité la berakha de jouissance en semaine, puis se souvient avant d'en avoir goûté qu'il s'agit d'un fruit nouveau, doit réciter "chehehiyanu" et manger du fruit.
Réponse
Le père du garçon, lorsqu'il récite "chehehiyanu" pendant la période de Ben Hametsarim lors de la mila, peut avoir l'intention, par cette berakha, d'acquitter un fruit nouveau, même en semaine, bien que d'habitude on ait l'usage de réciter d'abord la berakha du fruit puis "chehehiyanu". Malgré tout, il est préférable, a priori, de s'abstenir de le faire.
Réponse
Il est recommandé de s'abstenir de réciter "chehehiyanu" sur un fruit nouveau ou un vêtement neuf, même le 10 Av.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha chehehiyanu sur un fruit nouveau pendant les jours de ben hametsarim, si l’on craint que ce fruit ne soit plus disponible après le 9 Av. Si possible, il est préférable de réciter cette berakha lors des Chabbats qui se trouvent entre ces jours. De même, si le goût du fruit risque de se détériorer après le 9 Av, il est permis de réciter chehehiyanu. Un malade est également autorisé à réciter chehehiyanu sur un fruit nouveau, même en semaine pendant ben hametsarim, car les fruits ouvrent son appétit et sont bénéfiques pour sa santé. De même, une femme enceinte qui voit un fruit nouveau et pour laquelle il y a lieu de craindre qu’une abstention puisse lui causer, à elle ou à son enfant, un dommage, est autorisée à réciter chehehiyanu après la berakha de jouissance et à le consommer. De même, un enfant qui ne distingue pas vraiment entre ces jours et le reste de l’année et qui désire un fruit nouveau, il est permis de lui permettre de réciter chehehiyanu.
Réponse
Celui qui a mangé par erreur un fruit nouveau pendant ben hametsarim sans avoir récité la berakha chehehiyanu, ne doit plus en manger. Après le 9 Av, il récitera chehehiyanu sur un autre fruit nouveau, en ayant l’intention d’acquitter également le fruit déjà goûté.
Lois relatives à Roch Hodech Av
Réponse
A partir de l'entrée du mois de Av, on diminue la joie. Un Juif qui a un litige ou une procédure judiciaire avec un non-Juif doit éviter de se présenter devant le tribunal pendant ces jours de malheur, et il est préférable de ne s'y présenter qu'après le 10 Av. De même, si quelqu'un doit subir une opération chirurgicale qui peut être repoussée après le 9 Av, il est souhaitable de la différer.
Réponse
Depuis Roch Hodech Av jusqu'au jeûne, on diminue les transactions commerciales liées à la joie, comme l'achat de ce qui est nécessaire pour un mariage, les bijoux en argent ou en or, ou la confection de nouveaux vêtements, surtout pour un mariage. Tout cela concerne les cas où il est possible de préparer ou d'acheter ces besoins après le neuf Av. Mais si la date du mariage est fixée immédiatement après le neuf Av, il est permis de les acheter, à condition qu'il s'agisse d'un jeune homme célibataire qui n'a pas encore accompli la mitsva de procréation. Même s'il est possible d'acheter ou de préparer ces besoins après le neuf Av, s'il y a un risque que les prix augmentent ensuite, il est permis de les acheter pendant ces jours. Il en va de même pour les nouveaux meubles achetés pour le mariage.
Réponse
Même lorsqu'il ne s'agit pas de besoins liés à un mariage, il serait approprié de réduire les affaires commerciales et autres transactions pendant cette période. Cependant, la coutume est d'être indulgent à ce sujet.
Réponse
On diminue également les constructions de réjouissance depuis Roch Hodech Av jusqu'au neuf Av, comme la construction d'une maison de mariage pour son fils, lorsqu'il est possible de la construire après le neuf Av. Il en va de même pour toute construction qui n'est pas destinée à l'habitation mais uniquement à l'embellissement ou au confort, qui est interdite pendant ces jours. Il est également interdit de construire un bâtiment décoré ou orné. Toutefois, il est permis de construire une maison de mariage pour son fils, destinée à loger le couple, si le mariage doit avoir lieu immédiatement après le neuf Av et que le jeune homme n'a pas encore accompli la mitsva de procréation.
Réponse
La construction d'une synagogue, même si elle est décorée ou ornée, est permise, car il s'agit d'une mitsva pour la communauté.
Réponse
Il convient d'être rigoureux et de ne pas blanchir ou peindre les pièces d'habitation depuis Roch Hodech Av jusqu'au jeûne.

