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Thèmes Lois de Selichot : questions-réponses pratiques

Selichot, prières pénitentielles centrées sur la Téchouva, la contrition et la demande de pardon divin, avec la récitation des treize attributs de miséricorde.

Selichot
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Lois des Selihot

A partir de quel jour commence-t-on à réciter les selihot selon la coutume séfarade ?
Pourquoi récite-t-on les selihot pendant quarante jours entre Roch Hodech Eloul et Yom Kippour ?
Est-il d’usage de réciter les selihot le jour même de Roch Hodech Eloul ?
Réponse

La coutume est de se lever à l’aube pour réciter les selihot, à partir du jour de Roch Hodech Eloul jusqu’à Yom Kippour. Cette pratique s’appuie sur la tradition selon laquelle Moshé Rabbénou est monté pour recevoir les secondes tables de la loi à Roch Hodech Eloul et en est redescendu à Yom Kippour. Durant ces quarante jours, ce fut une période de miséricorde et de faveur pour tout Israël. À Yom Kippour, Hachem a agréé Israël avec joie et a dit à Moshé : « J’ai pardonné selon ta parole », c’est pourquoi Yom Kippour a été institué comme jour de pardon, de miséricorde et d’expiation. Cependant, le jour même de Roch Hodech, il n’est pas d’usage de réciter les selihot.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 1)
A partir de quelle heure peut-on commencer à réciter les selihot et les treize attributs de miséricorde ?
Est-il permis de réciter les selihot avant la mi-nuit halakhique ?
Comment calcule-t-on l’heure exacte de la mi-nuit pour la récitation des selihot ?
Réponse

Le moment le plus approprié pour réciter les selihot durant cette période est à partir de la mi-nuit halakhique, car c’est alors un moment de faveur. Il est interdit de réciter les selihot et les treize attributs de miséricorde durant la première moitié de la nuit. Un individu qui se trouve dans une synagogue où l’on a l’habitude de dire les selihot avant la mi-nuit ne doit pas se joindre à eux ; il s’assiéra en silence et ne répondra pas avec eux aux treize attributs et autres parties. De plus, il faut annuler cette coutume qui n’a pas de fondement. Pour calculer la mi-nuit, il faut d’abord compter les heures entre le lever et le coucher du soleil, la moitié de ce temps correspond à la mi-journée, lorsque le soleil est au milieu du ciel ; en ajoutant douze heures à ce moment, on obtient la mi-nuit exacte.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 2)
Les juifs de la diaspora doivent-ils attendre la mi-nuit de leur propre pays pour réciter les selihot ?
Est-il permis aux juifs de la diaspora de réciter les selihot en même temps que les habitants d’Israël grâce à une transmission en direct ?
Réponse

Il est préférable que les juifs vivant en dehors d’Israël attendent l’heure appropriée selon leur propre fuseau horaire pour réciter les selihot, même si en Israël la mi-nuit est déjà passée. Toutefois, ceux qui se montrent indulgents et récitent les selihot en même temps que les habitants d’Israël, par exemple en les disant via les moyens de communication modernes comme le satellite, ont sur qui s’appuyer dans la halakha et sont autorisés à le faire.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 3)
Quand une communauté ne peut pas réciter les selihot pendant la nuit, à quels autres moments peut-elle les dire ?
Est-il recommandé que le hazan s’enveloppe dans un tsitsit lors de la récitation des selihot en dehors de la nuit ?
Dans les camps militaires, à quels moments peut-on réciter les selihot si l’aube n’est pas possible ?
Réponse

Une communauté qui ne peut pas se lever pour les selihot pendant la nuit peut les réciter tôt le matin, avant la prière de Chaharit, ou avant la prière de Minha, après la mi-journée. Il est souhaitable que le hazan qui dit les selihot s’enveloppe dans un tsitsit, en référence à ce que nos Sages ont enseigné à propos de Roch Hachana : « Et Hachem passa devant lui et proclama… » Rabbi Yohanan a dit : « Si ce n’était pas écrit, il serait impossible de le dire : cela enseigne qu’Hachem s’est enveloppé comme un chaliah tsibour et a montré à Moshé l’ordre de la prière, en lui disant : chaque fois qu’Israël faute, qu’ils fassent devant Moi selon cet ordre et Je leur pardonnerai. » Rav Yehouda a ajouté : « Une alliance a été conclue concernant les treize attributs, qu’ils ne reviennent jamais vides. » De même, dans les camps militaires où il n’est pas possible de dire les selihot à l’aube, on les dira avant la prière de Chaharit, ou avant Minha, ou après la mi-nuit.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 4)
Est-il permis d’écouter les selihot et les treize attributs de miséricorde à la radio avant la mi-nuit ?
Dans quel but peut-on écouter les selihot à la radio avant la mi-nuit, même si on ne peut pas les réciter ?
Réponse

Bien qu’il soit interdit de réciter les selihot et les treize attributs de miséricorde avant la mi-nuit, il est permis d’écouter à la radio les selihot et les treize attributs à ce moment-là, afin d’apprendre et de s’habituer aux mélodies et aux airs des offices, ou pour des raisons similaires. Cela s’appuie sur l’enseignement du traité Roch Hachana : « Tu n’apprendras pas pour faire, mais tu apprendras pour comprendre et enseigner. »

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 5)
Doit-on répondre aux treize attributs de miséricorde et à Amen lorsqu’on écoute les selihot en direct à la radio après la mi-nuit ?
Est-il permis de répondre aux selihot ou au Kaddich lorsqu’on les écoute à partir d’un enregistrement ?
Peut-on s’acquitter de la lecture de la Meguila en l’écoutant à la radio ?
Réponse

Celui qui écoute les selihot, les treize attributs de miséricorde ou le Kaddich du chaliah tsibour à la radio lors d’une diffusion en direct après la mi-nuit, répond aux treize attributs et à Amen. Mais si la diffusion provient d’un enregistrement, il ne répond pas. En revanche, celui qui écoute la lecture de la Meguila à la radio n’est pas quitte de son obligation.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 6)
Les avrekhim et les jeunes hommes des yeshivot doivent-ils se lever chaque jour du mois d'Eloul pour dire les selihot s'ils étudient la nuit ?
Est-il suffisant pour un talmid hakham de participer aux selihot uniquement certains jours du mois d'Eloul ?
Faut-il que les étudiants en Torah participent aux selihot pendant les dix jours de téchouva ?
Réponse

Les avrekhim et les jeunes hommes des yeshivot, ainsi que les talmide hakhamim, qui ne peuvent pas se lever chaque jour du mois d'Eloul à l'aube pour dire les selihot, car ils ont l'habitude d'étudier la Torah durant les premières heures de la nuit, et que s'ils se lèvent tôt pour les selihot, ils risquent d'être empêchés de suivre leur programme d'étude pendant la journée, devront malgré tout s'efforcer de se lever au moins quelques nuits du mois d'Eloul afin de s'associer avec le public à la récitation des selihot et des tahanounim. Ou bien, ils pourront se lever les lundis et jeudis du mois d'Eloul. De même, ils devront s'efforcer de participer avec la communauté à la récitation des selihot durant les dix jours de techouva entre Roch Hachana et Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 7)
Un enseignant d'enfants doit-il se lever chaque jour du mois d'Eloul pour les selihot si cela nuit à son travail ?
Les employés et ouvriers qui ne peuvent pas se lever tôt pour les selihot doivent-ils totalement s'en dispenser ?
Est-il permis de dire les selihot avant Shaharit ou avant Minha pour ceux qui ne peuvent pas se lever tôt ?
Réponse

Il en va de même pour les enseignants d'enfants : si se lever tôt pour les selihot les empêche d'accomplir correctement leur travail d'enseignement, ils sont autorisés à ne pas se lever chaque jour du mois d'Eloul. Ils devront toutefois se lever de temps à autre durant le mois d'Eloul et pendant les dix jours de téchouva pour dire les selihot avec la communauté. Il en est de même pour les employés de bureau et les ouvriers salariés : si se lever tôt pour les selihot les empêche d'accomplir correctement leur travail, ils sont autorisés à ne pas se lever pour les selihot, mais devront se lever de temps à autre, par exemple les lundis et jeudis, ainsi que pendant les dix jours de téchouva. Ils peuvent aussi dire les selihot le matin avant la tefila de Shaharit, ou le soir avant la tefila de Minha, comme cela a été expliqué plus haut.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 8)
Que doit faire un talmid hakham ou un élève de yeshiva qui ne se lève pas chaque jour pour les selihot et va dormir après la moitié de la nuit ?
Est-il préférable de dire le tikoun hatsot ou les selihot avec la communauté pour un étudiant en Torah qui ne se lève pas tôt ?
Réponse

Les talmide hakhamim et les élèves de yeshiva qui ne se lèvent pas chaque jour pour les selihot, s'ils vont dormir après la moitié de la nuit, il est préférable qu'ils disent quelques selihot avant de dormir, même seuls. Ils diront aussi le tikoun hatsot avant de dormir, et la valeur du tikoun hatsot est supérieure à celle de la récitation des selihot avec la communauté.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 9)
Que doit faire celui qui se lève tôt pour les selihot afin de ne pas somnoler pendant la tefila et la lecture du Chema ?
Est-il préférable de prier correctement ou de dire les selihot à l'aube si l'on risque de négliger la tefila ?
Réponse

Celui qui se lève à l'aube pour dire les selihot pendant le mois d'Eloul et les dix jours de téchouva doit veiller avec force et détermination à ne pas somnoler ni dormir pendant la lecture du Chema, ses bénédictions et la tefila jusqu'à la fin. A plus forte raison, lorsqu'il porte les tefiline, il est interdit de détourner son attention de ceux-ci, et il doit se préserver dans la sainteté et la pureté. Celui qui ne fait pas ainsi, et somnole pendant sa tefila avec les tefiline, ou pendant la tefila et la lecture du Chema, perd le bénéfice de son effort. Il vaut mieux prier correctement que de dire les selihot à l'aube, afin de préserver l'essentiel et d'ajouter à la piété, sans négliger l'essentiel au profit de l'accessoire.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 10)
Comment doit-on réciter les selihot et en particulier les treize attributs ?
Est-il correct de dire les passages "Anenou Avinou Anenou" et "Assé lema'an shemekha" rapidement et à voix forte ?
Pourquoi a-t-on l'habitude de dire les selihot pendant tout le mois d'Eloul ?
Réponse

L'essentiel de la récitation des selihot doit se faire avec kavana, douceur, lenteur et une grande humilité, en particulier pour les treize attributs. Comme il est écrit : "le pauvre parle avec supplications", il faut comprendre ce que l'on prononce, avec un cœur brisé et contrit. Ceux qui ont l'habitude de dire "Anenou Avinou Anenou" et "Assé lema'an shemekha" très rapidement et à la hâte n'agissent pas correctement, et il faut annuler cette habitude et les dire posément. Ceux qui se forcent à se réveiller du sommeil et viennent à la synagogue pour crier à haute voix, en récitant les selihot à voix forte comme on chante des poèmes et des mélodies, héritent d'une double sanction, et leur effort est perdu. En effet, on les appelle "selihot" et non "cris". Il convient de réfléchir lors de la récitation du vidouï et des selihot, d'examiner ses actions, de faire une techouva complète et d'ajouter des mitsvot et de bonnes actions, à l'approche du jour du jugement où les mérites et les fautes de chacun sont pesés. Les commentateurs ont déjà dit que les initiales de "Ani le-dodi ve-dodi li" forment le mot "Eloul", et la valeur numérique des dernières lettres est quarante, car pendant les jours d'Eloul et les dix jours de téchouva, qui font quarante jours, la techouva est particulièrement acceptée, car ce sont des jours de miséricorde. On s'appuie aussi sur le verset "Oumol Hachem Elohekha et levavkha ve-et levav" zarekha, dont les initiales forment "Eloul", ce qui est une source pour la coutume de se lever pour dire les selihot tout le mois d'Eloul.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 11)
Un particulier peut-il réciter les treize attributs du verset "Vaya'avor" comme une prière ?
Est-il permis à une personne seule de lire les treize attributs avec la cantillation des versets ?
Réponse

Un particulier ne peut pas réciter les treize attributs du verset "Vaya'avor" sous forme de prière et de demande de miséricorde, car cela est considéré comme une chose nécessitant un minyan. Mais s'il veut les dire simplement comme une lecture, avec la cantillation des versets, il en a le droit.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 12)
Jusqu'où un particulier doit-il dire le verset « Venake lo yenake » lors des selihot ?
Est-il permis à une personne seule de réciter le passage « El Melekh Yochev » dans les selihot, même si l'on y mentionne « Zekhor lanu hayom berit shlosh esre » ?
Réponse

Il n'est pas nécessaire pour une personne seule de terminer le verset « Venake lo yenake » jusqu'à la fin du verset ; il suffit de dire jusqu'à « Venake ». Il est également permis à un particulier de dire « El Melekh Yochev » et ainsi de suite, même si l'on y mentionne « Zekhor lanu hayom berit shlosh esre ».

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 13)
Un particulier peut-il réciter les passages de selihot en araméen comme « Rahamana » sans minyan ?
Que doit faire le chaliah tsibour si dix personnes ne sont pas encore présentes pour les selihot concernant les passages en araméen ?
Si l'on sait qu'il n'y aura pas de minyan pendant les selihot, comment doit-on réciter les treize attributs de miséricorde ?
Réponse

Les passages de selihot rédigés en araméen, comme « Rahamana », « Mehai oumesi », « Deani leanye aninan », « Marana debashmaya », ne doivent pas être dits par un particulier, car les anges ne comprennent pas la langue araméenne. Ces passages ne sont récités que lorsqu'il y a un minyan à la synagogue, car la communauté n'a pas besoin de l'aide des anges, la Shekhina étant avec eux. Ainsi, tant que dix personnes ne sont pas encore arrivées pour compléter le minyan, le chaliah tsibour doit sauter « Rahamana » et les autres passages de selihot mentionnés, et les dira lorsque le minyan sera complet. Il est recommandé, lorsque dix personnes ne sont pas encore arrivées pour les selihot, de dire après « Shevet Yehouda bedohak oubetsaar » : « Ribono shel olam etvade al averot », etc., ainsi que le vidouy et les autres supplications en hébreu. Lorsque la dixième personne arrive, on reprend « El Melekh », puis « Vayaavor », « Rahamana », « Anshei emouna » et les autres selihot sautées. Si le temps est limité, on dira « El Melekh », « Vayaavor », « Anshei emouna », etc., et on sautera « Im efes » pour commencer à « Zekheron lefanecha bashak ». On sautera également « Bezikhri al mishkavi » et « Elekha Hachem nasati enay » selon le besoin, car la récitation des treize attributs de miséricorde est plus importante que ces selihot. Si l'on n'a aucune chance d'avoir un minyan pendant le temps des selihot, on dira alors tous les treize attributs à leur place, avec les intonations de la lecture de la Torah, comme quelqu'un qui lit dans la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 14)
Combien de fois récite-t-on les treize attributs de miséricorde dans les selihot selon la coutume ?
Comment doit-on prononcer les mots « Vayaavor Hachem al panav vayikra » et « Hachem Hachem El rahoum vehanoun » lors des selihot ?
Quelle précaution particulière doit-on prendre lors de la prononciation des deux noms de Hachem dans les treize attributs ?
Réponse

La coutume établie est de dire cinq fois les treize attributs de miséricorde dans les selihot : a) après « Shevet Yehouda bedohak oubetsaar » et avant la supplication « Rahamana » ; b) après les supplications « Rahamana » ; c) après « Anshei emouna avdou » ; d) après « Tamahnou meraot » ; e) à la fin des selihot, après « Zekheron lefanecha bashak » qui conclut le piyout « Im efes ». C'est ainsi que cela apparaît dans les selihot imprimées dans les mahzorim de Roch Hachana. L'assemblée doit également dire à voix basse, avec le chaliah tsibour, les mots « Vayaavor Hachem al panav vayikra », puis dire à voix haute « Hachem Hachem El rahoum vehanoun », etc. Il faut marquer une pause entre les deux noms de Hachem en prononçant la lettre pe avec un kamats, et celui qui ne le fait pas est passible d'une grande sanction.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 15)
Quelle position corporelle doit adopter le chaliah tsibour lorsqu'il dit « Hachem Hachem » dans les treize attributs de miséricorde ?
Est-il nécessaire de se mettre sur la pointe des pieds lors de la récitation de « Hachem Hachem » dans les selihot ?
Existe-t-il une coutume de se mettre sur la pointe des pieds lors de la récitation de « Hachem Hachem » dans les treize attributs ?
Réponse

Lorsque le chaliah tsibour dit les mots « Hachem Hachem », il convient de courber légèrement le dos en s'inclinant. Il n'est pas nécessaire de se mettre sur la pointe des pieds comme on le fait lors de la kedoucha ; il suffit de garder les pieds droits et de dire les treize attributs avec kavana. Certains ont l'habitude de se mettre sur la pointe des pieds en disant « Hachem Hachem », comme lors de la kedoucha.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 16)
Doit-on compter les treize attributs de miséricorde avec les doigts lors de leur récitation dans les selihot ?
Pourquoi ne compte-t-on pas précisément les treize attributs de miséricorde lors des selihot ?
Réponse

Il existe une divergence parmi nos Sages concernant le décompte des treize attributs de miséricorde dans le verset « Vayaavor ». On ne sait pas précisément où commence ce décompte ni quel en est l'ordre. Par conséquent, il ne faut pas compter les attributs avec les doigts, mais les dire simplement, et Hachem connaît les intentions du cœur. Ce qui importe, c'est l'intention intérieure.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 17)
Combien de fois doit-on dire le verset « Chema Israël » dans les selihot ?
Le chaliah tsibour et l'assemblée doivent-ils répéter le verset « Chema Israël » dans les selihot ?
Réponse

Il ne faut pas répéter le verset « Chema Israël » que l'on dit dans les selihot ; le chaliah tsibour le dit une fois, et l'assemblée répond également une seule fois après lui.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 18)
Est-il problématique de modifier le texte de l'ordre du service de Yom Kippour en disant par exemple "Ana Bechem" au lieu de "Ana Hachem" ?
Peut-on ajouter des mots dans le texte de "Eloheinu Shebashamayim" lors des selihot, comme "abed vechamed kol hamekim alenu lera'a" ?
Réponse

Ceux qui modifient le texte de l'ordre du service du jour de Yom Kippour, et qui, au lieu de dire "Ana Hachem", disent "Ana Bechem", ainsi que dans certains passages du texte de "Eloheinu Shebashamayim" dans les selihot, où ils ajoutent un ou deux mots, comme "abed vechamed kol hamekim alenu lera'a", ou "ane et me'anenu", ou "batel me'alenu oume'al amkha Israel bekhol makom shehem", etc., ou encore "anenu beyom kora'enu lekha", et tout ce qui est semblable, il n'y a pas de rigueur à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 19)
Quelle est la formulation correcte à utiliser dans le piyout "Nafla Na Beyad Hachem" lors des selihot ?
Faut-il dire "ma yiten lekha haadam ki yirsha vechi yitsdak" ou "ma yiten lekha haElohim" dans le texte du piyout des selihot ?
Réponse

Dans le texte du piyout des selihot "Nafla Na Beyad Hachem", il convient de dire "ma yiten lekha haadam ki yirsha vechi yitsdak", car cette version est plus correcte que celle qui figure dans certains sidourim : "ma yiten lekha haElohim".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 581 - Lois des Selihot, Halakha 20)