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Thèmes Lois de Kavana : questions-réponses pratiques

Kavana et prière juive, de la Téfila au Chema Israël : comprendre comment l’intention du coeur donne son âme aux Mitsvot et oriente la pensée vers D.ieu.

Kavana
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Intention dans les bénédictions

Quelles intentions doit-on avoir lors de la mention du Nom de Hachem dans les berakhot ?
Faut-il avoir l’intention de la signification des différents Noms de Hachem à chaque fois qu’on mentionne le Nom de Hachem dans les versets de la Torah ou de la prière ?
Dans quels passages de la prière est-il particulièrement important d’avoir l’intention de la signification des différents Noms de Hachem lors de leur mention ?
Réponse

Il convient d’avoir l’intention de comprendre le sens des mots dans les berakhot. Lorsqu’on mentionne le Nom de Hachem, il faut penser à sa lecture comme "Adnout", c’est-à-dire Maître de tout. Concernant l’écriture du Nom avec les lettres Youd et Hé, il faut avoir à l’esprit qu’Il était, Il est et Il sera. Lorsqu’on dit "Elohim", il faut penser qu’Il est puissant, qu’Il détient la capacité et la force sur tout. Lorsqu’on dit "Eloheinu", il faut penser qu’Il est notre D.ieu, puissant et doté de toutes les capacités. Certains estiment que toutes ces intentions ne sont requises que lors de la mention du Nom de Hachem dans les berakhot, mais pas lors des autres mentions du Nom dans les versets ou similaires. D’autres pensent qu’il faut avoir ces intentions à chaque mention du Nom de Hachem. Il est préférable, a priori, d’avoir ces intentions à chaque mention du Nom de Hachem, et en particulier dans la berakha des Avot dans la Amida, ainsi que lors de la mention du Nom de Hachem dans le verset du Chema Israël.

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 1)
A quel moment exact doit-on avoir l’intention requise lors de la mention du Nom de Hachem dans une berakha ?
Est-il valable d’avoir l’intention de la signification du Nom de Hachem juste avant ou juste après avoir prononcé le Nom de Hachem dans une berakha, tant que l’on n’a pas encore dit le mot suivant ?
Réponse

Certains estiment qu’il faut avoir l’intention mentionnée ci-dessus précisément au moment où l’on prononce le Nom de Hachem dans la berakha. D’autres pensent qu’il est également valable d’avoir cette intention juste avant de prononcer le Nom, ou même juste après, tant que l’on n’a pas encore poursuivi avec le mot suivant.

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 2)
Est-il possible de faire une condition le matin pour que toutes les mentions du Nom de Hachem dans la journée soient considérées comme faites avec la bonne intention ?
Lors de la lecture du Chema et de la première bénédiction de la Amida, doit-on avoir l’intention précise de la signification du Nom de Hachem, même si l’on a fait une condition générale le matin pour toute la journée ?
Quelle intention générale suffit-il d’avoir lors de la mention du Nom de Hachem au cours de la journée si l’on a fait une condition chaque matin pour toute la journée ?
Réponse

Certains disent qu’il est possible de faire une condition chaque matin, stipulant que chaque fois que l’on mentionnera le Nom de Hachem dans la journée, ce sera avec l’intention mentionnée plus haut. A priori, il est souhaitable que chacun fasse l’effort d’avoir cette intention lors de la mention des Noms sacrés, que ce soit en récitant une berakha, en priant, ou à chaque fois que l’on mentionne le Nom de Hachem, et particulièrement lors de la lecture du Chema, dont l’obligation est d’ordre toranique. Cependant, puisque la question de l’intention n’est pas mentionnée dans la Guemara, il est possible de s’appuyer sur cette condition faite en début de journée pour toute la journée, de sorte que chaque fois qu’on mentionne le Nom de Hachem, on ait l’intention qu’Il est le Maître de tout, qu’Il était, est et sera. Et au cours de la journée, il suffira d’avoir à chaque fois seulement une intention générale, à savoir que c’est le Nom du Maître du monde. Toutefois, pour la lecture du Chema et pour la première bénédiction de la Amida, il faudra avoir l’intention selon la règle.

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 3)
Comment doit-on réciter les berakhot en ce qui concerne la diction et l’état d’esprit ?
Réponse

Il faut veiller à réciter toutes les berakhot posément, sans avaler les lettres, et les prononcer avec joie.

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 4)
Comment doit-on prononcer la lettre Dalet lors de la mention du Nom de Hachem ?
Quelle erreur de prononciation faut-il éviter concernant la lettre Dalet dans le Nom de Hachem ?
Réponse

Il faut être attentif, lors de la mention du Nom de Hachem, à prononcer la lettre Dalet avec un ‘holam, et non comme ceux qui se trompent en la prononçant avec un shva, ce qui donnerait au Nom une signification différente, semblable à "va-adonehem kesef".

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 5)
Quelle est la prononciation correcte de la lettre Noun dans le Nom de Hachem selon la coutume séfarade ?
Quelle erreur de prononciation certains commettent-ils concernant la lettre Noun dans le Nom de Hachem, et pourquoi cela est-il problématique ?
Réponse

La coutume des Séfarades est de prononcer la lettre Noun du Nom de Hachem avec un kamats large, qui ressemble à la voyelle patah. Les personnes précises font une légère distinction entre les deux, car le kamats est une voyelle longue et lourde, tandis que le patah est une voyelle courte. Même si la différence est minime, les personnes attentives peuvent la percevoir. Récemment, certains, éduqués dans les yeshivot de nos frères Ashkénazes, ont modifié la prononciation du Noun du Nom de Hachem en utilisant un kamats hatouf, similaire au ‘holam, à la manière ashkénaze. En réalité, il ressort des propos des décisionnaires que notre prononciation est la correcte, et quiconque la modifie a tort, agit mal envers la communauté, méprise la coutume de nos ancêtres et transgresse "al titosh torat imekha".

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 6)
Faut-il dire le leshem yihoud avant chaque mitsva selon la halakha séfarade ?
Est-il nécessaire de réciter le leshem yihoud avant d’accomplir une mitsva si la berakha suffit à éveiller l’intention d’accomplir la mitsva ?
Dans quel cas est-il recommandé de dire le leshem yihoud avant d’accomplir une mitsva ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude de dire le leshem yihoud avant chaque mitsva qu'elles accomplissent, ou avant leur étude. Même si le Gaon Noda BiYehouda a émis des réserves à ce sujet, néanmoins, si cela aide une personne à avoir l'intention d'accomplir la mitsva, il est approprié de réciter la formule du leshem yihoud avant chaque mitsva qu'elle accomplit. Chacun doit agir selon ce qu'il ressent de lui-même : si la bénédiction suffit à éveiller son intention dans la mitsva, il n'est pas nécessaire de dire le leshem yihoud. Mais si la récitation du leshem yihoud lui permet de mieux se concentrer lors de l'accomplissement de la mitsva, il est bon et approprié de le dire avant chaque mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 7)
Est-il permis de prononcer le Nom de Hachem en l'épelant lettre par lettre dans la formule du leshem yihoud ?
Peut-on dire le Nom Adnout ou Ekiye en épelant chaque lettre séparément ?
Faut-il faire une pause entre les mots Abaye et hava dans la prière du matin pour éviter de prononcer le Nom de Hachem ?
Réponse

Les Hakhamim ont enseigné que celui qui prononce le Nom de Hachem avec ses lettres n'a pas de part au monde futur. Les décisionnaires et les mekoubalim ont écrit que même celui qui énonce le Nom de Hachem en épelant chaque lettre séparément est également concerné par cet interdit. C'est pourquoi, dans la formule du leshem yihoud récitée avant chaque mitsva ou prière, il faut dire : "le-yakhed shem yod ke vav ke" et ne pas mentionner, à D.ieu ne plaise, le Nom de Hachem tel qu'il s'écrit. Toutefois, cela concerne uniquement le Nom de Hachem écrit en quatre lettres, mais pour le Nom Adnout ou le Nom Ekiye, il est permis de les prononcer lettre par lettre. Même pour le Nom de Hachem en quatre lettres, s'il n'a pas l'intention de mentionner le Nom de Hachem, il est permis d'être indulgent. Ainsi, il est permis de dire dans la prière du matin "Abaye hava mesader ha-ma'arakha" sans interruption entre "Abaye" et "hava", même si cela ressemble à la prononciation du Nom de Hachem. Cependant, il est préférable de faire une légère pause entre le mot "Abaye" et le mot "hava".

(Yalkout Yossef, Lois de la conduite matinale, Chapitre 5 - Intention dans les bénédictions, Halakha 8)

Lois de l’intention dans les mitsvot

Faut-il avoir l’intention explicite de s’acquitter d’une mitsva lors de son accomplissement ?
Est-on quitte d’une mitsva si l’on n’a pas eu l’intention explicite, comme lors de la lecture du Chema ou de la prise du loulav ?
Est-il recommandé d’avoir une intention explicite lors de l’accomplissement d’une mitsva ?
Réponse

Il est nécessaire d’avoir la kavana, c’est-à-dire l’intention, lors de l’accomplissement d’une mitsva, en ayant à l’esprit que l’on souhaite s’acquitter de l’obligation de la mitsva. Certains estiment que si l’on a lu le Chema dans l’ordre de la tefila, ou mangé la matsa, ou fait le kiddouch, ou pris le loulav ou sonné du chofar, et autres cas similaires, même sans avoir eu explicitement l’intention de s’acquitter, on est quitte, car c’est précisément pour cela que l’on accomplit ces actes, même sans intention explicite. Beaucoup s’appuient sur cette opinion, même a priori, et ne formulent pas explicitement l’intention lors de la tefila, du Chema ou du kiddouch. Toutefois, il est très recommandé et approprié d’avoir explicitement l’intention, pour chaque mitsva, au moment où on l’accomplit, de le faire dans le but de réaliser la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 1)
Selon certains avis, l’obligation d’avoir l’intention lors de l’accomplissement d’une mitsva est-elle d’ordre rabbinique ou toranique ?
Que se passe-t-il selon l’opinion qui considère que l’intention est requise par la Torah si l’on accomplit une mitsva sans intention ?
Réponse

Certains affirment que l’exigence d’avoir l’intention lors de l’accomplissement des mitsvot n’est qu’une obligation d’ordre rabbinique, et que selon la Torah, on s’acquitte même sans intention spécifique. D’autres estiment que cette règle est d’ordre toranique, et que si l’on n’a pas eu l’intention lors de l’accomplissement de la mitsva, on n’est pas quitte selon la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 2)
Faut-il avoir l’intention de s’acquitter lors de l’accomplissement d’une mitsva d’ordre rabbinique ?
Est-on quitte a posteriori si l’on a accompli une mitsva rabbinique sans intention ?
Réponse

Même pour les mitsvot d’ordre rabbinique, il faut a priori avoir l’intention de s’acquitter de la mitsva. Toutefois, a posteriori, si l’on n’a pas eu cette intention pour une mitsva rabbinique, on est tout de même quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 3)
Est-on quitte de la mitsva de manger la matsa si l’on n’a pas eu l’intention explicite de s’en acquitter ?
Que doit faire celui qui souhaite recommencer à manger la matsa par rigueur, s’il n’a pas eu l’intention initialement ?
La récitation de la berakha sur la matsa est-elle considérée comme une intention suffisante pour s’acquitter de la mitsva ?
Réponse

Même s’il faut a priori avoir l’intention lors des mitsvot qui impliquent un acte, comme manger la matsa ou le maror, a posteriori, si l’on n’a pas eu l’intention de réaliser la mitsva, on est quitte, car on en a tiré profit. En particulier, selon le Haye Adam, si l’on a mangé la matsa sans intention de s’acquitter, on est quitte tant que l’on agit pour la mitsva et non pour une autre raison. Celui qui souhaite être rigoureux et recommencer à manger ne récitera pas de nouvelle berakha, par crainte de prononcer une berakha vaine. Il est cependant évident que si l’on a récité la berakha « Al akhilat matsa », il n’existe pas d’intention plus grande que celle-ci, et l’on est quitte selon tous les avis.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 4)
Faut-il déclarer verbalement que l’on accomplit une mitsva, par exemple en disant « leshem yihoud », ou suffit-il d’y penser pour être quitte de l’intention requise lors de l’accomplissement d’une mitsva ?
La pensée suffit-elle pour avoir l’intention requise lors de l’accomplissement d’une mitsva ?
Pourquoi certains ont-ils l’habitude de dire « leshem yihoud » avant d’accomplir une mitsva ?
Réponse

Il n’est pas nécessaire de déclarer verbalement que l’on accomplit la mitsva dans ce but, comme par exemple dire « leshem yihoud » ou autre, mais il suffit d’y penser, même a priori. Cela ne ressemble pas à l’écriture des tefiline, où il faut déclarer que l’on écrit pour la sainteté des tefiline. Surtout pour une mitsva sur laquelle on récite une berakha au début, car la berakha éveille la parole et la pensée à avoir l’intention de réaliser la mitsva. Cependant, il est courant que beaucoup, même des personnes pieuses, disent « leshem yihoud » avant chaque mitsva pour stimuler l’intention de l’accomplir pour la mitsva, en particulier pour la mitsva de s’asseoir dans la souka la première nuit de Soukot, et pour les tsitsit et tefiline.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 5)
Faut-il avoir l’intention de s’acquitter d’une mitsva lors de l’accomplissement d’une mitsva entre l’homme et son prochain, comme la tsedaka ou le respect des parents ?
Selon certains avis, l’acte de bienfaisance ou de respect suffit-il pour s’acquitter de la mitsva, même sans intention ?
Réponse

Certains estiment que pour les mitsvot entre l’homme et son prochain, comme la tsedaka, la bienfaisance, le respect des parents, le respect de son maître, et autres, il n’est pas nécessaire d’avoir l’intention de réaliser la mitsva, car l’acte de charité, de bienfaisance ou de respect est accompli et réalisé de toute façon.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 6)
Faut-il avoir une intention particulière lors de la séparation de la terouma ou du maasser si l’on souhaite consommer des produits agricoles ?
Est-il nécessaire de se concentrer sur l’intention de la mitsva lors de la hafrasha hala ou de la shehita ?
Réponse

Certains avis estiment que pour les mitsvot qui ne sont pas une obligation directe pour la personne, comme la terouma, la maasser, la hafrasha hala ou la shehita, qui ne deviennent obligatoires que si l’on souhaite consommer, il y a lieu de dire que, selon tous les avis, il n’est pas nécessaire d’avoir une intention particulière lors de leur accomplissement.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 7)
Est-on quitte d’une mitsva qui consiste uniquement en une parole si l’on n’a pas eu l’intention de s’en acquitter ?
Faut-il avoir une intention spécifique pour s’acquitter d’une mitsva qui ne comporte qu’une parole ?
Réponse

Pour une mitsva qui consiste uniquement en une parole, il existe un avis selon lequel, d’après tous les avis, il faut avoir l’intention de s’acquitter de son obligation, et si l’on n’a pas eu cette intention, on n’est pas quitte de la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 8)
Si une personne a l’intention explicite de ne pas s’acquitter d’une mitsva, est-elle quitte selon la halakha ?
Y a-t-il une différence entre une mitsva liée à un acte et une mitsva liée à une parole concernant l’intention de ne pas s’en acquitter ?
Réponse

D’après la majorité des Richonim, si une personne a explicitement l’intention de ne pas s’acquitter de son obligation, elle n’est, selon tous les avis, pas quitte de la mitsva. Il existe un avis selon lequel on serait quitte malgré soi, mais il n’est pas retenu. Il n’y a pas de différence à ce sujet entre une mitsva qui dépend d’un acte et une mitsva qui dépend d’une parole.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 9)
Faut-il avoir l’intention de rappeler la sortie d’Égypte en accomplissant la mitsva de soukka ?
Est-on quitte de la mitsva de soukka si l’on a seulement l’intention de s’acquitter de l’ordre d’Hachem ?
Pour les tsitsit et les tefiline, est-il nécessaire d’avoir l’intention du but de la mitsva pour être quitte ?
Réponse

Certains estiment que pour la mitsva de soukka, il faut avoir l’intention du sens de la mitsva, à savoir que l’on s’assoit dans la soukka en souvenir de la sortie d’Égypte, comme il est dit : « Afin que vos générations sachent que J’ai fait résider les enfants d’Israël dans des soukkot lorsque Je les ai fait sortir d’Égypte. » Et que l’on accomplit une mitsva positive en mangeant dans la soukka. Si l’on n’a pas eu cette intention, on n’est pas quitte de la mitsva de soukka. D’autres pensent que tout cela n’est nécessaire que pour accomplir la mitsva de la meilleure manière, mais qu’a posteriori, si l’on a eu simplement l’intention de s’acquitter de la mitsva que Hachem nous a ordonnée, on est quitte. De même, concernant les tsitsit et les tefiline, certains disent que si l’on n’a pas eu l’intention du but de la mitsva, on n’est pas quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 10)
Celui qui lit la meguila pour l’assemblée doit-il avertir le public d’avoir l’intention de s’acquitter ?
Est-il nécessaire d’avoir l’intention de s’acquitter pour les mitsvot d’ordre rabbinique comme la lecture de la meguila ?
Réponse

Celui qui lit la meguila pour acquitter l’assemblée doit avertir le public d’avoir l’intention de s’acquitter de leur obligation, et lui-même doit avoir l’intention de les acquitter. Même pour les mitsvot d’ordre rabbinique, il est préférable, a priori, d’avoir l’intention lors de leur accomplissement. Cela est d’autant plus vrai pour la lecture de la meguila, qui relève des paroles de Kabbala et est assimilée à une mitsva de la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 11)
Si l’on a écrit le compte du Omer dans une lettre, est-on quitte de la mitsva de compter le Omer ?
Si quelqu’un a écrit le compte du Omer dans une lettre pendant la nuit, doit-il recompter le Omer ce soir-là avec ou sans berakha ?
Réponse

Si quelqu’un écrit une lettre à son ami pendant les jours du Omer et mentionne dans la lettre, la nuit, le compte du Omer, certains estiment que l’écriture est considérée comme la parole et qu’il est quitte de la mitsva de compter le Omer, il ne devra donc pas recompter avec berakha cette nuit-là, et pourra continuer à compter avec berakha les nuits suivantes. D’autres pensent qu’il n’est pas quitte de la mitsva. Par conséquent, en cas de doute sur la berakha, il devra recompter cette nuit-là sans berakha, et continuer à compter avec berakha les nuits suivantes.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 60 - Lois de l’intention dans les mitsvot, Halakha 12)