![]() Pas moyen de manger casher à l’hôpital de Gonesse. Depuis plus d’un an, le rabbin Berros de Sarcelles dénonce ce « scandale pour les juifs pratiquants ». Cette situation est d’autant plus délicate qu’une des plus importantes communautés juives d’Ile-de-France vit dans ce secteur. La direction de l’hôpital, qui estime la demande légitime, chercherait une solution. En attendant, cette absence de repas casher provoquerait de graves problèmes au sein de l’établissement, selon le rabbin. « Des jeunes mamans qui ont eu des césariennes sortent pour se nourrir, et des personnes âgées refusent de manger, assure-t-il. Pourtant, la laïcité, c’est respecter les coutumes de chacun ! » A l’hôpital de Gonesse, on se défend « de toute position dogmatique ». C’est juste que l’entreprise qui livrait les repas casher n’a pas renouvelé son contrat avec l’hôpital. « On nous interdit aussi d’apporter des barquettes sous vide » « Nous sommes respectueux de toutes les cultures religieuses de nos patients, explique Jean-Pierre Burnier, le directeur. Par exemple, nous ne mettons jamais de porc dans les repas des entrants (NDLR : ceux qui viennent d’être hospitalisés) pour respecter les coutumes des musulmans. » En attendant, un appel d’offres va être lancé pour trouver une entreprise qui livrerait tous les hôpitaux de la région en produits casher. Mais cette procédure peut prendre encore plusieurs mois. ![]() Là aussi, le directeur ne transige pas. « C’est la santé des patients qui est en jeu, rappelle-t-il. Je refuse catégoriquement des filières clandestines qui permettraient de faire entrer de la nourriture sans autorisation. Certains patients ont des régimes particuliers, il y a le respect de la chaîne de froid, on ne peut pas prendre de risques avec ces choses-là. » Dernier élément mis en avant par l’hôpital de Gonesse : « Il y a seulement entre trois et cinq demandes de repas casher par jour, sur une moyenne d’environ 900 malades. » « Sur un secteur de près de 300 000 habitants, nous devons respecter toutes les religions de manière égale : les hindous, les musulmans, les catholiques, les juifs… » conclut le directeur de l’hôpital. Même si le sujet est sensible, tout le monde s’accorde sur la nécessité de livrer des repas casher. « C’est le type de demande communautaire qui ne me choque pas du tout, analyse de son côté, Rachid Adda, conseiller régional (MRC). Cela n’a rien à voir avec l’histoire de la piscine (NDLR : polémique autour d’un créneau horaire réservé à une association de femmes loubavitch à Sarcelles). Ici, c’est le respect de la conscience de chacun qui est en cause… » Source : Le Parisien |
Voir aussi
La Conférence européenne des rabbins et l'abattage rituel
PARIS : La Conférence européenne des rabbins (CER) a demandé au Président français Nicolas Sarkozy de défendre la Ché'hita, l'abattage rituel juif, en Europe e...
Le grand rabbin et le président du consistoire reçus à Matignon par Fillon
"Nous attendons qu'il réaffirme clairement que l'abattage rituel va continuer à être préservé et qu'il n'y aura pas de remise en case des accords qui sont conc...
Les députés UMP abandonnent leur texte contre la Ché'hita
« Dans cette affaire, nos concitoyens israélites sont des victimes collatérales. C’est sûr, c’est ennuyeux », concède ce parlementaire UMP connu pour ses bonnes...
L'avocat Arno Klarsfeld se prend pour "Moché Rabbénou" (Moïse) et veut empêcher les juifs de manger Kacher !
Il y a deux jours,l’association de défense des animaux L214 soulevait l'indignation générale en publiant une vidéo montrant les mauvais traitements infligés à d...
Le grand rabbin de France fait part de ses craintes à Sarkozy
Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, reçu vendredi à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy, a exprimé l'inquiétude des juifs de France face à la préé...







Soyez le premier à commenter !