
Hong Kong
Ce bras de mer qui sépare le sud du continent asiatique avec l’ile de Hong-Kong à quelque chose de définitivement majestueux. Il faut le traverser à la nuit tombée, au milieu des lanternes colorées, des lasers, des points lumineux épars des gratte-ciels sur les reliefs et des jonques illuminées. Ces montagnes à la végétation tropicales qui depuis ”the Peak” avant de plonger dans la mer de Chine qui se contemplent dans des tours de verre et de miroirs, sont une véritable féerie.
La cité, pourtant si chinoise, si extrême-orientale, est résolument tournée vers l’Occident depuis ses origines. De petit port de pêche face à la péninsule, Hong-Kong, dernier gonfanon britannique en Asie jusqu’en 1997, devint, dès le milieu du 20 e siècle, un des centres mondiaux du trading et du négoce. Hong-Kong bienheureuse et fière de ne jamais avoir optée pour les terribles expériences politiques de son gigantesque voisin continental. Si dans toute l’Asie, Hong-Kong n’a pas eu le même pouvoir d’attraction pour les Juifs que sa sœur Shanghai, un Far-East qui, un temps, ressembla beaucoup au Far-West, son histoire reste malgré tout marquée par la présence d’une communauté très florissante.

Sir Matthew Nathan
De l’établissement d’un institut technologique, de la création révolutionnaire d’un hub au sud de Kowloon où se rejoignent train, ferries et bus. Ce sont les objectifs que s’est assigné l’ingénieur de sa majesté Edouard 7. Sir Nathan donne d’ailleurs son nom à l’axe principal qui sépare la péninsule du nord au sud-de Nathan road.
A cette époque, les Juifs sont déjà bien présents. Un autre nom préside dès l’origine de l’établissement de la colonie britannique, Kadoorie. Cette fameuse lignée de ”Baghdadis” marque de son emprunte les fonds baptismaux de Hong-Kong depuis le début du 19eme siècle et jusqu’aujourd’hui, dans des domaines aussi variés que la production d’énergies, l’agriculture, l’industrie, l’immobilier, l’hôtellerie.

Poursuivons notre road trip, en quittant Nathan road pour vous diriger vers Temple street, ne boudez-pas votre plaisir ! Les échoppes croulent de marchandises à des prix ”usine” qui vont de la confection-beaucoup moins de contrefaçons qu’en Chine continentale- à l’électronique et au souvenir divers .D’autant que le sentiment de sécurité qui se dégage de la ville incite à la flânerie sans retenue. C’est ainsi que vous trouverez nombre de joailleries à la porte grande ouverte sur la rue où les pièces les plus précieuses s’offrent, sans retenue, à la vue de tous.
Désormais, un choc culturel pour le touriste européen. Enfin Hong-Kong est le point de départ idéal pour un itinéraire vers Mainland China et Guangzhou est à deux heures de train, en attendant la mise en service de la nouvelle ligne ultra-rapide. Le Habad est bien sur présent à Hong-Kong et sur Kowloon et Lantau, il accueille le voyageur lors de toutes les fêtes juives.
Source : LeMondejuif
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