Thèmes Lois de Kétouba : questions-réponses pratiques

Rédaction de la ketouba
Réponse
Avant la cérémonie des kiddouchin, on rédige la ketouba. Il est recommandé d'écrire d'abord une copie de la ketouba, puis de rédiger la ketouba elle-même, afin d'éviter toute erreur lors de sa rédaction. Le rabbin qui officie lors des kiddouchin doit être particulièrement attentif à la rédaction de la ketouba, pour ne pas se tromper. Toute personne qui ne maîtrise pas les lois des guittin et kiddouchin ne doit pas s'occuper de ces actes. Cependant, pour officier lors des kiddouchin, il n'est pas nécessaire que le rabbin soit un grand érudit ; il suffit qu'il connaisse la halakha concernant ces sujets.
Réponse
Il convient, a priori, de veiller à ce qu'il n'y ait aucune rature dans la ketouba, car cela altère son apparence et c'est aussi un bon signe. Toutefois, il ne faut pas imposer une gêne à l'assemblée pour obtenir une autre ketouba si une rature s'est produite.
Réponse
Il est permis de dessiner toutes sortes de motifs sur la ketouba, et telle est la coutume répandue. Cependant, il ne faut pas y représenter les portraits du marié et de la mariée.
Réponse
Le rabbin qui organise les kiddouchin doit bien vérifier le nom du marié et de la mariée, car a priori, il faut être rigoureux dans l'écriture des noms dans la ketouba comme dans un guet. Si la majorité des gens appellent le marié ou la mariée par leur nom habituel, il n'est pas nécessaire d'écrire dans la ketouba un surnom que tout le monde ne connaît pas. Certains écrivent le surnom courant entre parenthèses, mais telle n'est pas notre coutume. Si une personne a été malade et qu'on lui a ajouté un nom, mais que la majorité continue à l'appeler par son nom d'origine, et que seuls quelques-uns connaissent le nouveau nom ajouté lors de la maladie, même s'ils signent avec les deux noms, il n'est pas nécessaire d'écrire les deux noms. Pour un enfant adopté, si l'adoption n'est pas connue, ou s'il en a honte, ou s'il y a un besoin particulier de ne pas le divulguer, il est permis de l'appeler par le nom de l'adoptant, ou d'écrire seulement le nom du marié. Pour celui dont le père est non-juif, on écrira le nom de la mère, comme pour un chetouki. Pour un converti adopté par des personnes observantes, on écrira dans la ketouba le nom de l'adoptant et non "fils d'Avraham Avinou".
Réponse
La coutume des Séfarades est d'écrire dans la ketouba des titres honorifiques pour le marié et la mariée, tels que : "le précieux marié", "l'élite des jeunes hommes", "couronné de qualités", ou "assidu dans l'étude de la Torah", etc., et pour la mariée : "la remarquable mariée", "parfaite en beauté", "pleine de grâce", etc.
Réponse
On écrit également le nom des parents dans la ketouba. Si l'on ne connaît pas le nom des parents, on inscrit uniquement les noms du marié et de la mariée. Certains estiment que dans ce cas, il est approprié d'indiquer à la fin, ou au verso, la raison pour laquelle les noms des parents ont été omis.
Réponse
Lorsque le père est en vie, on écrit à côté de son nom des formules honorifiques telles que "cheyikhye leorekh yamim tovim amen" (abrégé : cheyikhye leorekh yamim tovim amen), "nishmat yehouda" (abrégé : nishmat yehouda) ou "ner yairou" (abrégé : ner yairou). Si l’on s’est trompé et que l’on a écrit l’une de ces formules à côté du nom du père du marié alors qu’il s’avère qu’il est déjà décédé, il faut gratter avec un couteau la formule honorifique et écrire à la place "zikhono livrakha" (abrégé : zikhono livrakha). Il n’est pas nécessaire de signer à côté de cette correction.
Réponse
Après avoir écrit "untel fils d’untel", on ajoute le titre, comme "le kohen" ou "le levi" si la personne est un kohen ou un levi. Toutefois, si l’on n’a pas écrit "kohen" ou "levi", la ketouba reste valable.
Réponse
Il est d’usage d’ajouter également le nom de famille. Certains écrivent ainsi : "le marié Eliyahou fils de Aryeh de la famille Haim". Cependant, notre coutume est d’écrire simplement : "Eliyahou fils de Aryeh Haim", sans le mot "de la famille". Ce point n’est pas indispensable à la validité de la ketouba. Pour une mariée lors d’un second mariage, on ne mentionne pas le nom de famille.
Réponse
Certaines personnes veillent à ne pas écrire d’abréviations dans la ketouba. Cependant, pour des abréviations qui ne prêtent à aucune confusion, comme "morenu harav rabi" (abrégé : mohrar), il n’y a aucune rigueur à avoir. Certains écrivent au début de la ketouba "baroukh Hachem" (abrégé : behe), et il n’y a aucune objection à cela.
Réponse
Si le marié est séfarade, il faut veiller à rédiger une ketouba selon le rite séfarade. Ainsi, la coutume d’écrire dans la ketouba séfarade "kesef zouzi dehazou likhi midéoraïta" est une erreur et il convient de l’annuler ; il faut écrire uniquement "dehazou likhi". Si l’on ne dispose pas d’une autre ketouba, il faut effacer le mot "midéoraïta".
Réponse
Certaines communautés ont l’habitude que les témoins signent la ketouba avant les kidouchin, mais notre coutume est qu’ils signent sous la houppa, après la lecture de la ketouba.
Lecture de la ketouba sous la houppa
Réponse
Après avoir étendu le talit sur la tête du hatan et de la kala, on procède à la lecture de la ketouba, et on lit la ketouba avant le mariage, afin que la femme soit permise à son mari même selon la règle des hakhamim, car une femme n’est permise à son mari qu’après que la ketouba a été écrite pour elle.
Réponse
Même si l’on a oublié de lire la ketouba avant les bénédictions du mariage, on la lira après celles-ci. Mais si on l’a lue avant les kidouchin, il n’est pas nécessaire de la relire après les kidouchin.
Réponse
Selon la règle stricte, il conviendrait de lire tout le texte de la ketouba du début à la fin. Cependant, il est courant aujourd’hui de sauter la lecture d’une partie du formulaire standard, et cette pratique a un fondement valable en halakha. Après avoir lu jusqu’à la partie principale et additionnelle, « bar me’aten de’hazu le, ve’alam al atsmo kenikhsei tsone ouvarzel », on lit « he’dira be’erets-Israel » (ou dans un autre pays), puis on saute et on reprend à « vekanina miyad hatan hanizkar » jusqu’à la fin.
Réponse
Celui qui lit la ketouba doit élever la voix de façon à ce que les deux témoins et le hatan, et de préférence aussi dix personnes, entendent bien sa lecture.
Réponse
Il est permis, a priori, de lire la ketouba à l’aide d’un haut-parleur, et il n’y a aucune objection à cela.
Réponse
Notre coutume est de lire la ketouba en chantant, afin d’honorer la mitsva et parce que cela attire davantage l’attention de l’assemblée. Il existe des communautés qui n’ont pas l’usage de lire la ketouba sous la houppa ; dans ces communautés, après les kidouchin, les témoins et le hatan signent, puis la ketouba est remise à la kala.
Réponse
La coutume ancienne est de confier la lecture de la ketouba au sage de la communauté ou au hazan, à condition qu'il sache la lire correctement.
Réponse
L'assemblée doit se tenir debout pendant la lecture de la ketouba, respecter le moment et s'abstenir de parler ou de faire du bruit à ce moment-là.

