Thèmes Lois de Mishloah Manot : questions-réponses pratiques

Lois de l'envoi de mets à Pourim
Réponse
Il est obligatoire d'envoyer à son prochain, le jour de Pourim, deux manot composées de deux sortes d'aliments, ou de deux sortes de plats cuisinés, ou de deux portions de viande. Comme il est dit dans la Meguila d'Esther : "pour faire de ces jours des jours de festin et de joie, et d'envoi de manot d'un homme à son prochain, et de dons aux pauvres". La raison de cette mitsva est que, par le fait d'envoyer à son prochain un présent, on exprime ses sentiments d'amour et d'affection envers lui, ce qui suscite également dans son cœur l'amour, la fraternité, la paix et l'amitié, car de même que l'eau reflète le visage, ainsi le cœur de l'homme envers l'homme. Toutes les lois de notre sainte Torah visent à multiplier la paix entre les hommes, comme il est dit : "Ses voies sont des voies agréables et tous ses sentiers sont paix". De plus, il existe des personnes démunies et discrètes dans leur comportement, qui auraient honte de tendre la main pour recevoir la tsedaka afin d'accomplir la mitsva du festin de Pourim avec nourriture et boisson comme il se doit. Mais lorsqu'on leur envoie, de manière honorable, un michloah manot d'un homme à son prochain, ils n'auront ni honte ni gêne, et ainsi on les associe à la joie de Pourim, comme il est dit : "et envoyez des portions à celui qui n'a rien de prêt". L'essentiel de la mitsva est que les deux manot soient envoyées à une seule personne.
Réponse
La mitsva de michloah manot s'applique pendant la journée de Pourim et non pendant la nuit.
Réponse
Certains ont écrit que celui qui reçoit un michloah manot accomplit également la mitsva, car la mitsva est réalisée par les deux parties. Cependant, il ne faut pas s'appuyer sur cet avis dans la pratique, et le destinataire est lui aussi tenu d'accomplir la mitsva de michloah manot.
Réponse
Certains estiment qu'il faut envoyer des manot qui soient cuites et prêtes à être consommées. D'autres pensent que l'on s'acquitte aussi de la mitsva avec de la viande crue, mais si l'on envoie une volaille vivante qui n'a pas encore été abattue ou quelque chose de semblable, on ne s'acquitte pas de la mitsva. C'est cet avis qui fait autorité.
Réponse
On s'acquitte de la mitsva de michloah manot même en envoyant de la viande en conserve, des sardines ou des aliments similaires.
Réponse
Celui qui envoie à son prochain un cadeau de vêtements, de draps ou d'objets similaires ne s'acquitte pas de la mitsva de michloah manot.
Réponse
Celui qui envoie de l'argent à son prochain, même si cela permet d'acheter des mets, ne s'acquitte pas de la mitsva de michloah manot. Il faut impérativement envoyer des portions de nourriture ou de boisson. Toutefois, certains décisionnaires estiment que l'on s'acquitte aussi avec de l'argent permettant d'acheter ce qui est nécessaire pour le repas, mais la majorité des décisionnaires ne le permettent pas.
Réponse
Celui qui envoie à son prochain une boîte de cigarettes ou du tabac à priser ne s'acquitte pas de la mitsva de michloah manot, même s'il sait que le destinataire fume ou utilise du tabac.
Réponse
Celui qui envoie à un érudit en Torah des hidoushei Torah, des réflexions ou des livres de Torah le jour de Pourim ne s'acquitte pas de la mitsva de michloah manot. Après avoir accompli la mitsva en envoyant des mets comme il se doit, il est permis d'envoyer ensuite des hidoushei Torah à un autre ami.
Réponse
Une femme qui envoie à son amie des vêtements colorés ou similaires ne s'acquitte pas de la mitsva de michloah manot. Même si, concernant la joie de la fête, il est dit que les femmes se réjouissent avec des vêtements colorés ou du linge repassé, pour la mitsva de michloah manot il faut envoyer des mets ou des boissons, car les femmes sont également tenues d'accomplir la mitsva du repas de Pourim.
Réponse
Celui qui envoie à son prochain de la viande et une bouteille de vin, ou des choses similaires, s'acquitte de la mitsva de michloah manot, car la boisson est considérée comme une portion. Même s'il envoie uniquement deux sortes de boissons, il s'acquitte de la mitsva. Toutefois, il est préférable de s'appliquer à envoyer deux sortes d'aliments.
Réponse
Il faut envoyer pour michloah manot deux sortes différentes d'aliments. Si l'on envoie un seul type de nourriture, même réparti dans deux assiettes ou plats, on ne s'acquitte pas de la mitsva. Cependant, si l'on envoie des morceaux de viande provenant de différents membres d'un même animal, on s'acquitte de la mitsva, car ils diffèrent par leur goût et leur nature. A plus forte raison, si la viande est crue et peut être préparée de diverses façons, cela est valable.
Réponse
Il est désormais courant d'envoyer des douceurs et sucreries dans le cadre du michloah manot.
Réponse
Celui qui envoie à son prochain un poisson frit avec l'œuf posé dessus devra ajouter un autre plat, car selon certains Aharonim, le poisson et l'œuf qui est dessus sont considérés comme un seul plat à ce sujet.
Réponse
De même, celui qui envoie à son prochain une moulieta (pâtisserie farcie de viande) ou une pâte frite farcie de graines et de légumineuses (samboussek), il faut ajouter à ce plat un autre plat d'une autre sorte, afin qu'il y ait deux plats.
Réponse
Celui qui envoie du pain et un plat cuisiné est considéré comme ayant envoyé deux plats et s'acquitte ainsi de l'obligation du michloah manot.
Réponse
Il convient de veiller à la mitsva de michloah manot, afin que les manot soient précieuses et importantes, selon la situation du donneur, pour montrer de l'affection et de l'amitié envers le destinataire. Si le destinataire est particulièrement riche, il est bon que les manot soient également adaptées à sa situation. Il est aussi préférable qu'elles contiennent de quoi constituer un repas. Il est en effet approprié d'être strict concernant le michloah manot, afin que les manot soient précieuses et de valeur. Cependant, certains écrivent qu'on s'acquitte même avec une figue et une datte, même si leur valeur n'atteint pas une prouta.
Réponse
A priori, il est préférable d'envoyer les deux plats du michloah manot en une seule fois, et non l'un après l'autre, car cela leur confère plus d'importance. Toutefois, si l'on a envoyé un plat à son prochain puis, plus tard, un autre plat, même si l'un a été donné le matin et l'autre le soir proche de la nuit, on s'acquitte de l'obligation. De plus, tout celui qui ajoute dans l'envoi de mets, c'est louable.
Réponse
D'après la halakha, il n'est pas nécessaire de séparer les deux mets du michloah manot dans deux récipients distincts, c'est-à-dire de placer chaque met dans une assiette ou un plat séparé. Il est permis de les donner ensemble dans une seule assiette ou un seul plat. Toutefois, s'il est possible, il est préférable de séparer les mets et de placer chaque met dans un récipient à part.
Réponse
Celui qui envoie plusieurs petites choses dans un seul récipient, comme des amandes, des noix ou des bonbons, le récipient les réunit pour être considérés comme un seul met important. En effet, la raison de la mitsva de michloah manot est de montrer de l'affection et de l'amitié, et même pour de petites choses réunies dans un même récipient, cette raison s'applique. Même plusieurs sortes différentes dans un seul récipient peuvent être considérées comme un met de valeur, car ensemble elles ont de l'importance.

